La raison avant l'émotion

Max Pacioretty a succédé vendredi à Brian Gionta... (LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND)

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Max Pacioretty a succédé vendredi à Brian Gionta comme capitaine du Canadien.

LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Le «C» est au bon endroit. Bien installé tout juste en haut du coeur de Max Pacioretty. Depuis le départ de Brian Gionta il y a deux ans, j'étais parmi les plus grands promoteurs de P.K. Subban comme prochain capitaine du Canadien. Mais je reconnais aujourd'hui que le bon choix a été fait. Le grand 67 est celui qui répond le plus aux critères pour devenir le porte-étendard du Tricolore. En plus d'être désigné par ses coéquipiers. Ce n'est pas rien.

À bien y penser, Subban n'aurait peut-être pas été aussi bon joueur si on lui avait donné la responsabilité. L'énergique Pernell Karl aurait probablement été tenté de trop en faire. Et quand il s'emballe, ça arrive que ça dérape. Toute son énergie doit être concentrée sur ce qu'il fait de mieux, jouer au hockey. Il va demeurer le favori de la foule et va contribuer davantage sur la patinoire.

Quant à ses qualités de communicateur, à son charisme quand il revêt ses vêtements de rue, rien ne changera. Il pourra continuer de charmer le public montréalais comme il l'a fait plus tôt cette semaine avec son incroyable don de 10 millions $ à l'Hôpital de Montréal pour enfants. C'est tout à son honneur. Les mauvaises langues laissaient entendre que sa philanthropie était liée à son désir de porter un jour le «C», mais rien n'est plus faux. Surtout que les joueurs savaient depuis un certain temps que le choix serait Pacioretty.

Parlons-en justement, de Max Pacioretty. Avec une vue de recul, force est de reconnaître que les décisions importantes doivent être prises après mûre réflexion et non pas sur un coup de tête. C'est la raison avant l'émotion. Si on consulte la liste des capitaines de la Sainte-Flanelle au fil des ans, on se rend compte, à quelques exceptions près, que les grandes gueules sont plutôt rares.

Le mot prestance nous vient en tête pour la plupart des prédécesseurs de Pacioretty. Des gars comme Koivu, Damphousse, Turgeon, Muller, Gainey, Savard, Cournoyer, Henri et Maurice Richard et bien sûr le plus grand de tous, Jean Béliveau, n'étaient pas du genre à faire des vagues. Mais quand ils parlaient, ils avaient un message à passer. Et c'était probablement encore plus vrai.

L'image, c'est important. Encore plus chez le Canadien. Pacioretty, quand il est en santé, est le meilleur attaquant du Tricolore. Je dis bien attaquant, parce que le meilleur joueur, c'est Carey Price. Et s'il n'avait pas été gardien de but, c'est lui qui aurait été sacré 29e capitaine de l'histoire du club. On dit souvent que le vrai leader, celui que les joueurs suivraient jusqu'au bout du monde, c'est lui. Quand il a de quoi à dire, tout le monde écoute.

Ce qui ne veut pas dire que Pacioretty n'aura pas son mot à dire. Il l'a déjà, si on se fie à ce que disent les gens proches de l'organisation. Une force tranquille dans le vestiaire, un gars aimé de tous. Écouté, lui aussi, comme Price. Élevé dans l'organisation, le choix de première ronde, 22e au total, en 2007, le grand Max possède le curriculum vitae parfait pour la job. Un joueur qui peut faire la différence en attaque, un joueur fiable en défensive. Un homme qui se présente bien en dehors de la patinoire comme il l'a prouvé lors de toutes les cérémonies qui ont suivi le décès du grand numéro 4. Élise Béliveau elle-même avait alors déclaré qu'elle voyait en lui un futur capitaine. Et un bon père de famille, lui qui ne se gêne pas pour dire que la naissance de ses deux enfants l'ont fait grandir et surtout réaliser comment il était choyé dans la vie.

On verra maintenant comment il va continuer à récupérer de sa fâcheuse blessure subie lors d'un entraînement hors glace cet été. Une fracture du haut du tibia qui guérit bien, mais qui lui fera rater le train-train quotidien du camp d'entraînement. Le Canadien aura-t-il son capitaine en uniforme lors du match inaugural au domicile des Maple Leafs le 7 octobre? Ou lors de son ouverture locale face aux Rangers le 15 octobre? À suivre. Chose certaine, ça va commencer pas mal raide pour les Montréalais avec cinq matchs lors des neuf premiers jours du calendrier régulier. Dont quatre à l'étranger dans les sept premiers jours avec des visites à Toronto, à Boston, à Ottawa et à Pittsburgh. Ça promet!

Un dossier Patrick Kane dérangeant

C'est vraiment bizarre, ce qui se trame au camp d'entraînement des Blackhawks de Chicago qui se déroule sur le mythique campus de l'Université Notre Dame à South Bend dans l'État de l'Indiana. Toujours au coeur d'une enquête sur une supposée agression sexuelle, Patrick Kane est au boulot avec ses coéquipiers comme si de rien n'était. Il a lu une déclaration préparée lors de la rencontre de presse de lancement du camp, jeudi. Puis, n'a pas répondu aux questions relatives à sa situation hors glace. Idem pour ses patrons qui l'ont accueilli à bras ouverts malgré les histoires hors glace. On ne voulait parler que de hockey. Puis, vendredi matin, c'est Kane qui a reçu le plus bel accueil de la foule lorsqu'il s'est pointé sur la patinoire pour le premier entraînement du camp. Vrai, il est innocent jusqu'à preuve du contraire. Mais on aurait dû se garder une petite gêne.

On efface eton recommence...

L'ère Mike Babcock débute officiellement chez les Maple Leafs de Toronto. Lors de sa rencontre avec les médias, jeudi, l'entraîneur-chef s'est fait très clair. Il ne veut plus parler du passé chaotique des Leafs et de toutes ces années sans gloire. C'est en avant toute. Il sera intéressant de voir comment Babcock va composer avec un alignement aussi dégarni. Oui, les joueurs vont travailler pas mal plus fort que dans le passé. Mais l'effort ne peut compenser que jusqu'à un certain point le manque de talent. La seule certitude pour l'instant, c'est que le nouveau dg Lou Lamoriello a déjà fait sa marque. Comme c'était la coutume chez les Devils du New Jersey, Lamoriello a fait savoir aux joueurs que les «poils faciaux» ne seraient plus tolérés chez les Leafs. Il veut que ses gars soient clean cut un peu comme les Yankees de New York. Et le code vestimentaire a également été revu. Les athlètes devront porter leurs beaux complets griffés encore plus souvent qu'à l'habitude.

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