Quand justice et sport s'entrechoquent

Peu importe que Patrick Kane soit blanchi ou... (Photothèque Le Soleil)

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Peu importe que Patrick Kane soit blanchi ou non à la suite de l'enquête pour une présumée agression sexuelle, le tort est fait pour le joueur étoile des Blackhawks de Chicago.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Que Patrick Kane soit reconnu coupable ou pas, le tort est fait. Le joueur étoile des Blackhawks de Chicago, qui fait l'objet d'une enquête pour une supposée agression sexuelle, n'en est pas à ses premiers démêlés avec la justice. On disait qu'il s'était assagi depuis quelques années, mais le voilà une fois de plus dans le pétrin. La suite des choses sera intéressante.

Pendant que les autorités juridiques et policières du nord-ouest de l'État de New York continuent leur collecte d'informations dans le dossier, ça rue dans les brancards à Chicago. Certains se demandent même si, peu importe le dénouement, Kane peut demeurer un membre à part entière des champions en titre de la Coupe Stanley. C'est aller vite en affaires, je crois.

L'attaquant de 26 ans doit disputer cette saison la première année d'un contrat de huit ans qui lui rapportera 84 millions $. Son coéquipier et capitaine Jonathan Toews et lui avaient signé une entente identique l'an dernier. Pour l'instant, les dirigeants de la Ligue nationale de hockey disent suivre le dossier, mais ne peuvent rien faire tant que des accusations formelles n'ont pas été déposées. Il y a la présomption d'innocence qui entre en ligne de compte et c'est bien comme ça.

Certains collègues de Chicago rapportent que les patrons des Blackhawks sont furieux. Qu'ils n'ont pas apprécié que Kane se retrouve dans un tel bourbier. Et qu'ils sont inquiets pour l'image de l'organisation. Un oeil au beurre noir pour cette équipe qui a su redorer son blason au fil des cinq ou six dernières campagnes, remportant trois Coupes Stanley et faisant grimper la valeur de la franchise à tout près d'un milliard de dollars.

Il faudra attendre le dénouement de l'enquête pour en savoir plus. Si des accusations se confirment, il pourrait être suspendu par la LNH comme Slava Voynov des Kings de Los Angeles l'a été l'automne dernier quand il a été accusé de violence conjugale. S'il est blanchi, est-ce que les Hawks seront prêts à le réintégrer et à passer au travers la tempête médiatique qui s'annonce?

Deux questions

Toujours selon les médias de la Ville des vents, une demi-douzaine d'équipes auraient joint le dg Stan Bowman pour s'enquérir du statut de Kane. Ce dernier possède cependant une clause de non-échange dans son lucratif contrat. Faudrait lui demander de lever cette clause, mais pour le moment, les Hawks ont nié les rumeurs concernant une possible transaction.

Je me pose cependant la question suivante : si la réputation de Kane nuit tellement à l'image des Blackhawks qu'ils se sentent forcés de l'échanger, ne nuirait-elle pas autant à l'image de l'équipe où il aboutirait? C'est drôle comment, à l'occasion, le sport professionnel réagit dans de telles circonstances.

Je me pose une autre question : si jamais Kane était formellement accusé et qu'il devait se prêter à un long procès, est-ce que les dirigeants des Hawks seraient tentés d'imiter les Kings de Los Angeles, qui ont invalidé le contrat de Mike Richards, citant une «violation substantielle», après que ce dernier fut intercepté à la frontière entre le Canada et les États-Unis en possession d'une substance réglementée?

Richards a depuis été formellement accusé et doit comparaître dans une cour du Manitoba la semaine prochaine. L'Association des joueurs de la LNH a déposé un grief pour contester la résiliation du contrat. Richards est techniquement joueur autonome en attendant l'étude du grief.

Prendrait-on le risque de donner l'autonomie à Kane? Nous sommes loin de là, mais c'est assurément à suivre.

Des Penguins à 750 millions $?

Plusieurs ont sursauté lorsqu'ils ont appris que le prix de vente des Penguins de Pittsburgh avait été fixé à 750 millions $. C'est du moins le montant avancé par le réseau TSN plus tôt cette semaine. Les propriétaires actuels, Mario Lemieux et Ron Burkle, ont mandaté la firme Morgan Stanley ainsi qu'un autre financier de renom pour dénicher de potentiels acheteurs. Selon le magazine Forbes, la valeur des Penguins se chiffrerait à 565 millions $, les plaçant au 10e rang dans la LNH. En 2013, les Devils du New Jersey ont été vendus 320 millions $ . La même année, les Panthers de la Floride étaient acquis pour la modique somme de 160 millions $.

Récemment, Peter Karmanos, propriétaire des Hurricanes de la Caroline, évaluait la valeur de sa franchise, qui est sur le marché, à 450 millions $. Minimum. Et la LNH a fait savoir il y a quelques mois qu'une franchise d'expansion coûterait au bas mot 500 millions $.

À la lumière de ces chiffres, et en prenant en considération que les Penguins de Pittsburgh détiendraient aussi des propriétés avoisinant leur amphithéâtre, il n'est pas surprenant qu'un montant aussi élevé que 750 millions $ soit exigé. En prime, l'écurie contient des pur-sang du nom de Crosby, Malkin, Kessell, Fleury et Letang. Reste juste à trouver un acheteur aux poches profondes. C'est là que ça risque d'être plus compliqué.

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