Tenir la main de Therrien

L'entraîneur-chef du Canadien, Michel Therrien... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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L'entraîneur-chef du Canadien, Michel Therrien

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Au rythme où vont les choses, les bureaux des entraîneurs et du personnel rattaché au train-train quotidien des équipes de la Ligue nationale de hockey vont devenir aussi grands en superficie que ceux de la NFL. On exagère un peu, mais reste qu'il y a de plus en plus de monde pour encadrer les joueurs du circuit Bettman. La dernière invention : un conseiller senior pour les entraîneurs.

C'est Jim Rutherford, directeur général des Penguins de Pittsburgh, qui a parti le bal en embauchant Jacques Martin comme conseiller spécial de l'entraîneur-chef Mike Johnston. Puis, nouvellement débarqué à Toronto comme dg, Lou Lamoriello s'est empressé de nommer son bon ami Jacques Lemaire conseiller auprès des entraîneurs des Maple Leafs. Cette semaine, le Canadien a suivi la tendance en ajoutant Craig Ramsay à l'organigramme.

Ramsay a déclaré qu'il voulait faire profiter de son expérience les gens en place. Bizarre quand même d'amener un gars de l'extérieur pour tenir la main de Michel Therrien. L'image fait sourire. C'est comme si on désavouait un peu le travail du coach. Normalement, dans l'ordre des choses, l'entraîneur-chef est le patron de tout ce qui se passe au niveau de la patinoire. Il répond à un individu, à son directeur général.

J'imagine que Therrien a l'esprit ouvert. Sinon il n'aurait pas bourlingué dans le monde du hockey depuis aussi longtemps. Mais c'est aussi un gars qui aime diriger, avec un grand «D». Il compte déjà sur un personnel solide, trois adjoints en Dan Lacroix, Jean-Jacques Daigneault et Clément Jodoin. Plus un entraîneur des gardiens, un spécialiste vidéo et Martin Lapointe et Rob Ramage, qui s'occupent du développement des joueurs qui ne sont pas encore avec le grand club. Sans compter les entraîneurs du club-école à St. John's.

Est-ce que c'est Michel Therrien qui a demandé une ressource de plus? Sais pas. C'est bon d'en avoir, des ressources, mais à un moment donné, quand il y a trop de monde qui parle autour d'une table, ça tourne en rond. Donnons une chance au coureur, comme on dit. Mais si jamais on nous sort la fameuse phrase que «les joueurs étaient mal préparés» après une défaite, il y aura lieu de s'interroger.

Même situation à Toronto, où Lemaire s'amène dans le décor. Bon prince, Mike Babcock a eu des commentaires positifs envers celui qu'il a côtoyé aux Jeux de Vancouver derrière le banc de l'équipe canadienne. Chez les Leafs, il y a encore plus de personnel d'encadrement qu'à Mont­réal si on ajoute les trois analystes de recherche et de développement hockey.

C'est drôle, on déroule le tapis vert pour Babcock en lui accordant le salaire inédit de plus de 7 millions $ par saison pour diriger la formation torontoise, affirmant qu'il est le meilleur entraîneur au monde. Et voilà tout d'un coup qu'il a besoin d'un conseiller. Bizarre comment ça fonctionne. Surtout chez les clubs qui font tellement d'argent qu'ils ne semblent pas savoir comment le dépenser.

Kessel va faire mal

Parlant des Maple Leafs, peu importe le nombre d'entraîneurs qu'ils auront, peu importe la qualité des dirigeants de l'organisation, ils vont connaître une autre saison de misère. Une refonte complète dans un circuit de 30clubs où la parité est le mot d'ordre ne sera pas facile à accomplir. Oui, il y aura un souffle nouveau, mais le talent n'est pas encore au rendez-vous.

Depuis le temps que l'on parlait du départ du mal-aimé Phil Kessel, c'est fait. Le problème, c'est qu'un club n'est jamais gagnant lorsqu'il échange un de ses meilleurs éléments. Ça va faire mal aux amateurs de Toronto de voir le dodu ailier droit profiter du jeu électrisant de Sidney Crosby avec qui il va amorcer le camp d'entraînement. Et si ça ne fonctionne pas avec le 87, c'est avec Evgeny Malkin qu'il va jouer.

On ne se demande pas si Kessel va marquer des buts, mais plutôt comment il va en marquer. S'il est aussi en forme qu'on le dit - selon les collègues de Pittsburgh, il aurait perdu son gras de bébé-, il ne serait pas surprenant de le voir batailler pour le trophée Maurice-Richard.

Al Arbour, un homme de classe

Triste, la nouvelle du décès du légendaire entraîneur Al Arbour. Lorsque j'ai commencé à couvrir les Nordiques et la LNH au milieu des années 80, les Islanders de New York n'étaient plus l'équipe quasi invincible qui a collé quatre titres de la Coupe Stanley entre 1980 et 1983. Mais c'est un homme toujours agréable de compagnie qui nous accueillait dans les catacombes du Nassau County Coliseum. Celui que les journalistes appelaient «Alger» aimait toujours converser en français avec nous après les entraînements matinaux de son club. Une source d'informations incroyable. En voilà un qui n'aurait jamais eu besoin d'un conseiller spécial. Son directeur général Bill Torrey ne lui aurait jamais imposé quelqu'un du genre.

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