L'austérité de Stan Bowman

Patrick Kane brandit la Coupe Stanley devant les... (AP, Paul Beaty)

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Patrick Kane brandit la Coupe Stanley devant les partisans des Blackhawks de Chicago lors du défilé des champions, jeudi, à Chicago.

AP, Paul Beaty

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Les Blackhawks de Chicago devront-ils se soumettre à une certaine forme d'austérité en prévision de la prochaine saison? Oui et non. En analysant la situation dans laquelle se retrouvent les champions de la Coupe Stanley, ça va ressembler pas mal à ce que notre société traverse ces temps-ci. Les plus demandés ne seront pas affectés, alors que ce sera tout le contraire pour le personnel de soutien.

Les dirigeants des Hawks peuvent se bomber le torse. Autant l'ancienne administration de Dale Tallon que celle d'aujourd'hui, menée de main de maître par Stan Bowman. Trois Coupes Stanley en six ans en ces temps modernes de plafond salarial, ce n'est pas n'importe quoi.

Gary Bettman l'a eue, sa parité. Plus que jamais, l'écart entre les meilleurs et les moins bons se rétrécit. Mais les Blackhawks résistent, malgré toutes les contraintes.

Les succès à répétition amènent leur lot de bénéfices. Les profits augmentent d'année en année dans la Ville des vents. À moitié vide il y a une dizaine d'années, le United Center est devenu l'amphithéâtre le plus couru de toute la Ligue nationale. Lors du dernier match de la finale, ils étaient 22 424 à encourager leurs favoris.

Le prix moyen des billets en saison régulière était de 79 $. Imaginez comment ça coûtait en séries. Faut donc pas se surprendre que l'équipe vaut maintenant 1 milliard $US.

L'envers de la médaille : plus tu gagnes de championnats, plus tes joueurs sont exigeants. Et comme les Hawks comptent sur l'un des plus beaux noyaux de toute la LNH, ça coûte cher. Et ça va coûter cher. À compter de l'automne, le capitaine Jonathan Toews et Patrick Kane vont empocher 13,8 millions $ chacun, dont 10,5 millions $ seront comptabilisés dans le plafond salarial. Patrick Sharp, le plus ancien à Chicago, gagnera 5,9 millions $, Marian Hossa 5,233 millions $, Bryan Bickell 4 millions $, Kris Versteeg 2,2 millions $ et Andrew Shaw 2 millions $.

À la défense, l'excellent Duncan Keith ne coûtera que 5,551 millions $ dans le plafond salarial alors que son pote Brent Seabrook gagnera 5,8 millions $. Faut préciser que le contrat de Keith se prolonge pour encore plusieurs saisons et qu'il est modulé. Il gagne plus que les 5,551 millions $ comptabilisés. Niklas Hjalmarsson gagnera quant à lui 4,1 millions $. Quant au gardien Corey Crawford, il sera payé 6 millions $.

Marge de manoeuvre très mince

En examinant la liste de paie des Blackhawks, on se rend compte que Stan Bowman a déjà les mains liées pour 64 803 millions $ en prévision de la saison 2015-2016. Le plafond prévu est d'environ 71 millions $. Tout ça pour une douzaine de patineurs et deux gardiens. La marge de manoeuvre est mince, très mince.

Surtout que le jeune Brandon Saad n'est pas sous contrat. Et que son salaire prévu sera d'au moins 4 millions $, probablement plus. Celui qui n'a empoché que 833 000 $ cet hiver va passer à la caisse. Joueur autonome avec compensation, il pourrait même recevoir une offre hostile d'une autre équipe. Mais les Hawks ont déjà dit qu'ils ne le laisseraient pas partir.

Saad sous contrat, le dg Stan Bowman n'aura plus de sous pour les autres. C'est pourquoi des choix déchirants devront être faits. On parle du départ de Sharp, M. Blackhawks. Et/ou de Bickell, de Versteeg, de Shaw. Des gars comme Antoine Vermette, une location pour terminer la saison, et Brad Richards ne seront pas de retour non plus. À moins que Richards accepte de jouer bénévolement. À la ligne bleue, les vétérans Johnny Oduya et Michal Rozsival pourraient être sacrifiés eux aussi.

Être créatif

Heureusement que les Hawks ont encore un peu de profondeur. On se souvient du léger passage à vide en 2011 et en 2012 alors que l'on avait dû sacrifier les Byfuglien, Ladd, Niemi et Versteeg (revenu depuis) en raison du plafond salarial. Cette fois-ci, il y a un jeune du nom de Teuvo Teravainen qui ne coûte pas cher, car il a encore une couple d'années à écouler à son contrat de recrue.

Mais c'est clair que Bowman devra être créatif. Le noyau est encore supérieur à tout ce que l'on trouve ailleurs. C'est pourquoi il est le mieux payé de toute la Ligue nationale. Restera à voir si le personnel de soutien pourra demeurer d'aussi bonne qualité malgré tous les dollars en moins. Les champions ont de la profondeur, est-ce que les Hawks en auront toujours autant, septembre arrivé?

La parole aux Coyotes!

Ce sont les Coyotes de l'Arizona qui auront le plus d'impact dans la Ligue nationale de hockey, la semaine prochaine. Pas pour des histoires d'avocats ou de déménagement, mais pour le rôle qu'ils vont jouer lors de la première ronde de la séance de repêchage, vendredi. C'est déjà coulé dans le béton que Connor McDavid va enfiler le chandail des Oilers d'Edmonton et que Jack Eichel va endosser celui des Sabres de Buffalo. C'est le troisième choix qui va définir le reste de la soirée, choix qui appartient aux... Coyotes.

Choisiront-ils le gros centre à la Getzlaf en Dylan Strome? Ou miseront-ils pour un arrière comme Noah Hanifin ou Ivan Provorov? Ou tenteront-ils de monnayer leur choix en l'échangeant, eux qui ont au total deux choix dans chacune des trois premières rondes? Disons que les Maple Leafs, détenteurs du quatrième choix au total, ont bien hâte de savoir comment ils vont se brancher.

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