Du sable sur la glace en Arizona

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Malgré tout le brouhaha, le capitaine Shane Doan et sa bande de Coyotes vont demeurer où ils sont, le temps que l'on démêle toute cette affaire, qui se retrouve devant les tribunaux à coups d'injonctions et de poursuites.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Chez nous, dans le nord du continent, dans notre magnifique pays qui est l'hiver, nous étendons du sable sur la glace pour empêcher de vilaines glissades. Dans le sud, quelque part dans le désert de l'Arizona, des âmes bien intentionnées ont tenté la recette à l'envers : mettre de la glace sur le sable.

Le problème, c'est que ça ne glisse pas plus. Le sable finit toujours par ressortir. Pas terrible pour les patins des Coyotes, qui sont continuellement freinés dans leurs élans. Encore et encore.

On peut faire toutes les blagues possibles sur le sujet, mais en bout de ligne, ce n'est pas drôle Ça devient même ridicule. Voilà maintenant 19 ans que les rebondissements se multiplient là-bas. C'était tout croche dès le déménagement des Jets de Winnipeg à Phoenix en 1996 alors que l'amphithéâtre du centre-ville, là où certains aimeraient voir le club retourner en raison du conflit l'opposant à la Ville de Glendale, ne répondait pas aux normes d'une équipe de hockey.

Plusieurs l'oublient, mais c'est au domicile des Suns de la NBA que les Coyotes ont disputé leurs sept premières saisons avant de déménager en banlieue. L'America West Arena (sur le point d'être rebaptisé Talking Stick Resort Arena), ne comptait que 16 000 sièges pour le hockey en raison de tous les racoins avec vue obstruée qu'il fallait condamner les jours de matchs de la LNH.

Dans leurs dernières années à Phoenix, les Coyotes attiraient entre 13 000 et 14 000 spectateurs. Puis, dans les cinq saisons suivant le déménagement à Glendale, on a pu maintenir une moyenne gravitant autour de 15 000 personnes. Chiffres gonflés? Difficile à dire. Mais tout d'un coup, à l'automne 2009, l'assistance chute de 3000 spectateurs. Cette saison, une moyenne de 13 345 personnes ont franchi les tourniquets, 430 de moins que l'an passé. Mettons que ce n'est pas la ruée vers l'or.

Il s'est dit et il s'est écrit tellement de choses au cours des deux derniers jours qu'il n'est pas évident de départager la fiction de la réalité. Ce qui est vrai, c'est que la chicane est bien prise entre les nouveaux propriétaires et la ville de Glendale. Ce sera aux tribunaux de trancher si le contrat de gestion signé par les deux parties doit être respecté ou non, mais pour l'instant, il semble improbable que l'équipe déménage. Je dis bien pour l'instant.

«Atout régional»

Il est tout de même ironique de constater qu'il y a deux ans, Glendale tenait tellement aux Coyotes qu'on leur a déroulé un tapis d'argent. Un contrat de gestion de 15 ans au cours duquel on leur payait 15 millions $ par année pour gérer l'amphithéâtre. Maintenant, on veut résilier le pacte. Les Coyotes, qui ne devaient avoir une porte de sortie qu'après la cinquième année du pacte, ont maintenant la voie libre pour prendre la poudre d'escampette. Ce qu'ils affirment ne pas vouloir faire.

Pendant que le maire Jerry Weiers se fait plutôt discret depuis la séance extraordinaire de son conseil, mercredi, le gouverneur de l'Arizona Doug Ducey a déclaré qu'il voulait voir le club demeurer dans son État. Puis, il y a le maire de Phoenix, Greg Stanton, qui se mêle au débat. Sur les ondes d'une station radio locale, il a dit que les Coyotes étaient un «atout régional» qu'il ne fallait pas laisser partir. Il a déclaré qu'il allait user de toute son influence pour que les Coyotes demeurent dans la région. Il a aussi confié qu'il avait jasé avec les propriétaires des Suns de la NBA pour tâter leur pouls, pour s'enquérir d'une possible alliance.

Que le maire de Phoenix arrive dans le décor est intéressant. Il donne une porte de sortie aux propriétaires des Coyotes, qu'il ne détesterait pas voir revenir dans sa ville. Et il y a les rumeurs de construction d'un nouvel amphithéâtre à la fine pointe pour remplacer le America West Arena, qui date de 1992. Un amphithéâtre qui sera beaucoup mieux situé que celui de Glendale, qui est dans le milieu de nulle part.

Malgré tout le brouhaha, les Coyotes vont demeurer où ils sont. Le temps que l'on démêle toute cette affaire, qui se retrouve devant les tribunaux à coups d'injonctions et de poursuites. Gary Bettman va aller jusqu'au bout de l'aventure en Arizona. Que ce soit à Glendale ou ailleurs.

Quant aux prétendants comme Québec, Las Vegas, Seattle, Houston, Portland et autres qui aspirent à joindre les rangs de la LNH, ils ne perdent rien pour attendre. Parce que quand leur temps va venir, c'est le gros prix qu'ils vont payer pour leur club d'expansion.

Ça continue de plus belle

La série entre les Blackhawks et le Lightning en est maintenant une de deux de trois. Il y a des lunes qu'on avait eu une finale de la Coupe Stanley aussi palpitante. Du hockey enlevant, rapide, qui nous garde sur le bout de notre siège. Un club établi, Chicago, contre un club qui s'annonce bon pour longtemps, Tampa Bay. Je continue de favoriser les Blackhawks en raison de leur vécu, mais je suis drôlement impressionné par le Lightning, qui nous fait découvrir ses bons jeunes joueurs. Dont l'arrière Victor Hedman, qui s'impose un peu comme Duncan Keith le fait pour Chicago. Avec Hedman et Anton Stralman à la ligne bleue, le Lightning a ses tours jumelles. Imaginez si Steve Yzerman avait repêché l'arrière Seth Jones au lieu de Jonathan Drouin en 2013...

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