Le hockey comme il doit être joué

Les joueurs du Lightning et des Blackhawks, dont... (AP, Chris O'Meara)

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Les joueurs du Lightning et des Blackhawks, dont Nikita Kucherov, Patrick Kane (88) et Valtteri Filppula, ont donné tout un spectacle lors du premier match de la finale de la Coupe Stanley entre Tampa Bay et Chicago.

AP, Chris O'Meara

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Quel délice que cette série finale de la Coupe Stanley 2015! Avec des clubs offensifs et rapides comme les Blackhawks de Chicago et le Lightning de Tampa Bay sur la patinoire, on ne devrait pas voir de statégies endormitoires venir bousiller le spectacle. Si le premier match est garant de la suite des choses, les amateurs de notre sport national ne s'ennuieront certainement pas.

Il ne faut pas se gêner de le dire, c'est du hockey comme il doit être joué. Comme il devrait toujours être joué. Vous me direz qu'il n'y a pas beaucoup d'autres équipes qui comptent sur une force de frappe en attaque aussi diversifiée dans le circuit Bettman, et je vous donne raison. Ça roule à un train d'enfer, d'un bord comme de l'autre. Mais il y a toujours moyen d'offrir un spectacle plutôt que de tenter de l'éteindre. Peu importe la profondeur au sein de l'alignement. Et les risques que ça comporte. Les entraîneurs Joël Quenneville et Jon Copper l'ont compris, eux.

Plusieurs observateurs ont prétendu que les joueurs du Lightning avaient levé le pied sur la pédale d'accélération après 20 minutes, mercredi. Que c'est parce que la bande de Tampa Bay a voulu préserver son avance, aussi minime était-elle, que Chicago a pu revenir en force et dominer le dernier engagement. Rien de plus faux.

Les Blackhawks, ce n'est pas de la petite bière. Après une saison à batailler dans la compliquée et compétitive section Centrale, ils ont été coiffés au fil d'arrivée par St. Louis et Nashville. Ce qui leur a valu un affrontement avec les Predators au premier tour. Quelques ajustements plus tard après un début de série cahoteux, les Hawks s'en sont sortis pour retrouver le Wild du Minnesota, autre club de la Centrale, sur leur chemin.

Après un balayage, la prochaine étape se voulait les champions de l'association de l'Ouest, les Ducks d'Anaheim. Et ce sont les guerriers des Hawks - leurs vétérans Toews, Kane, Keith et Seabrook - qui ont fait la différence. Une série de sept matchs chaudement disputée qui explique le début de rencontre, mercredi, à Tampa.

Les Ducks étaient gros et ont préconisé un style de jeu pour le moins brutal pour espérer battre Chicago. Ils y sont presque parvenus, mais la capacité des Blackhawks de s'adapter à leurs adversaires les a ramenés à la grande finale pour la troisième fois en six ans.

Étourdis par le Lightning

Ayant probablement en tête le jeu de corridors des Ducks qui n'en finissaient plus de terminer leurs mises en échec, les Hawks ont été étourdis pendant une vingtaine de minutes par la stratégie de possession de rondelle du Lightning, qui possède tout un arsenal offensif. Le fameux «trio des triplets» Johnson-Kucherov-Palat roulait à fond de train tout comme les Stamkos, Killorn et Callahan. Le gardien Corey Crawford, dont je ne suis pas nécessairement un inconditionnel, mais qui finit toujours par livrer la marchandise, a tenu le fort pendant que ses coéquipiers somnolaient.

Sauf que quand le déclic s'est finalement fait, le Lightning n'était plus vraiment dans le coup. C'est toujours la profondeur de l'alignement des Hawks qui finit par user son homme. Cette fois-ci, c'est le jeune Finlandais Teuvo Teravainen qui a pris les rênes en compagnie d'Antoine Vermette. Teravainen ne l'a pas eue facile cet hiver, Joel Quenneville se montrant intransigeant dès le moindre relâchement. Un traitement qui semble lui avoir fait du bien parce qu'il compte presque autant de points en séries (3-5-8 en 13 matchs) que pendant tout le calendrier régulier (4-5-9 en 34 matchs).

Alors imaginez-vous quand Teravainen et Vermette connaissent du succès. Déjà que les Kane, Toews, Hossa, Sharp, Richards, Shaw et Saad font trembler les défensives adverses. Sans compter les arrières Duncan Keith et Bent Seabrook, qui totalisent 8 buts et 29 points à eux deux. Ben Bishop a été égal à lui-même devant le but du Lightning, mercredi. Mais il devra se surpasser encore plus maintenant que Chicago a trouvé sa vitesse de croisière. Il est le seul qui pourra déstabiliser les Blackhawks. Méchante commande!

Drôle de message aux entraîneurs

Que penser des bizarres de messages envoyés aux entraîneurs Ken Hitchcock et Claude Julien pendant le dernier mois. Les deux hommes d'expérience ont été reconfirmés dans leurs fonctions respectives chez les Blues de St. Louis et les Bruins de Boston, mais leur fierté en a pris un bon coup.

Hitchcock, qui était sans contrat, ne savait plus sur quel pied danser lorsque son patron Doug Armstrong a demandé la permission aux Red Wings de jaser avec Mike Babcock. Ce n'est que lorsque ce dernier a opté pour les Maple Leafs de Toronto qu'on a proposé un contrat d'un an à Hitchcock. Qu'il a accepté. Tout à son honneur, surtout qu'il ne fait pas l'unanimité dans le vestiaire. Excellent entraîneur tactique, on le dit cependant trop dur avec les joueurs. Certains n'apprécient pas son attitude. Ils devront s'y faire une saison de plus.

Quant à Julien, son nouveau patron Don Sweeney a eu besoin de plus de deux semaines pour décider s'il le ramenait à la barre des Bruins. Julien a encore trois années de contrat à écouler à Boston. Un simple sursis? Surtout que le club semble être sur une pente descendante après cinq ou six très belles campagnes.

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