André Savard: le Colisée dans la peau

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Au fil des ans, André Savard a occupé différentes fonctions au Colisée, notamment joueur avec les Remparts et avec les Nordiques et entraîneur-chef des Fleurdelisés.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) De toutes les personnalités et les ex-joueurs qui passent en ville lors du tournoi de la Coupe Memorial et des cérémonies honorant le passé du Colisée Pepsi cette semaine, André Savard est celui qui a, au fil des ans, occupé le plus grand nombre de fonctions différentes dans l'amphithéâtre québécois.

Savard a défendu les couleurs des Remparts, a évolué pour les Nordiques, a été entraîneur-chef et entraîneur adjoint chez les Fleurdelisés, a joué pour les Sabres de Buffalo comme visiteur au Colisée, était directeur général du Canadien lorsque le club-école du Tricolore, les Citadelles du début des années 2000, était installé à Québec. Sans oublier tous ses matchs dans les hauteurs de l'édifice comme dépisteur.

«Je me souviens de mon premier jour à Québec en 1969», s'est-il remémoré. «J'avais 16 ans, j'arrivais de l'Abitibi. C'était la première saison des Remparts dans la nouvelle Ligue de hockey junior majeur du Québec. J'ai été choyé de vivre les débuts de cette équipe-là. Ce fut toute une aventure.»

De toutes ses expériences dans le Colisée, c'est son association de quatre ans avec les Remparts qui ressort le plus. «La popularité du club, la ferveur des amateurs, la qualité de l'organisation, tout ça a contribué à me façonner des souvenirs qui ne s'effaceront jamais. Mes années avec ce club-là ont grandement contribué à ce que je suis devenu.»

D'ailleurs, il a bien hâte de revoir ses potes de l'édition 1971 des Diables rouges, les Remparts en or qui ont soulevé la Coupe Memorial, il y a 44 ans. Ils seront honorés tout juste avant la demi-finale, ce soir.

Débuts chez les Bruins

Parti chez les Bruins après son stage junior, échangé aux Sabres trois ans plus tard, il se souvient d'être revenu au Colisée dans l'uniforme bleu et or. Troqué aux Nordiques en 1983, il a cependant des souvenirs plus satisfaisants de la victoire en séries des Fleurdelisés sur les Sabres de Scotty Bowman au printemps 1984.

«Ce fut vraiment spécial de revenir à Québec», a-t-il confié. «J'avais eu l'occasion de me joindre aux Nordiques dans le temps de l'AMH, mais j'avais plutôt opté pour la Ligue nationale. Mon seul regret, c'est qu'en raison des blessures, j'ai dû me retirer après seulement deux saisons.» Il n'avait que 32 ans.

Après un stage comme entraîneur dans la Ligue américaine, voilà qu'il hérite du poste d'entraîneur-chef des Nordiques à l'automne 1987. Le hic, c'est que le moment n'était peut-être pas le meilleur. Il remplaçait Michel Bergeron, Dale Hunter était parti et le club vieillissait mal. Malgré une bonne fiche, il est congédié avant les Fêtes en raison d'un manque de soutient de la plupart des joueurs, dont certains étaient jadis des amis. Son plus mauvais souvenir du Colisée.

«Je ne suis pas du genre à vivre dans le passé. La preuve, c'est que je suis revenu comme entraîneur adjoint chez les Nordiques quelques années plus tard. Et avec une vue de recul, je constate que tous les entraîneurs qui m'ont suivi [sauf Marc Crawford, en 1995] ont eu de pires fiches que la mienne.»

Sénateurs et canadien

Au départ des Fleurdelisés, il s'est retrouvé chez les Sénateurs d'Ottawa, où il a tour à tour été entraîneur adjoint, dépisteur amateur et professionnel et directeur du personnel des joueurs. Puis, c'est le transfert vers le Canadien, où il gravit les échelons pour devenir directeur général.

Le hasard a voulu que le club-école du Tricolore s'installe au Colisée. «Je voulais tellement que ça fonctionne, a-t-il raconté. «Malheureusement, un trop grand nombre de blessés à Montréal a forcé le rappel de plusieurs joueurs d'ici. Ce qui a déplu à bien du monde.» L'équipe a fini par partir.

De bons souvenirs, quelques-uns douloureux, mais le Colisée aura toujours une place dans le coeur d'André Savard, qui voit d'un bon oeil l'entrée en fonction du nouvel édifice tout juste à côté. «Le Colisée a été bon pour Québec, mais il a fait son temps. On ne peut être contre le progrès. Et de toute manière, nos souvenirs, ils sont là pour toujours.»

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