Le hockey junior majeur, une incroyable école de vie

C'était une fin de semaine de retrouvailles pour... (Le Soleil, Yan Doublet)

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C'était une fin de semaine de retrouvailles pour les membres de l'équipe 2006 des Remparts qui ont été honorés, dimanche, au Colisée Pepsi. Neuf ans après leur conquête de la Coupe Memorial, les anciens coéquipiers étaient heureux de se retrouver. Certains sont devenus papa, certains gagnent leur vie en continuant de pratiquer leur sport, alors que d'autres se trouvent dans une tout autre discipline.

Le Soleil, Yan Doublet

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Il y a ceux qui gagnent grassement leur vie en continuant de pratiquer leur sport de prédilection. Mais les Radulov et Vlasic de ce monde sont les exceptions à la règle, les rares qui parviennent aux plus hauts sommets de leur art. Ce qui n'empêche pas tous les autres jeunes qui les ont côtoyés à faire leur chemin. Parce qu'au bout du compte, leur parcours dans le hockey junior majeur leur servira toujours.

C'est une belle bande de gars qui se sont retrouvés au centre de la patinoire du Colisée Pepsi en fin d'après-midi, dimanche. Presque tous les membres de l'équipe 2006 des Remparts ont répondu à l'invitation de l'organisation qui voulait profiter de la présentation du tournoi national en nos murs pour honorer leurs champions de la Coupe Memorial.

Neuf ans plus tard, ils vibrent toujours lorsqu'il est question de l'aventure vécue à Moncton. Fallait d'ailleurs les voir se ruer vers le podium lorsqu'ils ont aperçu le gros trophée dans le local où se tenait la rencontre de presse d'avant-match. Ils n'avaient pas encore vu l'inscription à leur nom sur la coupe.

«Il y a une partie de nous dans ce trophée-là, a lancé Brent Aubin. C'est comme si c'était arrivé dimanche tellement c'est imprégné dans nos mémoires. Quel plaisir de renouer avec tout le monde. Nous vieillissons et nous sommes tous passés à autre chose, mais nous formerons toujours une équipe.»

Alexander Radulov n'y était pas, retenu en Russie où il vient de mettre la main sur l'équivalent du trophée Hart de la KHL. Mathieu Melanson, héros des séries cette année-là, a lui aussi raté le rendez-vous. Pro de golf dans la région de Vancouver, il n'a pu se libérer. Quant à Joey Ryan, sa conjointe est sur le point d'accoucher.

Mais pour les autres, c'était la fin de semaine des retrouvailles. «C'est tellement excitant de se voir en personne, a noté Jordan LaVallee. On garde le contact via les réseaux sociaux, mais ce n'est pas la même chose que de se voir pour partager un repas... et quelques verres.»

Expérience européenne

«Radu» et Marc-Edouard Vlasic sont devenus millionnaires grâce au hockey. Michal Sersen gagne sa vie aussi dans la KHL. Mais il y en a plusieurs autres qui n'ont pas lâché. Aubin, maintenant père de trois fillettes, est bien établi dans la DEL allemande à Wolfsburg. LaVallee s'est pour sa part trouvé un nid à Rogle en Suède.

Après sa saison à Grenoble où il a vécu les dernières heures de Richard Martel derrière le banc des Brûleurs de Loups, Félix Petit déménage à Bordeaux où les Boxers reviennent dans la Ligue Magnus. Quant à Maxime Lacroix, maintenant père d'un petit garçon, il espère signer un autre contrat en France.

«Tant que je vais pouvoir continuer, je vais le faire, a confié Petit. C'est très agréable en France, j'adore mon expérience outre-mer. C'est la meilleure façon de gagner sa vie. Je ne changerais ça pour rien au monde.»

D'autres, comme Simon Courcelles, ont rapidement tourné la page. Premier capitaine à soulever la Coupe Memorial depuis Guy Lafleur lorsqu'il l'a fait sur la patinoire du Colisée de Moncton à la fin de mai 2006, il adore toujours le hockey et il évolue toujours avec l'Isothermic de Thetford Mines. Mais dans la vie de tous les jours, il est pompier à Rosemère.

«C'est drôle comment mes années avec les Remparts m'ont aidé et m'aident encore, a-t-il déclaré. Ce temps-là m'a ouvert beaucoup de portes. Et tout ce que j'ai appris dans le junior, l'esprit d'équipe, la discipline, ça me sert dans mon boulot au service des incendies.»

Pierre Bergeron, un rassembleur comme pas un, est demeuré dans le sport comme entraîneur midget et comme dirigeant d'académie de hockey. Mais d'autres comme Kenzie Sheppard se retrouvent dans une tout autre discipline. Après quelques saisons dans le hockey universitaire canadien, il travaille dans les champs pétroliers en Alberta. «Moi aussi, mon passage chez les Remparts m'a ouvert des portes, a-t-il dit. Même dans l'Ouest, on me pose des questions sur Patrick [Roy], de comment il était comme entraîneur.»

Esposito veut revenir

Pendant qu'Angelo Esposito garde la foi et s'entraîne fort pour revenir dans le hockey après une année sabbatique, Stephen Valente est pharmacien, Christophe Poirier a fait des études en psychologie et l'Américain Andrew Andricopoulos travaille dans le domaine bancaire après quatre années à l'Université St. Thomas au Nouveau-Brunswick. Ils ont assuré leur avenir de façons bien différentes.

«J'aime trop le hockey pour arrêter tout ça, a confié Esposito. J'ai fait le ménage cet hiver et j'ai encore plus le goût de revenir plus fort. Je suis probablement dans la meilleure forme de ma carrière. Je n'ai jamais perdu espoir d'arriver à mes fins. J'ai encore de bonnes années devant moi.» À 26 ans, il a peut-être raison. Peut-être...

Des hôtes trop accueillants...

Les Remparts ont joué aux hôtes trop accueillants, dimanche. Le match était dans la poche avec quatre minutes à écouler au tableau. Mais Guillaume Gauthier a eu la brillante idée de lever son coude au visage de Mitchell Vande Sompel, ce qui lui a valu un séjour au cachot. Les Generals n'en demandaient pas tant...

Une pénalité qui a coûté le but égalisateur avec deux minutes à jouer. Et forcé la prolongation au cours de laquelle les Québécois n'ont pas touché au disque. Zachary Fucale a tenu le fort, mais en bout de piste, il a cédé sur le 50e tir d'Oshawa.

Philippe Boucher était calme lorsqu'il s'est pointé pour sa conférence post-rencontre. Mais il a mentionné le mot discipline à plusieurs reprises. Parions qu'il l'a également répété souvent à ses protégés pendant son monologue dans le vestiaire.

Les Generals ont un bonne équipe, la meilleure du tournoi. Mais ils ne sont pas invincibles pour autant. Leur gardien Ken Appleby demeure le point faible.

Les Diables rouges ont maintenant deux jours pour se reposer avant d'affronter leurs ennemis jurés de Rimouski, mercredi. Espérons qu'à ce moment-là, un gars comme Anthony Duclair retrouve ses moyens. S'il ne traîne pas de blessure, celui-là, il se traîne les pieds.

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