Les souvenirs de Michel Germain

Jonathan Beaulieu (à gauche) et Brad Richards paradent... (Photothèque Le Soleil)

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Jonathan Beaulieu (à gauche) et Brad Richards paradent avec la Coupe Memorial en 2000. Selon Michel Germain, le descripteur des matchs de Rimouski depuis le jour 1 à l'automne 1995, aucune formation de l'Océanic n'est encore arrivée à la cheville de celle de 1999-2000.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) De toutes les formations de l'Océanic de Rimouski que Michel Germain a côtoyées au fil des ans, aucune n'est encore arrivée à la cheville de celle de 1999-2000, la seule équipe du Bas-du-fleuve sacrée championne de la Coupe Memorial. Pas même celle de Sidney Crosby en 2005.

Descripteur des matchs de l'Océanic depuis le jour I à l'automne 1995, Germain en a vu, du hockey junior. Ils ne sont pas nombreux, les membres de l'organisation, à avoir été de l'aventure pendant les 20 dernières saisons. L'adjointe aux opérations Annie Desaulniers, le conseiller pédagogique Rodrigue Landry et, dans une certaine mesure, les membres du conseil Henri Martin et Camille Leblanc étaient là lors de la soirée inaugurale. Mais Germain, qui a décrit son 1500e match au printemps 2014, est celui qui a été le plus près de l'action. Et le meilleur pour jouer à l'historien.

L'Océanic entreprend son quatrième tournoi de la Coupe Memorial face aux Generals d'Oshawa, ce soir. Pas banal pour un club qui n'existe que depuis 20 ans. «Je me souviens que lors de notre première saison, on en rêvait de ce tournoi-là», raconte Germain. «On se disait que ce serait le fun d'atteindre les plus hauts sommets. Mais jamais on aurait cru pouvoir y arriver à seulement notre cinquième anniversaire.»

Richards le meneur

Vincent Lecavalier venait de passer en coup de vent et voilà que Brad Richards était la tête d'affiche. Un Richards qui, de façon étonnante, n'arrivait pas à convaincre qu'il pourrait un jour passer à la Ligue nationale et y connaître du succès. Mais après une saison de 186 points (71-115), des séries de 37 points (13-24) et un titre de joueur le plus utile au tournoi national, il était mûr pour confondre les sceptiques. Avec les résultats que l'on connaît.

«Brad, c'était un meneur», explique Germain. «L'équipe de 2000 était exceptionnelle, autant par sa profondeur que par son esprit de corps. Je me souviens qu'après notre victoire en finale de ligue cette année-là, j'avais demandé à Brad pourquoi il ne fêtait pas. Il m'avait répondu que cette coupe-là ne l'excitait pas vraiment. "C'est la prochaine que l'on veut", avait-il ajouté en parlant de la Coupe Memorial.» Qu'il allait soulever à bout de bras deux semaines plus tard avec ses coéquipiers Beaulieu, Brière, Caron, Ouellet, Kolnik, Périard, Rullier, Vydareny, Cadieux. Une vraie belle brochette.

De l'équipe 2004-2005, Germain garde le souvenir d'avoir eu le privilège de voir grandir Sidney Crosby. «Il était déjà un homme à 16 ans. Sérieux, talentueux, un gars de défis. Malheureusement, notre club en était un d'un seul trio [Crosby avec Dany Roussin et Marc-Antoine Pouliot]. Une unité complétée par les défenseurs Patrick Coulombe et Mario Scalzo. En supériorité numérique, c'était épeurant. Mais la profondeur n'était pas au rendez-vous.»

Quant au club hôte du tournoi de 2009, disons simplement que Germain n'a guère été impressionné. «Le pire esprit d'équipe, un club divisé qui refusait de travailler ensemble. J'avais de la peine pour l'entraîneur de l'époque, Clément Jodoin. C'était triste de voir aller des joueurs qui ne réalisaient pas la chance qu'ils avaient.»

La retraite approche pour Michel Germain. Il a déjà annoncé qu'il accrochait son micro en 2020. C'est pourquoi il souhaite de tout coeur que l'équipe actuelle connaisse une compétition à la hauteur de son potentiel. «Une équipe unie comme celle de 2000», a-t-il laissé tomber. «Peut-être n'avons nous pas les vedettes de ce temps-là, mais la qualité de l'alignement, du premier joueur au vingtième, sera notre atout.»

C'est plutôt bien parti pour les Remparts!

Les Remparts ont démarré le 97e tournoi de la Coupe Memorial sur le bon patin, mais il était temps que le match finisse. Merci à Zachary Fucale. Pendant que les Québécois commençaient à montrer des signes d'essoufflement, les visiteurs de l'Ouest canadien prenaient du pic plus le temps passait. Quelques minutes de plus, et nous aurions eu droit à un tout autre résultat. 

Si les Diables rouges s'étaient montrés plus opportunistes, ils auraient bénéficié d'un plus gros coussin. Les Duclair, Etchegary, Tkachev, Timashov et Erne ont fait une belle démonstration de leurs habiletés offensives, mais ils ont manqué de fini. De l'autre côté de la patinoire, probablement que nous n'avons pas vu le vrai visage des Rockets de Kelowna. Peut-être dans les 10 dernières minutes de jeu, mais pour le reste, ils ont paru hésitants, nerveux, rouillés. À leur défense, ils n'avaient pas joué depuis le 13 mai.

Du côté des Remparts, faut continuer dans la même veine, mais s'assurer de capitaliser. Améliorer son jeu dans son territoire, où l'on peinait à contrôler le disque. Fucale a brillé dans la victoire, effectuant de gros arrêts. D'un calme désarmant, il a su faire la différence quand ça bourdonnait.

À noter que c'est la première victoire d'un club hôte du tournoi en sept ans. Et en l'emportant, les Remparts freinaient une séquence de sept victoires de suite des Rockets. Seule déception : la foule de 9497 spectateurs. Où est tout le monde?

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