Coupe Memorial: retour dans le passé

L'entraîneur-chef des Rockets de Kelowna, Dan Lambert (50),... (Photo archives Le Soleil)

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L'entraîneur-chef des Rockets de Kelowna, Dan Lambert (50), a été un choix de sixième ronde des Nordiques en 1989. On le voit ici en compagnie de Craig Wolanin en février 1992.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Lorsque Dan Lambert s'est pointé à la porte nord-ouest du Colisée Pepsi en fin d'après-midi, mercredi, il a rajeuni de 25 ans d'un coup. L'entraîneur-chef des Rockets de Kelowna se revoyait dans la peau du jeune espoir des Nordiques qui rêvait à de grandes choses au début des années 90.

«À part quelques retouches esthétiques et la grosse affaire à côté [le nouvel amphithéâtre], il ne semble pas y avoir grand-chose de changé au Colisée», a raconté Lambert. «Et c'est bien comme ça. J'ai toujours trouvé ça chaleureux ici. La proximité des amateurs y était fantastique. J'ai bien hâte de revivre ça pendant les matchs du tournoi.» Premier adversaire des Remparts, ce soir, il sait très bien à quoi s'attendre des inconditionnels des Diables rouges. Ses jeunes ont été bien avertis.

Choix de sixième ronde des Fleurdelisés (106e au total) en 1989, Lambert s'amène à Québec pour remettre la main sur la Coupe Memorial qu'il a gagnée comme joueur des Broncos de Swift Current l'année de son repêchage. Joe Sakic n'y était plus, mais le Franco-Manitobain allait le recroiser dans la Vieille Capitale au cours de sa courte carrière dans la LNH.

Courte carrière de 29 matchs au cours desquels il a quand même marqué six buts et totalisé 15 points. Côté offensif, l'arrière n'a jamais eu de problèmes. Mais à 5'8'' et 177 livres, il n'avait pas le physique de l'emploi pour un défenseur de l'époque.

Vous n'entendrez cependant jamais le principal intéressé se plaindre. «Mes 29 matchs dans la Ligue nationale, c'est déjà plus que bien du monde», a lancé Lambert. «J'en suis fier. Je suis allé au bout de mes limites dans le grand circuit, mais j'ai quand même pu jouer 19 magnifiques saisons chez les professionnels.»

Des faits saillants, il en a plusieurs. Le sort a voulu que son premier match dans la LNH soit le dernier de Guy Lafleur, le 31 mars 1991 au Colisée. L'ovation à ne plus finir, les cérémonies, les hommages, Lambert a tout vécu ça de près. Comme baptême, c'en fut tout un. «J'en parle et j'en frissonne encore. Et voilà que je vais avoir l'occasion de renouer avec Guy cette semaine. Un vrai retour dans le passé.»

L'année suivante, Lambert jouait ses 28 autres matchs. Dont celui à Winnipeg où famille, amis et concitoyens de St. Malo, son patelin d'origine situé à une soixantaine de kilomètres de la capitale manitobaine, se sont pointés pour l'encourager. «Oui, le village était pas mal vide ce soir-là», a-t-il dit en riant.

«J'ai appris partout où je suis passé», a-t-il ajouté en parlant de ses séjours dans la LNH, dans la Ligue américaine, dans la Ligue internationale avec Long Beach, avec qui il a disputé un match à Québec contre les Rafales en 1996. Et sa dizaine d'années dans la DEL allemande lui ont permis d'élargir ses horizons encore davantage.

Après quoi, il s'est servi de ses contacts pour son après-carrière. «Un de mes ex-entraîneurs, Lorne Frey, était directeur général adjoint à Kelowna. Je lui parlais souvent. Puis, un ex-coéquipier [Jeff Finley], qui était entraîneur adjoint des Rockets, a quitté l'organisation et une ouverture s'est créée, il y a cinq ans. Quand Ryan Huska est passé à la Ligue américaine pendant l'été, j'étais prêt à assumer le rôle d'entraîneur-chef. Et me voici, toujours impliqué à fond dans le domaine qui a toujours fait partie de ma vie, le hockey.»

Où diable est l'auto de Marc?

Dan Lambert et Marc Fortier en rigolent, aujourd'hui. Mais à l'époque, pour des jeunes professionnels pas trop fortunés, c'était pas mal plus dramatique. Rappelé par les Nordiques en 1991, Lambert est cantonné au Château Bonne Entente (maintenant connu sous le nom Le Bonne Entente).

Le malheur veut que dès son arrivée à Québec, il soit victime d'un syndrome paralytique temporaire du visage (paralysie de Bell). Il ne peut donc pas accompagner les Fleurdelisés à Boston. Bon prince, Fortier, qui le connaît bien pour l'avoir côtoyé dans le club école de Halifax, lui prête sa voiture afin qu'il puisse se déplacer. «Je demeurais alors dans le Campanile, pas très loin de l'hôtel, raconte Fortier. Ça me faisait plaisir, Dan était un bon gars, sérieux. Si je pouvais le dépanner, tant mieux.»

Le lendemain matin, Lambert jette un coup d'oeil par la fenêtre. Plus d'auto. La Honda Prelude est disparue. «Je me souviens encore de son coup de fil», lâche Fortier en riant. «Il me dit : "Marc, ça va mal". Je lui demande si son état de santé s'est empiré, il me répond que non, que c'est mon auto qui est partie. Dans le temps, les chambres des joueurs des Nordiques de passage à Québec étaient dans le fond du complexe hôtelier. Des jeunes en ont donc profité pour partir avec la voiture sans se faire importuner.» Les policiers ont finalement retrouvé ce qu'il restait de la voiture dans un stationnement de centre commercial. «Mettons que les jeunes s'étaient pas mal amusés avec», a dit Fortier.

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