Simple sursis... ou renaissance?

Scène rare qui s'est déroulée à plusieurs reprises... (AP, Wilfredo Lee)

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Scène rare qui s'est déroulée à plusieurs reprises jeudi soir : les joueurs du Canadien qui célèbrent après avoir marqué. Forts d'une victoire de 6-2, les hommes de Michel Therrien devront poursuivre sur leur lancée s'ls veulent prolonger leur saison, eux qui doivent encore battre le Lightning trois fois de suite.

AP, Wilfredo Lee

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) En l'emportant de façon on ne peut plus décisive, jeudi, le Canadien a évité l'humiliation d'un balayage aux mains du Lightning de Tampa Bay. Reste maintenant à voir si la victoire redonnera vie au Tricolore ou si elle n'aura fait que permettre aux inconditionnels de le voir en personne une dernière fois ce soir au Centre Bell.

Après huit défaites de suite face aux Floridiens, dont plusieurs auraient pu aller d'un bord comme de l'autre, il était tout à fait normal que les hommes de Michel Therrien parviennent à battre leur supposée bête noire.

Ce n'est pas comme si le Lightning dominait tous les affrontements de façon éhontée. Le match numéro deux de la présente série était sans équivoque, comme celui de jeudi. Des gains à sens unique de part et d'autre. Quant aux matchs numéro un et numéro trois, des victoires de Tampa Bay en prolongation et à la dernière seconde respectivement, avouons que si le Canadien avait été chanceux, ce serait eux qui mèneraient la série 3-1.

Est-ce que Montréal peut maintenant gagner trois rencontres de suite contre une formation aussi bien équilibrée? Pourquoi pas? Surtout si le Bleu-blanc-rouge se met à marquer des buts. Son match ordinaire, Carey Price l'a eu dans la défaite de 6-2 dimanche dernier. Lors de ses trois autres sorties dans la série, il a limité le Lightning à deux buts par match. Pas si mal contre la meilleure offensive de tout le circuit Bettman, qui a maintenu une moyenne de plus de trois buts par sortie en calendrier régulier.

Le Canadien aurait pu être complètement abattu après la tournure des événements, mercredi. Mais moins de 24 heures plus tard, il a connu un début de match sur les chapeaux de roues. En moins de deux, le gardien Ben Bishop était sur le banc. Les Pacioretty, Desharnais et Galchenyuk ont bourdonné en territoire adverse avec, cette fois-ci, des résultats positifs. On a même vu Tomas Plekanec, un fantôme depuis le début des séries, s'impliquer.

Dans le fond, la grosse différence, c'est que l'on a vu un club du Canadien beaucoup plus émotif sur la patinoire. L'urgence de gagner pour continuer de jouer y était pour beaucoup. Une émotion qui s'est également transportée derrière le banc alors que Michel Therrien a fait un Pierre Pagé de lui-même en disant sa façon de penser à un Lars Eller qui était trop porté sur la dentelle. Des souvenirs de 1993 alors que l'entraîneur-chef des Nordiques avait vertement apostrophé un Mats Sundin amorphe.

Toujours est-il que la stratégie de Therrien, contrairement à celle de Pagé, a eu un effet positif. Un peu plus tard dans la soirée, Eller préparait de belle façon le but de Parenteau, le cinquième du Tricolore. D'autres joueurs montrés du doigt pour leur jeu inégal comme Andrei Markov et P.K. Subban ont aussi connu leur meilleure sortie de la série.

La commande est lourde pour la Sainte-Flanelle. Mais ce n'est pas une mission impossible. Si le Lightning a pu gagner huit matchs de suite, dont plusieurs serrés contre la même équipe, le Canadien peut certainement le faire lui aussi. N'avait-il justement pas aligné quatre victoires en quatre matchs face à Tampa Bay le printemps dernier?

Toujours et encore Chicago

En balayant le Wild du Minnesota dans le deuxième tour des séries, les Blackhawks de Chicago s'assurent une troisième participation de suite à la finale de l'association de l'Ouest, une cinquième au cours des sept dernières années. Pas banal comme exploit en ces années de plafond salarial. Parlez-en aux dirigeants des Bruins, des Penguins, des Canucks et des Flyers, qui ont tous dû sacrifier des joueurs de leur noyau pour parvenir à respecter les règlements.

Reste maintenant à voir comment le dg Stan Bowman va manoeuvrer à compter de la saison prochaine alors que les nouveaux contrats de Jonathan Toews et de Patrick Kane vont entrer en vigueur. Des contrats qui accordent la coquette somme de 10,5 millions $ annuellement à chacun des surdoués au cours des huit prochaines saisons. Avec 21 millions $ allant à seulement deux joueurs, mettons que ça ampute le pouvoir de retenir certains autres éléments du noyau qui leur rend service depuis si longtemps.

Profitons de cette belle équipe pendant qu'elle est toujours intacte. À les voir aller jusqu'à maintenant, les joueurs des Hawks salivent à l'idée de mettre la main sur une troisième Coupe Stanley au cours des six derniers printemps. Ceux qui ont l'occasion de visionner les matchs de l'Ouest depuis le début des séries sont à même de constater que malgré toutes les bonnes intentions des clubs de ce côté-ci du continent, les équipes de pointe de l'Ouest sont toujours plus rapides, plus grosses, plus habiles.

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