Toute une mise en bouche pour les séries

Les champions en titre de la Coupe Stanley,... (Photo AP, Mary Altaffer)

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Les champions en titre de la Coupe Stanley, les Kings de Los Angeles, sont toujours à la poursuite du huitième et dernier rang donnant accès aux séries dans l'Ouest.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Nous ne sommes pas vraiment plus avancés que le 8 octobre 2014 dans la LNH. À deux semaines de la fin du calendrier régulier, à peu près toutes les positions sont toujours en jeu. Méchante mise en bouche pour le festival printanier.

Le mot parité revient souvent depuis quelques saisons dans le circuit Bettman. Au grand plaisir du commissaire et des autres dirigeants de sa ligue, qui voient d'un bon oeil la lutte ouverte à tous. Il y a ceux qui prétendent que parité rime avec nivelage vers le bas, mais pour une rare fois, je partage plutôt l'avis de Bettman. Les matchs sont plus serrés, les rencontres à sens unique plutôt rares. Ce qui ne veut pas dire que le hockey est mauvais. Des sorties ordinaires, il y en a dans tous les sports. Mais elles demeurent une exception.

J'entends les critiques qui repoussent du revers de la main la prétendue parité en disant que seulement trois clubs différents ont remporté les cinq dernières Coupes Stanley. Il faut cependant examiner leur parcours pour voir que les Kings, les Blackhawks et les Bruins ne l'ont pas eue facile. Le printemps dernier, Los Angeles a dû se taper trois séries de sept matchs avant de finalement dominer les Rangers en finale 4-1. Les éliminatoires de 2014 ont probablement été les plus compétitives des 10 dernières années. Et il n'y a aucune raison pour que ce soit différent dans quelques semaines.

Les chaises musicales

Bien malin celui qui peut prédire qui va affronter qui à la mi-avril. Avec encore de six à neuf matchs à disputer, c'est le jeu des chaises musicales. Autant dans l'Est que dans l'Ouest. Je dirais que c'est même plus serré que prévu parce qu'en janvier, les jeux étaient à peu près faits de ce côté-ci du continent. Huit clubs s'étaient détachés du reste, Ottawa et la Floride étant relégués aux oubliettes. Sauf que les Bruins ont commencé à chuter pendant que les Sénateurs et leur «Hamburglar» et les Panthers avec leur mélange de jeunes et de semi-retraités n'arrivaient plus à perdre.

Les Bruins sont réellement en danger, ce qui serait un désastre pour l'organisation et, surtout, pour Claude Julien. Quelques-uns de ses patrons, surtout le président Cam Neely, n'attendent qu'un faux pas pour lui indiquer la sortie. Peu importe qu'il vienne de signer une prolongation de contrat de trois ans lui valant plusieurs millions de dollars.

Si ça se coltaille dans le bas, ça se bouscule aussi dans le haut du classement. Le Canadien et le Light­ning seront au coude-à-coude jusqu'à la fin dans la bataille pour le précieux premier rang dans la section Atlantique, pendant que Detroit survit grâce à son gros début de saison. Dans la Métropolitaine, les Rangers dominent devant les Islanders et les Penguins, qui semblent essoufflés. Ils sont mieux de se surveiller, même si leur présence en séries est assurée, parce que les Capitals, qui seront des festivités printanières eux aussi, jouent leur meilleur hockey de la campagne.

Les Kings jouent avec le feu

C'est dans l'Ouest que ça continue de faire mal. Tout indique que des équipes comme Dallas, San Jose et Colorado ne se classeront pas. Un affront qui devrait chambouler l'organisation des Sharks. L'Avalanche va survivre et continuer sa reconstruction sous Patrick Roy. Quant aux Stars, ils ne sont pas mauvais, mais leur association est tout simplement trop compétitive.

Dans la redoutable section Centrale, Nashville a déjoué à peu près tous les experts qui ne les voyaient même pas en séries. Les Predators continuent de gagner et gardent la tête devant St. Louis, Chicago, Minnesota et les tout aussi surprenants Jets de Winnipeg. Logiquement, ces deux clubs devraient occuper les deux positions de meilleur deuxième. Ils n'étaient qu'à trois et quatre points de Chicago avant les matchs d'hier soir, mais les Hawks devraient tenir le coup malgré leurs blessés.

Ce qui nous laisse avec la lutte sans merci entre Vancouver, Calgary et Los Angeles. Une fois de plus, les Kings jouent avec le feu. Ils traversent de bons moments, mais la moindre défaillance pourrait les empêcher de défendre leur titre. À mon avis, les Flames vont manquer de gaz, surtout qu'ils disputent six de leurs huit derniers matchs à l'étranger. Ce serait formidable de voir un club canadien de plus en séries, mais en étant réaliste, les Kings et les Canucks ont de meilleurs clubs. Le spectacle ne serait que meilleur, ces deux équipes préconisant des styles plus offensifs.

Les amateurs seront choyés au cours des deux prochaines semaines alors que tout est encore à jouer. Un apéritif de choix pour les séries 2015.

Vivement la refonte du repêchage

Ce n'est pas très drôle ce qui se trame dans le bas du classement  de la LNH ces temps-ci. L'appât de quelques espoirs d'une génération pousse des organisations à faire fi de la victoire afin d'augmenter leurs chances de mettre la main sur un Connor McDavid, un Jack Eichel, un Noah Hanifin ou un autre de ces jeunes athlètes de premier plan. Dont les Sabres et les Coyotes, qui se sont livré un «combat épique» jeudi soir au cours duquel les amateurs de Buffalo se sont rangés massivement derrière la bande de l'Arizona, souhaitant un revers de leurs favoris qui se sont finalement inclinés en prolongation. Une seule victoire à leurs 10 dernières sorties pour les Sabres, deux victoires pour les Coyotes.

Du côté des Oilers d'Edmonton, habitués aux bas-fonds du circuit, ils ont recommencé à gagner. Ça va tellement mal dans cette organisation qu'ils amassent des points contre leurs meilleurs intérêts. Et les Maple Leafs de Toronto dans tout ça? Tout indique qu'ils ne gagneront plus ce printemps. Mais ils ne finiront pas derniers pour autant.

La LNH commence enfin à repenser son système de repêchage. La loterie, qui ne faisait que déterminer le tout premier choix depuis plusieurs années, va être étendue aux trois premiers choix l'an prochain. Il est grand temps. Dans le système actuel, un club ne peut reculer plus d'une position s'il ne gagne pas à la loterie. L'an prochain, ce sera trois rangs. Le risque de vider son club et perdre volontairement n'en vaudra donc plus la chandelle. À moins d'être un parieur invétéré.

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