Vivement les séries!

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Le gardien Andrew Hammond (12-0-1) est en grande partie responsable des succès des Sénateurs d'Ottawa, qui présentent une fiche de 13-1-1 à leurs 15 derniers matchs.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Les succès du Canadien reposent tellement sur les épaules de Carey Price qu'il serait presque souhaitable que les séries débutent cette semaine afin de s'assurer que l'as gardien soit au sommet de son art plutôt que d'être au bout du rouleau pour le grand bal printanier.

Malheureusement, il reste encore un mois avant de passer aux choses sérieuses. Et Price a encore une grosse besogne à abattre s'il veut que son club termine le plus haut possible au classement. Dominant comme il ne l'a jamais été, il maintient le Tricolore à flot depuis le début du calendrier.

Le plus de victoires du circuit avec 39, la meilleure moyenne de buts contre à 1,89 et la meilleure moyenne d'efficacité à ,937 lui valent déjà à coup sûr le trophée Vézina. Reste à voir comment il se comportera dans le dernier droit avant de lui donner le trophée Hart remis au joueur le plus utile de la LNH. Disons qu'il est bien parti.

Sauf que c'est clair qu'à un moment donné, tout ce travail accompli dans des conditions pour le moins difficiles va finir par rattraper son homme, peu importe sa force de caractère et sa condition physique. C'est pourquoi ses patrons se croisent les doigts et espèrent le voir filer en santé jusqu'au moment ultime.

Et ils ont raison de s'inquiéter, car à peu près tous les autres gardiens de premier plan de la Ligue ont été blessés cet hiver. Les Rinne, Lundqvist, Miller, Luongo et combien d'autres se sont retrouvés à l'écart en raison du rythme effréné du meilleur circuit de hockey au monde.

Toujours est-il que le 31 ne lâche pas. Il a récolté son huitième jeu blanc de la saison, jeudi, un de moins que le meneur Marc-André Fleury (Penguins). Après 72 matchs, le Canadien n'a accordé que 159 buts, le même total que les Rangers, qui ont cependant disputé trois matchs de moins. Les plus chiches du circuit Bettman, les Blackhawks, en ont accordé un de moins (158) en ayant joué deux matchs de moins.

Et c'est bien que la formation montréalaise n'accorde pas de buts, parce qu'elle n'en marque pas non plus. De là l'importance d'avoir un Price en santé et en pleine possession de ses moyens. Des 15 premiers clubs au classement, c'est le Canadien qui a marqué le moins de buts avec une maigre production de 191.

Fallait d'ailleurs rire après la victoire de 4-0 sur la Caroline, jeudi, lorsque la plupart des observateurs se sont mis à applaudir la contribution inespérée du quatrième trio formé de messieurs Malhotra, Weise et Prust. Plutôt que de se réjouir de l'apport de ces «pousseux de rondelles», il faudrait pleurer l'absence de détermination chez ceux qui devraient emplir le filet adverse.

Heureusement que Max Pacioretty fait le travail presque à lui seul et que le dynamique Brendan Gallagher en donne plus que prévu, parce que sinon, même les prouesses de Price ne suffiraient pas. Peut-être que tout ce beau monde garde ses munitions pour les séries?

Ottawa en orbite

Que dire de la poussée des Sénateurs d'Ottawa, qui font tout en leur possible pour se glisser en séries de fin de saison. Leur fiche de 13-1-1 au cours de leurs 15 derniers matchs fait foi de tout. Et que dire des prouesses du gardien sorti de nulle part Andrew Hammond. Oui, il a accordé quatre buts aux Bruins lors de l'important match de quatre points, jeudi, mais ses coéquipiers lui en ont donné six pour lui permettre de demeurer invaincu depuis son arrivée dans la LNH le mois dernier.

Celui que l'on surnomme le «Hamburglar» revendique une fiche de 12-0-1, une moyenne de buts contre de 1,55 et une moyenne d'efficacité à ,950. Il a également récolté deux jeux blancs. Une prestation des plus rafraîchissantes pour le gars de 27 ans en ce monde d'athlètes professionnels gâtés pourris qui ne se rendent pas toujours compte de la chance qu'ils ont. Hammond, qui sait très bien que rien n'est gagné à l'avance, fait sa petite affaire en profitant le plus possible du temps présent.

Quant aux chances des Sénateurs de passer devant les Bruins, ce ne sera pas évident. Parce que les protégés de Claude Julien, si on oublie la défaite de jeudi, traversent de bons moments eux aussi comme le démontre leur fiche de 6-2-2 au cours de leurs 10 dernières sorties.

Ça va être corsé jusqu'à la toute fin, tout un revirement de situation alors qu'il y a à peine cinq semaines, il n'y avait plus de course dans l'Est. Voilà que les Sénateurs talonnent les Bruins par deux points tout en ayant disputé un match de moins. Et n'oublions pas les Panthers de la Floride qui suivent trois points derrière.

Le fléau des tirs bloqués

Joe Sakic, grand patron de l'Avalanche du Colorado, disait plus tôt cette semaine que «toutes les suggestions pour améliorer l'attaque [dans la LNH] étaient bonnes». Eh bien, mon ami Joe, en voici une que je propose depuis plusieurs années : stopper le fléau des tirs bloqués par les joueurs autres que les gardiens.

C'en est devenu ridicule. C'est rendu que le mot bravoure est utilisé à gauche et à droite pour qualifier les agissements de ces joueurs qui s'amusent à se jeter devant le bout de caoutchouc gelé qui s'amène à 100 m/h. Les Don Cherry de ce monde ne tarissent pas d'éloges sur les Kris Russell de ce monde, qui en ont fait un art. L'arrière des Flames a bloqué 244 tirs en 69 matchs cette saison, dont 15 dans une seule rencontre contre Boston. Ce soir-là, l'équipe tout entière des Bruins en avait bloqué 10. Il faudrait mettre en place un mécanisme de défensive illégale dans le genre de celui de la NBA qui empêcherait tous ces plongeons devant la rondelle. Il y a un joueur sur la patinoire qui est grassement payé pour bloquer les rondelles et c'est le gardien.

D'ailleurs, l'entraîneur-chef des Blues, Ken Hitchcock, a bien résumé la situation des tirs bloqués. «Si les défenseurs de ton club bloquent beaucoup de rondelles, c'est parce que la rondelle est beaucoup trop souvent dans ton territoire. Surtout, c'est que tu n'es pas en possession de la rondelle. Et ce n'est pas en te compromettant pour la bloquer que tu vas en reprendre possession.» Bien dit, Monsieur Hitchcock.

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