Les meilleurs sont meilleurs

L'attaquant des Capitals de Washington Jay Beagle tente... (Associated Press)

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L'attaquant des Capitals de Washington Jay Beagle tente de récupérer la rondelle dégagée par le défenseur des Blackhawks de Chicago Niklas Hjalmarsson, durant la Classique hivernale disputée le 1er janvier. Le match a été remporté 3-2 par les Capitals, devant leurs partisans.

Associated Press

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Les clubs de pointe dans la Ligue nationale de hockey, ceux établis favoris en début de saison, continuent d'accumuler les succès. Même que plus la saison avance, plus ils s'améliorent. Idem pour les clubs surprises de Long Island et de Nashville, qui poursuivent sur leur lancée.

Ce n'est pas une défaite aux mains des Capitals de Washington à la Classique hivernale qui va plonger les Blackhawks de Chicago dans la déprime. Joel Quenneville a le parfait contrôle de sa formation, sans doute la mieux équilibrée du circuit. Avec un différentiel de +38 entre les buts marqués et les buts accordés, ils préconisent un style méthodique, le parfait équilibre entre l'attaque et la défensive. Si seulement plus de clubs pouvaient être aussi spectaculaires.

Mais revenons dans l'Est avant de nous replonger à l'autre bout du continent. Avant leur duel de vendredi soir, le Lightning de Tampa Bay et les Penguins de Pittsburgh étaient premiers de classe de leurs divisions respectives. Talonnés de près par les étonnants Islanders et par le Canadien, qui n'a rien à envier à personne ces temps-ci, ils n'ont pas subi de véritable baisse de régime cet automne.

Malgré des blessures importantes à Pascal Dupuis et à Patric Hornqvist et les ennuis de santé d'Olli Maatta et des gars qui ont souffert des oreillons, les Pens ont donné du bon hockey à leurs partisans. Il y a quelques semaines, on vous a soufflé un mot sur l'excellence de Marc-André Fleury devant son but; des prestations qui ont souvent gardé les siens dans le match. Eh bien voilà que le dg Jim Rutherford est allé chercher David Perron, qui poireautait chez les Oilers d'Edmonton.

Perron, qui rongeait son frein dans le nord de l'Alberta depuis son départ de St. Louis il y a deux ans, connaîtra certainement un regain d'énergie en débarquant au pays de Sidney Crosby. Il sera d'ailleurs en uniforme face au Canadien, ce soir. S'il a pu marquer 28 buts à Edmonton l'an dernier, il va certes s'amuser avec les habiles attaquants des Pens. Pour y mettre la main au collet, Pittsburgh a dû sacrifier un choix de première ronde et l'illustre Rob Klinkhammer.

Reste à savoir ce que les dirigeants des Oilers feront avec le premier choix, eux qui ont un mal fou à évaluer les jeunes! Ça fait presque pleurer de savoir qu'un des trois meilleurs espoirs de juin prochain, McDavid, Eichel ou Hanifin, va se retrouver avec ce club-là. Plus celui qu'ils vont sélectionner avec le choix des Penguins plus tard au premier tour.

Toujours est-il que Pittsburgh vient d'améliorer son sort. Faudra que les autres clubs rehaussent leur jeu. Le Lightning abat de l'excellente besogne sous Jon Cooper, marque des buts à la pochetée. Nous savions tous que Steven Stamkos trouverait le fond du filet de façon régulière, mais que dire de l'opportunisme de l'ex-Remparts Nikita Kucherov, qui a déjà 17 buts et 37 points à sa fiche. Ses compagnons de trio Tyler Johnson et Ondrej Palat traversent eux aussi des moments intéressants comme le reste de l'équipe.

Pas de cadeau pour le CH

Le Canadien ne l'aura pas facile dans sa course contre Tampa Bay dans la division Atlantique. C'était serré l'an passé, ça l'est tout autant cet hiver. Pour l'instant, les deux clubs ont gagné leurs quatre derniers matchs. Le Tricolore est l'équipe qui peine le plus à marquer parmi les formations de pointe avec 100 buts comparativement aux 127 du Lightning. Mais avec Carey Price devant le filet, les Montréalais n'en ont accordé que 86. Seuls les Hawks (81) et Nashville (78) en ont alloué moins. Tampa en a accordé 100. À mon avis, une équipe consciente de sa défensive a plus de chance de s'illustrer en séries, alors avantage au Canadien.

L'élément dérangeant dans l'Est, c'est le brio des Islanders de New York, qui continuent sur leur lancée. Difficiles à cerner, ils ont le genre de formation qui va causer bien des maux de tête en séries. Leur pendant dans l'Ouest, les Predators, me semblent encore plus épeurants. Pekka Rinne est intraitable devant le filet, Shea Weber dirige une défensive de premier plan et, en attaque, la recrue Filip Forsberg traîne tout le monde dans son sillage, même le rebelle Mike Ribeiro, qui s'est refait une nouvelle vie au pays de la musique country.

Les Hawks, les Ducks, les Blues, les Kings et les Sharks roulent tous à un train d'enfer dans leurs divisions respectives. Ça va jouer serré d'ici la fin du calendrier régulier dans l'Ouest. Nashville brouille les cartes en prenant la place de l'Avalanche et les Canucks, les Jets et les Flames ont tous trois repoussé Dallas et le Minnesota en dehors des séries.

Johnny Gaudreau continue de briller

On le disait trop petit. On le disait pas assez bien préparé pour les pros. À 5'9" (selon les Flames) et à 150 livres, c'est clair qu'il y avait raison de s'inquiéter. Mais le produit de Boston College, choix de quatrième ronde (104e au total) de Calgary en 2011, a connu un très bon camp d'entraînement et a su convaincre Bob Hartley et les hommes de hockey des Flames de lui trouver une place au sein de l'alignement. Depuis, il multiplie les acrobaties. Très habile, il a ce don de se faufiler dans la circulation lourde de notre hockey d'aujourd'hui. Et voilà qu'on le récompense en lui accordant le titre de recrue par excellence pour le mois de décembre. Il a doublé l'excellent Filip Forsberg (Nashville), le gardien Michael Hutchinson (Winnipeg), l'arrière Aaron Ekblad (Floride), l'ailier Mike Hoffman (Ottawa) et le gardien Antti Raanta (Chicago). En 14 matchs en décembre, il a marqué huit buts et totalisé 13 points. Il est devenu le plus jeune joueur des Flames à réussir un truc du chapeau (22 décembre face aux Kings) depuis Joe Nieuwendyk, le 28 décembre 1987. Il est en bonne compagnie.

Où ira Antoine Vermette?

Maintenant que la vente des Coyotes de l'Arizona est officialisée, le directeur général Don Maloney aura les coudées franches pour «alléger» l'alignement de son club, qui ratera fort probablement les séries pour la troisième saison de suite. Il sera intéressant de voir ce qu'il fera avec Antoine Vermette, qui devient joueur autonome sans compensation à la fin de la présente campagne. Selon le collègue Elliotte Friedman de Sportsnet, Maloney a déjà pris la décision d'échanger son joueur de centre de 32 ans. Parmi les intéressés pour la «location à court terme», le Canadien, les Blackhawks, les Bruins, les Red Wings et les Blues. Vermette empoche 3,75millions $ cette saison et devrait voir son traitement amélioré de façon substantielle l'hiver prochain. Outre Vermette, The Hockey News affirme que les arrières Keith Yandle et Zbynek Michalek pourraient également changer d'adresse dans quelques mois.

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