Revoilà les Rangers!

Avec une production de 23 buts en 32... (La Presse Canadienne, Jeff McIntosh)

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Avec une production de 23 buts en 32 matchs, Rick Nash, entouré de J.T. Miller (10) et de Mats Zuccarello, est un des grands responsables des succès actuels des Rangers de New York.

La Presse Canadienne, Jeff McIntosh

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Plutôt discrets au cours des premiers mois du calendrier régulier, les Rangers de New York sont l'équipe de l'heure dans la Ligue nationale de hockey. Victorieux à leurs sept derniers matchs, les joueurs des Blueshirts ont fêté Noël le sourire aux lèvres. En parfait contrôle de la situation, l'entraîneur-chef Alain Vigneault savait que sa bande finirait par trouver le droit chemin.

On l'oublie, mais les Rangers, tombeurs du Tricolore le printemps dernier, ont joué en grande finale de la Coupe Stanley face aux éventuels gagnants, les Kings de Los Angeles. Ces derniers étaient tout simplement trop forts pour leurs adversaires. Sauf que d'être finalistes, ça vaut son pesant d'or.

Grâce à leur poussée amorcée à la mi-décembre, les New-Yorkais sont revenus au plus fort de la course dans la bizarre de division Métropolitaine. Les Penguins, grâce à leurs as Crosby et Malkin, et aussi grâce à la renaissance de Marc-André Fleury, demeurent favoris. Quant aux Islanders, personne n'aurait pu prévoir un revirement de situation comme celui qu'ils ont amorcé dès le début de la présente saison. Leur alignement équilibré et le brio de Jaroslav Halak font d'eux un club à prendre au sérieux.

Reste les Capitals de Washington qui se cherchaient une identité sous Barry Trotz fraîchement débarqué de Nashville. Eux aussi connaissent un mois de décembre fulgurant. Tout comme les Blue Jackets de Columbus, qui revendiquent la meilleure fiche de la ligue à leurs 10 derniers matchs en compagnie des Sharks de San Jose (8-1-1). Mais les Jackets ne tiendront pas le coup. Tandis que du côté des Rangers, l'expérience acquise le printemps dernier combinée avec un alignement sans grande faille et la façon de travailler de Vigneault devraient les mener une fois de plus très loin en séries.

On a beaucoup parlé des Rangers à Québec cet automne en raison de la présence surprise d'Anthony Duclair là-bas. Le surdoué des Remparts a déjoué à peu près tout le monde en demeurant à New York en début de saison. Bien servi par sa vitesse et sa détermination, il a conquis ses patrons Sather et Vigneault, qui n'ont eu d'autre choix que de le garder avec le grand club, au grand dam de Philippe Boucher des Diables rouges.

La bonne nouvelle pour les amateurs de hockey de Québec, c'est justement le rendement des Rangers depuis trois semaines. Prêté à Équipe Canada junior pour le Mondial qui a lieu à Montréal et à Toronto, Duclair devrait logiquement être cédé à son club junior après le tournoi. Touchons du bois en le disant, mais tout le monde est en santé à New York au moment d'écrire ces lignes.

Alors, pourquoi tenter le diable et ramener Duclair dans l'entourage de l'équipe si tout baigne dans l'huile? Maintenant que l'on sait que le jeune peut tenir son bout parmi les grands, qu'il vienne dominer dans le junior pour le reste de l'hiver. Surtout qu'il est assuré qu'il va jouer jusqu'en mai, car les Remparts sont les hôtes du tournoi de la Coupe Memorial. Enfin, continuons de rêver en couleurs... rouge, noir et blanc.

De toute manière, de la façon dont jouent les Rangers actuellement, ils n'ont pas besoin de Duclair. Menés à l'attaque par Rick Nash qui joue comme le pur sang sélectionné premier au total par Columbus en 2002, ils ne semblent avoir aucun complexe. Destiné à de bien grandes choses chez les Blue Jackets, il n'est jamais parvenu à mener ce club d'expansion au prochain palier. Mieux entouré, mais surtout habité par des intentions plus positives, il se veut le parfait prototype de l'attaquant en puissance.

Mais au-delà des exploits offensifs de Nash, qui revendique déjà 23 buts en 32 matchs, de Derick Brassard et du vieux de la vieille Martin St-Louis, c'est la capacité de survivre des Rangers qui a le plus impressionné. Ils ont tenu le coup en octobre et en novembre malgré les longues absences de leurs deux meilleurs arrières Ryan McDonagh (11 matchs) et Dan Boyle (16 matchs). Imaginez le Canadien obligé de se débrouiller sans Subban et Markov pendant plus d'un mois.

Il sera maintenant intéressant de voir si Alain Vigneault va parvenir à tenir ses protégés à leur meilleur tout en les faisant passer à un autre niveau. Après les Fêtes, le classement se resserre toujours avec la plupart des clubs se retrouvant regroupés avec à peu près le même nombre de points au classement. Les Islanders vont-ils garder le cap? Les Capitals pourront-ils continuer sur leur lancée. Les Blue Jackets seront-ils en mesure de revenir au plus fort de la course? D'une certaine façon, ce sera aux Rangers de décider du sort de leurs adversaires de la Métropolitaine. Même les Penguins sont à la portée de quelques-uns de ces clubs. Et pour ceux qui se demandent pourquoi je n'ai pas parlé des Flyers, c'est qu'ils ne sont tout simplement pas dans l'équation.

***

L'Avalanche : lentement mais sûrement

Mine de rien, l'Avalanche du Colorado connaît ses meilleurs moments de la saison. Patrick Roy a su garder le moral de ses troupes à Denver et voilà qu'ils n'ont pas perdu en temps règlementaire depuis le 9 décembre alors qu'ils s'étaient inclinés face aux «puissants» Predators de Nashville. Impressionnant de voir l'Avalanche retrouver peu à peu ses moyens sans bénéficier des prouesses du gardien Semyon Varlamov, qui manquait à l'appel depuis le 5 décembre. À son retour au jeu en début de semaine, Varlamov s'est permis un jeu blanc de 5-0 face aux Blues de St. Louis, ce qui s'avérait la troisième victoire de suite de l'équipe qui a récolté au moins un point à ses six dernières sorties. Et voilà l'Avalanche qui renoue avec la barre de ,500 avec une fiche globale de 13-13-8. Roy pourra-t-il garder les siens dans le droit chemin en deuxième moitié de saison? Ils ne sont plus qu'à sept points d'une participation aux séries. Ils reviennent de loin!

Vivement une nouvelle formule de prolongation

On expérimente actuellement avec une nouvelle formule de prolongation dans la Ligue américaine de hockey. Plutôt que de jouer cinq minutes à quatre contre quatre avant de se lancer en tirs de barrage si le pointage est toujours à égalité, on joue une période de sept minutes de prolongation, jusqu'à ce que quelqu'un marque, bien entendu. Ça commence à quatre contre quatre pour les trois premières minutes. Après le premier coup de sifflet après la troisième minute, on joue à trois contre trois pour le reste de la période. Si jamais l'égalité persiste, alors on y va avec les tirs de barrage. L'an dernier, avec la formule toujours en place dans la LNH, plus de 65 % des matchs en prolongation dans la LAH étaient décidés en tirs de barrage. Cette année, avec la nouvelle formule, il n'y a plus que 25 % des matchs décidés en tirs de barrage. Plus la saison avance, plus les entraîneurs, les joueurs et les amateurs sont emballés par le jeu spectaculaire et enlevant à trois contre trois. Adoptons vite cette façon de faire dans la grande ligue!

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