Marc-André Fleury a fait le ménage

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Le gardien Marc-André Fleury se retrouve revigoré par sa défensive plus jeune et il a commencé à gagner des matchs par lui-même.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Vous souvenez-vous des quelques saisons au cours desquelles le jeune Carey Price était victime des critiques qui estimaient qu'il n'en faisait pas assez devant le filet du Canadien? Un traitement injuste pendant ses années de développement. Mais sa force de caractère lui a permis de tenir le coup avec le résultat que l'on connaît aujourd'hui.

Une force de caractère peu commune que ne possédait malheureusement pas Marc-André Fleury, qui en a bavé un coup malgré des statistiques éloquentes à ses débuts chez les pros. Le gardien des Penguins de Pittsburgh a toujours joué dans l'ombre de ses illustres coéquipiers. Si le club gagnait, c'était en raison des exploits des Crosby, Malkin, Letang et compagnie. Mais à la moindre défaillance de la puissante formation de la Pennsylvanie, c'est Fleury que l'on montrait du doigt. Avec raison en certaines occasions, mais pas tout le temps.

C'est que les attentes étaient grandes. Premier choix au total lors de la séance de repêchage de 2003, le produit des Screaming Eagles du Cap-Breton était le pilier d'origine sur lequel les Penguins voulaient bâtir pour se sortir du marasme. Evgeni Malkin (2e, 2004), Sidney Crosby (1er, 2005), Kristopher Letang (62e, 2005) et Jordan Staal (2e, 2006) se sont ensuite amenés et c'est autour de cette bande d'exceptionnels que l'on a moulé l'équipe qui allait remporter la Coupe Stanley en 2009. Depuis, les Pens sont toujours parmi les favoris.

Dans la fosse aux lions

Jeté dans la fosse aux lions à un très jeune âge, Fleury a gagné. Il a gagné beaucoup. C'est juste qu'il a rarement gagné des matchs par lui-même. D'ailleurs, dans les rares occasions où les étoiles du club manquaient à l'appel ou n'étaient tout simplement pas à la hauteur, le gardien ne faisait pas la différence. C'est à partir du moment où la bande de Pittsburgh a mis la main sur le gros trophée que l'on s'est mis à douter de la force de caractère de Fleury.

Ce n'est pas qu'il se traînait les savates. Au contraire, c'est son hyperactivité devant le but qui jouait souvent contre lui. Et quand il s'est vraiment mis à douter de sa capacité à faire le travail, il en a payé le prix. Il a atteint le fond du baril lors des séries de 2012 face aux Flyers. Il a également connu sa part de difficultés lors des éliminatoires de 2013 face aux Bruins et de 2014 face aux Rangers.

L'entrée en scène d'un psychologue sportif a donné quelques résultats positifs la saison dernière, mais il y avait toujours ce doute, autant de sa part que de la part de ses patrons et, surtout, des partisans. C'est d'ailleurs pourquoi les analystes croyaient ses jours comptés lorsque Mario Lemieux a fait le grand ménage en congédiant le dg Ray Shero et l'entraîneur-chef Dan Bylsma. Mais envers et contre tous, le nouveau régime Rutherford-Johnston a remis Fleury sur les rails et lui a même consenti une prolongation de contrat.

Son meilleur hockey

Et voilà Fleury qui joue son meilleur hockey en carrière. Tout ça malgré le départ d'arriè­res d'expérience de la trempe de Matt Niskanen et de Brooks Orpik. À la lumière de ce que l'on peut voir à Pittsburgh, la brigade défensive plus jeune a revigoré Fleury, qui a commencé à gagner des matchs à lui seul. Actuellement dans la LNH, il y a Pekka Rinne (Nashville), qui est sur une autre planète avec 20 victoires, une moyenne de buts contre de 1,76 et une moyenne d'efficacité de ,937. Mais Fleury n'est pas loin derrière avec ses 18 victoires, sa moyenne de buts contre de 2,01 et sa moyenne d'efficacité de ,930. Encore plus impressionnant, ses six jeux blancs cet automne, meilleur total du circuit Bettman. La victoire de 1-0 en prolongation de ses Penguins sur l'Avalanche, jeudi, est la sienne.

Il ne faut pas non plus passer sous silence qu'il a franchi le cap des 300 victoires dans la LNH, le troisième plus jeune à y arriver derrière Martin Brodeur et Terry Sawchuck. Quand même étonnant, n'est-ce pas?

D'ailleurs, le soir où il a réussi l'exploit, son coéquipier Malkin n'allait pas rater l'occasion de le taquiner. «Je n'arrive pas à comprendre comment il a fait pour se rendre jusqu'à 300 victoires», avait-il noté suite au gain de 3-2 en prolongation face aux Bruins. «Moi, je le déjoue tout le temps à l'entraînement.»

Probablement que la différence entre le nouveau et le vieux Fleury, c'est qu'avant, il était bon pendant les entraînements et pas tout à fait à la hauteur lors des matchs. Maintenant, c'est tout le contraire.

L'infatigable Drew Doughty

Seriez-vous surpris d'apprendre que c'est Drew Doughty, l'excellent arrière des Kings de Los Angeles, qui est le joueur ayant passé le plus de temps sur la patinoire dans toute la LNH depuis le début du calendrier régulier. Son entraîneur-chef Darryl Sutter l'a utilisé pendant 961 minutes et 14 secondes cet automne (33 matchs) pour une moyenne de 29:07 par rencontre. Une moyenne qui ne cesse d'augmenter, car plus ça va, plus il est envoyé dans la mêlée. Dans la victoire des siens sur les Blues de St. Louis, jeudi, il a joué 34:21. C'est la dixième fois qu'il franchissait le cap des 30minutes cette saison. Erik Karlsson (Sénateurs) vient au deuxième rang avec 859:25 en 31 matchs, suivi de P.K. Subban avec 827:54 en 33 rencontres et de Ryan Suter (Minnesota) avec 827:48 en seulement 28 matchs. C'est Suter qui revendique la plus haute moyenne à 29:33. L'attaquant le plus utilisé? Ryan Getzlaf (Ducks), qui suit 52 arrières, avec 677:33 en 33 matchs.

Les Hurricanes boudés

Pas moins de 15 des 30 clubs de la LNH ont attiré en moyenne moins de spectateurs à leurs matchs comparativement à l'an dernier. Pour la plupart, une baisse de quelques centaines d'amateurs. Mais il y a lieu de s'inquiéter dans quelques marchés. En Floride, on connaît l'histoire. Après 13 matchs locaux, les Panthers n'ont aimanté qu'une moyenne de 8939 (taux d'occupation de 52,5%) personnes payantes par rencontre comparativement à la moyenne gonflée de 14 525 de l'an dernier. Là où on se pose avec raison des questions, c'est en Caroline. L'an passé, les Hurricanes ont attiré une moyenne respectable de 15 484 personnes par match. Cet automne, la moyenne a baissé à 11859 (taux d'occupation de 63,5%) après 14 rencontres. Deux autres endroits frisent une chute de 1000 spectateurs: en Arizona, où la moyenne est passée de 13776 à 12860 (taux d'occupation de 75,1%), et au Colorado, où elle est passée de 16 386 à 15 437 (taux d'occupation de 85,7%). Des visites du commissaire s'imposent!

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