Les «originaux» en bonne position

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Brad Marchand, avec les Bruins, et Duncan Keith, au sein des Blackhawks, se retrouvent dans l'action parmi les meilleures équipes jusqu'ici cette saison dans la LNH.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Les vieux de la vieille tiennent plus que leur bout dans la Ligue nationale de hockey. Est-ce la tradition, la fierté de défendre les anciennes couleurs qui fait pencher la balance? Toujours est-il que les six formations originales du circuit Bettman s'en tirent pas si mal en cette ère où le sentiment d'appartenance ne fait pas partie du vocabulaire des athlètes professionnels.

Il ne faut jamais rien tenir pour acquis. C'est d'ailleurs pourquoi ces organisations prestigieuses sont parmi les meilleures cette saison. Les Blackhawks, les Red Wings, le Canadien, les Bruins, les Maple Leafs et les Rangers, dans une certaine mesure, en donnent beaucoup à leurs clients en cette première moitié de campagne 2014-2015.

Oui, vous avez bien lu, les Leafs aussi ont droit à des éloges après quelques ratés le mois dernier. Le début du régime Brendan Shanahan n'a pas été de tout repos et il y aura toujours ces rumeurs de congédiement de Randy Carlyle, mais les représentants de la Ville reine n'ont perdu que neuf matchs en temps règlementaire en 28 sorties. Et au moment d'écrire ces lignes, ils ont une place en séries comme meilleurs deuxièmes. Avec nos amis des Bruins!

En fait, il n'y a que les Rangers qui ne sont pas classés. Mais ils ne sont pas loin. De plus, la bande à Alain Vigneault n'a disputé que 26 matchs jusqu'à maintenant cet automne. Éprouvés pas les blessures, les Blue Shirts vont être meilleurs en deuxième moitié de campagne, ça, c'est une certitude.

Seuls membres de l'Association de l'Ouest parmi les «originaux», les Blackhawks de Chicago sont l'équipe de l'heure du circuit Bettman. Première équipe à coller huit victoires de suite cette saison, les Hawks ont gagné 13 de leurs 15dernières rencontres. Ce n'est pas pour rien qu'ils ne sont plus qu'à deux points des Ducks d'Anaheim et du premier rang du classement général.

Favoris de plusieurs observateurs en début de calendrier, les Blackhawks sont sortis lentement. Au point où l'on se demandait si la fameuse division Centrale, qualifiée de la plus compétitive de la Ligue, n'avait pas perdu de sa fougue. Mais ça s'est vite résorbé. Du moins pour l'équipe de Chicago. Et levons notre chapeau à Joel Quenneville, qui a su composer avec bon nombre de blessés pendant l'heureuse séquence de son club. Dont une absence de 14 matchs pour Patrick Sharp.

Sharp est de retour depuis quelques rencontres, mais le gardien Corey Crawford est pour sa part toujours sur la liste des blessés. Heureux dans leur malchance, les Hawks ont vu la recrue Scott Darling sortir de nulle part. On dit qu'il a même supplanté Antti Raanta comme deuxième portier de l'organisation.

Reste maintenant à voir si le capitaine Jonathan Toews devra s'absenter pour une longue période. Frappé par derrière par Dennis Seidenberg des Bruins, jeudi, il a complété sa présence lors d'une attaque massive de deux hommes avant de retourner au vestiaire en deuxième période. Toews a déjà été ennuyé par des histoires de commotion. L'âme des Blackhawks, il leur manquerait énormément malgré leurs ressources.

Les Bruins, justement battus par Chicago, jeudi, seront toujours parmi les meilleurs. Eux aussi ont dû se débrouiller sans plusieurs de leurs meilleurs éléments. Mais peu à peu, l'alignement renaît. Le grand Zdeno Chara va retrouver sa forme. Et  avec lui sur la patinoire pendant 25 minutes par match, le portrait va changer.

Chaud et froid à Montréal

Le Canadien traverse une mauvaise passe, actuellement. À Montréal, c'est toujours trop chaud ou trop froid. Si l'équipe de Michel Therrien peut finir par trouver sa véritable identité, il y aura finalement stabilité. Quand tous les pions sont au bon endroit, le Tricolore demeure parmi la crème de l'Association.

Et les Red Wings dans tout ça? Ils sont renversants, tout simplement. On n'en a que pour Mike Babcock, l'entraîneur-chef dont le contrat prend fin au terme de la présente saison. Mais même s'il est le meilleur de sa profession, le rouquin n'endosse pas l'uniforme. On disait, moi le premier, que la formation de Detroit raterait les séries pour la première fois en 24 ans. Mais avant les matchs de vendredi soir, les Wings occupaient le deuxième rang de l'Association de l'Est. Et ils n'avaient perdu que six matchs en temps réglementaire, le plus faible total avec les Penguins de Pittsburgh qui les talonnent dans l'Est et avec les puissants Ducks d'Anaheim.

Jimmy Howard peut-il tenir le fort pendant toute une saison? Il l'a déjà fait. Les vétérans Zetterberg et Datsyuk, que plusieurs voyaient ralentir, sont toujours aussi rusés sur la patinoire. Et tous les autres, les Franzen, Kronwall, Tatar et compagnie continuent dans la tradition de «Hockeytown». Comme quoi la fierté existe toujours dans certains marchés.

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