Le réveil de l'Ouest canadien

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Le nouvel entraîneur-chef Willie Desjardins (photo), qui a succédé au colérique John Tortorella, a réussi à assainir le climat chez les Canucks de Vancouver.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Si les séries de fin de saison débutaient aujourd'hui, les Canucks, les Flames et les Jets seraient du bal des finissants. Nous sommes bien loin de la coupe aux lèvres avec seulement un quart du calendrier régulier derrière la cravate, mais c'est drôlement encourageant de voir ces clubs canadiens classés parmi les premiers de classe.

En comparant le classement actuel à celui de la campagne 2013-2014 de l'association de l'Ouest, il n'y a cependant qu'une certitude : les Oilers d'Edmonton, si dominants dans les années 80, ne s'améliorent pas. Pire, ils s'enlisent. Une honte dans un marché qui soutient si bien son équipe. À un moment donné, ça va exploser là-bas. Mal encadrés et surtout mal évalués, les nombreux premiers choix n'arrivent pas à faire la différence.

Faudra en sacrifier quelques-uns pour passer à autre chose. C'est mortel d'hésiter. On a vécu une situation semblable chez les Nordiques avec tous leurs jeunes premiers. Pierre Pagé avait les mains pleines, mais il hésitait à «sacrifier» un espoir de premier plan.

À peine débarqué à Québec, Pierre Lacroix ne s'est pas gêné pour expédier un joueur de la trempe de Mats Sundin (avec Todd Warriner, Garth Butcher et un premier choix) à Toronto en retour de vétérans comme Wendel Clarke et Sylvain Lefebvre (en plus de Landon Wilson et d'un premier choix). L'année suivante au Colorado, d'autres jeunes comme Jocelyn Thibault, Andreï Kovalenko et Martin Rucinsky ont été sacrifiés pour aller chercher Patrick Roy et Mike Keane. Owen Nolan a lui aussi été échangé, passant aux Sharks pour le quart-arrière Sandis Ozolinsh. Quelques mois plus tard, Denver avait sa Coupe Stanley.

Mais assez parlé des derniers de classe. Il est rafraîchissant de voir les Canucks de Vancouver de retour dans le haut du classement. Le départ du colérique John Tortorella au profit de Willie Desjardins, qui a réussi à assainir le climat au sein de l'équipe, et les changements au deuxième étage du Rogers Arena ont modifié la façon de faire là-bas. Les jumeaux Sedin ont recommencé à produire un point par match au sein d'un alignement peut-être moins flamboyant, mais combien plus performant.

Hartley, le motivateur

Du côté de Calgary, les Flames réjouissent leurs partisans tout en faisant baver ceux du nord de l'Alberta qui n'en peuvent plus de voir leurs Oilers poireauter dans les bas-fonds du circuit Bettman. Avec le plein appui de ses patrons, Bob Hartley a réussi à convaincre ses joueurs qu'ils étaient bien meilleurs qu'ils ne le croyaient. Motivateur hors pair, il a su intégrer plusieurs jeunes loups, comme Sean Monahan, Johnny Gaudreau et Markus Granlund, qui ont sonné le réveil des plus vieux, dont l'arrière Mark Giordano, qui s'est transformé en Bobby Orr.

Quant aux Jets, ils ont survécu à un début de saison en dents de scie et pour l'instant, Paul Maurice a tous ses joueurs sur la même longueur d'onde. Même les plus difficiles, comme Evander Kane et Dustin Byfuglien. Sauf que les deux compères ont des caractères tellement explosifs que l'on ne sait jamais quand la marmite va sauter. Tant que Maurice pourra les garder heureux, ça ira. Mais tôt ou tard, ils devront partir pour des cieux plus cléments... ou orageux.

On avait fait grand état, le printemps dernier, que le Canadien de Montréal était la seule équipe du pays à se classer pour les séries. Il y avait comme un vide, même si on les aime, les Black­hawks, les Kings, les Penguins et les Bruins. Il serait donc fort plaisant de voir du hockey de printemps à Vancouver, à Calgary et Winnipeg. Et pourquoi pas à Toronto alors que les Maple Leafs, malgré leur comportement à la Dr Jekyll et Mr Hyde, sont eux aussi positionnés pour accéder à la grande danse au moment d'écrire ces lignes.

Âgé de 42 ans, Martin Brodear tente présentement... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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Âgé de 42 ans, Martin Brodear tente présentement de prouver à Ken Hitchcock qu'il peut encore tenir son bout dans la LNH et donner aux Blues de St. Louis.

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Brodeur peut-il tenir son bout?

Sur la patinoire du complexe d'entraînement des Blues de St. Louis depuis vendredi matin, Martin Brodeur espère bien convaincre Ken Hitchcock et ses hommes de hockey qu'il peut encore tirer son épingle du jeu devant un filet de la Ligue nationale de hockey.

Bien accueilli à son arrivée là-bas, il bénéficie même d'un chauffeur privé en Maxime Lapierre. La direction de l'équipe a demandé à ce dernier de conduire Brodeur à l'entraînement matinal. «Nous sommes tous les deux originaires de Saint-Léonard», a déclaré Lapierre au Post Dispatch, «mais je ne le connais à peu près pas. J'étais nerveux. Et ça ne m'arrive pas souvent de l'être, mais je l'étais.»

Brodeur a tenu son bout à l'entraînement, mais c'est en début de semaine que l'on va vraiment le mettre à l'épreuve. D'ailleurs, l'entraîneur-chef Hitchcock, qui a bien aimé ce qu'il a vu du vétéran de 42 ans vendredi matin, a promis de lui rendre la vie difficile, lundi et mardi. On va le placer dans des situations de match, bousculades, beaucoup de circulation devant le but, etc.

Les médias canadiens étaient débarqués en force pour l'occasion. C'est dans une salle des médias bondée que Brodeur a expliqué qu'il avait répondu à l'appel des Blues parce qu'ils pratiquaient, sous Hitchcock, un style de jeu qui ressemble à celui qu'il a connu au New Jersey. Hitchcock et lui ont également travaillé ensemble à bon nombre de reprises sur la scène internationale.

Allen comme numéro un

Le gardien numéro un Brian Elliott au rancart avec une entorse à un genou, c'est Jake Allen qui hérite de la pole position. Il sera secondé par Jordan Binnington. On comprend pourquoi Brodeur sera évalué. Surtout que les autres vétérans disponibles - les Bryzgalov, Vokoun et Thomas - n'arrivent pas à sa cheville. «Un Martin Brodeur à son pire est meilleur qu'un paquet d'autres gardiens», a même lancé Hitchcock, vendredi midi.

Reste maintenant à voir si un gars de son âge, qui n'a pas joué depuis le printemps dernier, peut encore tenir son bout dans le meilleur circuit au monde. La vraie question, c'est ça!

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