La chasse aux canards est ouverte

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Corey Perry et les Ducks d'Anaheim sont en feu. Avant le match d'hier contre Columbus, l'ailier droit de 6'3'' et de 213 livres revendiquait déjà huit buts et 10 points à ses sept premières rencontres de la saison.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Est-ce la proximité du Pacifique? La qualité de l'eau potable? Le train de vie du sud de la Californie? Toujours est-il que les deux meilleurs clubs de l'association de l'Ouest sont installés dans la grande région de Los Angeles et évoluent à moins d'une heure l'un de l'autre.

Il y a bien sûr les Kings, champions en titre de la Coupe Stanley, gagnants du gros trophée deux fois au cours des trois dernières saisons et parmi les favoris pour répéter l'exploit le printemps prochain. Même en pleine période de parité, la possibilité de dynastie est souvent évoquée.

Mais il y a surtout les Ducks d'Anaheim, un club qui fait flèche de tout bois depuis le début du calendrier régulier. Encore plus que leurs voisins d'en haut. Eux aussi ont déjà gagné le calice argenté de la LNH, mais ça remonte à 2007. Depuis, ils ont connu des hauts et des bas. Et des séries éliminatoires très décevantes. Ils ont des choses à se faire pardonner et ils semblent bien déterminés à y parvenir.

La campagne est bien jeune, me dites-vous? Oui. Mais j'aime mieux voir mon équipe livrer la marchandise comme le font Anaheim, Los Angeles, Montréal et Chicago. Je ne parle pas de clubs comme Nashville, Calgary et les Islanders parce qu'à un moment donné, la loi de la moyenne va les rattraper. Que les meilleurs soient les meilleurs dès le départ, c'est quelque chose comme dirait le grand 66.

Le «poison» perry

Les Ducks, c'est Corey Perry, Ryan Getzlaf et maintenant Ryan Kesler. Trois choix de première ronde de 2003, les deux premiers par Anaheim et Kesler par Vancouver, qui tirent la charrue. Si Perry et Getzlaf dominent comme prévu, l'acquisition de Kesler s'avère la plus belle prise parmi les joueurs qui ont changé d'adresse. Avec le fougueux américain au centre du deuxième trio, les deux médaillés d'or aux derniers Jeux olympiques s'en donnent à coeur-joie.

On le connaît bien, ce Perry. Déjà chez les juniors, il s'amusait à terroriser les gardiens adverses. Pièce maîtresse des Knights de London qui ont eu le dessus sur l'Océanic de Rimouski de Sidney Crosby lors du tournoi de la Coupe Memorial de 2005, il a toujours été un poison autour du filet. Pas aussi prolifique que Steven Stamkos, mais pas loin. Avant le match de vendredi contre Columbus, il revendiquait déjà huit buts et 10 points à ses sept premières rencontres de la saison. Son pote Getzlaf, huit aides et deux buts pour 10 points lui aussi.

Formule magique

Contrairement à ce qui est arrivé à Washington avec les Ovechkin, Backstrom, Green et à un moment donné Semin, l'entraîneur-chef Bruce Boudreau semble avoir trouvé la formule magique pour intégrer ses piliers offensifs dans son système de jeu. Restera à voir si c'est cette année que ça va débloquer en séries. Jusqu'à maintenant, son jeune gardien Frederick Andersen est invincible. Est-ce que l'effet nouveauté va s'évaporer en cours de route?

Ce qui est clair, cependant, c'est que les Ducks sont dorénavant dans la mire des 29 autres équipes du circuit Bettman. Et encore plus dans celle de leurs voisins les Kings, qui refusent de leur céder leur couronne. Après un premier match de saison régulière où rien n'allait et au cours duquel Jonathan Quick a été envoyé aux douches après avoir cédé quatre buts en 40 minutes, on croirait les protégés du rusé Darryl Sutter en séries éliminatoires tellement ils sont au sommet de leur art. Ils ont gagné leurs cinq derniers matchs et malgré la perte de l'arrière Slava Voynov pour les allégations de violence conjugale, rien ne semble les perturber. Quant à Quick, il domine.

Dans l'Ouest, du moins de la façon dont ça se dessine actuellement, ce sera les Ducks et les Kings. Et un peu les Blackhawks. Reste à voir comment ça se dessinera à compter de la mi-avril. Une chose est certaine, la tendance se poursuit. Les clubs à l'autre bout du continent continuent de s'améliorer pendant qu'à ce bout-ci, à part le Tricolore et les Rangers, ça stagne.

Le réveil du gros ours

On parle beaucoup du début de saison de Corey Perry à Anaheim, mais que penser de celui de Rick Nash chez les Rangers de New York? Décevant depuis son arrivée dans la Grosse Pomme et franchement à court de moyens en séries, on croyait ses meilleures années derrière lui à seulement 30 ans. Peut-être que sa commotion cérébrale lui jouait aussi dans la tête. Désabusé par neuf saisons anonymes à Columbus avec les Blue Jackets, Nash ne semblait plus vouloir se donner la peine de pousser la machine à fond. Les mauvaises habitudes avaient fait leur oeuvre et elles l'ont suivi sur Broadway. S'il a totalisé 44 points en 42 matchs lors de la campagne écourtée lorsqu'il est débarqué avec les Rangers il y a deux ans, il s'est «contenté» de 39 points en 65 rencontres la saison dernière.

Sa situation est cependant fort différente cet automne. Son «gras de bébé» a fondu comme neige au soleil pendant l'été alors qu'il s'est mis à l'entraînement comme jamais auparavant. Parions qu'il y a du Martin St-Louis derrière tout ça. Nouveau papa d'un fiston, il semble avoir gagné en sagesse et ça s'est transposé dans l'approche de son métier de hockeyeur. Il est finalement devenu le fameux attaquant en puissance tant attendu et ses huit buts en sept matchs font foi de tout.

Ses prestations depuis trois semaines me rappellent ce qu'il avait fait pendant le Mondial senior de 2008 présenté à Halifax et à Québec. Avec ses compagnons de trio Ryan Getzlaf et Dany Heatley, il semait la terreur en territoire adverse. Quel trio de rêve qu'ils formaient, ces trois-là. Ce soir, les amateurs du Canadien devraient voir un Rick Nash pas mal différent de celui qu'ils ont vu en finale d'association l'an passé.

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