Souffrir pour grandir

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Dès le début du camp d'entraînement de l'Avalanche du Colorado, Patrick Roy déclarait à qui voulait l'entendre que la présente saison ne serait peut-être pas aussi fructueuse que la saison dernière.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Le problème principal de l'édition 2014-2015 de l'Avalanche du Colorado est facile à identifier. Patrick Roy et sa bande ont tout simplement été trop bons la saison dernière. Quand tu sautes des étapes dans ton développement, tu en paies le prix au détour. Et là, ils ont le détour en pleine face.

Déjà que la campagne a été amorcée tout de travers, voilà que les blessures s'en mêlent. Semyon Varlamov, finaliste pour le trophée Vézina il y a quelques mois, est au rancart pour au moins une semaine. Et voilà que son auxiliaire Reto Berra tombe au combat lui aussi. C'est donc dire que Calvin Pickard, qui a fait ce qu'il a pu en relève de Berra à Ottawa jeudi, et Sami Aittokallio seront les gardiens disponibles dans l'accueillant Centre Bell ce soir.

Les rares visites de l'Avalanche à Montréal ont toujours suscité un intérêt certain. Maintenant que Roy est à la barre de la formation de Denver, c'est cent fois plus médiatisé. C'est donc dans cette marmite débordante d'eau bouillante que s'amène une équipe visiblement en manque de moyens.

Est-ce que «saint Patrick» peut réussir à aimanter toute la pression, un truc dans lequel il excelle, pour ainsi permettre à ses jeunes de s'exécuter sans toutes les distractions entourant le passage dans un gros marché canadien? Probablement que oui. Mais il n'en demeure pas moins que l'Avalanche va se frotter à l'une des puissances de l'Est, une équipe bien équilibrée possédant une belle profondeur. Le Tricolore n'est pas une proie facile dans son édifice. Surtout pas pour une équipe dans une position aussi vulnérable.

Dès le début du camp d'entraînement, Patrick Roy déclarait à qui voulait l'entendre que la présente saison ne serait peut-être pas aussi étoilée que la dernière. Pas dupe pour deux sous, il savait très bien qu'un club comme le sien ne pouvait être aussi chanceux deux saisons de suite. Ne me méprenez pas, l'Avalanche n'est plus le club de 29e position du classement général d'il y a deux ans. Mais il n'est pas non plus un club de troisième position au classement général comme l'an passé. Il y a un juste milieu dans tout.

Varlamov le «voleur»

On vous le disait lors de nos prédictions pour 2014-2015. Le Colorado devra trimer dur pour se tailler une place en séries. Dans l'Ouest, des clubs comme le Wild du Minnesota et les Stars de Dallas sont maintenant meilleurs que l'Avalanche. Les Blackhawks, les Blues et le «Big Three» californien. C'est donc dire qu'à la moindre défaillance, les Nashville, Calgary et Vancouver de ce monde pourraient se faufiler.

Varlamov avait «volé» à lui seul plusieurs matchs l'an dernier. Et l'attaque roulait à un train d'enfer. Après cinq rencontres, Roy tente toujours de trouver la bonne recette de trios. Le meilleur pointeur du club, Nathan MacKinnon, ne revendique que trois aides. Matt Duchesne a marqué une fois et totalise deux points. Même chose pour Ryan O'Reilly et Daniel Brière. Le capitaine Gabriel Landeskog n'a qu'un but et le quart-arrière Tyson Barrie, une passe.

Si seulement Joe Sakic et Patrick Roy avaient pu ajouter de la profondeur à la ligne bleue comme l'ont fait les Islanders de New York. Le dg Garth Snow, pas reconnu pour ses coups d'éclat, a surpris en mettant la main sur Johnny Boychuk et Nick Leddy tout juste avant que ne s'amorce le calendrier régulier. L'arrivée de ces deux bonshommes, pas des vedettes mais d'honnêtes travailleurs possédant certaines habiletés, explique en grande partie la fiche invaincue des mal-aimés de Long Island.

La patience est donc de mise au Colorado. Espérons seulement que le bel optimisme des amateurs suscité par l'étincelante saison l'an dernier ne s'estompe pas trop vite. Que l'on donne la chance au coureur de retrouver sa bonne paire d'espadrilles. Redorer le blason d'un club, ce n'est pas un sprint, mais habituellement un marathon.

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