Fini le bois mort chez le Canadien

Alex Galchenyuk fait partie du noyau de jeunes... (Photo AP, Luis M. Alvarez)

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Alex Galchenyuk fait partie du noyau de jeunes joueurs sur lequel peut compter l'entraîneur-chef Michel Therrien. Le Canadien a amorcé la saison du bon pied en remportant ses deux premiers matchs.

Photo AP, Luis M. Alvarez

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Deux matchs ne font pas une saison. Il ne faut donc pas partir en peur parce que le Canadien a gagné ses deux premières rencontres du calendrier régulier. Mais ça ne nous empêchera pas d'aimer ce que nous avons vu. Autant sur la patinoire que sur le banc.

Ce qui frappe le plus chez le Tricolore en cette première semaine de la campagne 2014-2015, c'est la profondeur au sein de l'alignement. Michel Therrien a entre les mains tous les outils nécessaires pour que sa formation s'installe pour longtemps parmi l'élite de sa conférence.

Une profondeur qui facilite le travail de l'expérimenté entraîneur-chef. Ça lui donne une marge de manoeuvre qui lui permet de soutirer le meilleur de ses protégés, soir après soir. On en a eu une belle preuve pendant le match contre les Capitals, jeudi.

Pierre-Alexandre Parenteau avait impressionné beaucoup d'inconditionnels de la Sainte-Flanelle à Toronto, mercredi. Bien installé dans le premier trio en compagnie de Max Pacioretty et de David Desharnais, il avait connu une sortie intéressante. Mais dès le début du duel à Washington, il était redevenu le joueur que Patrick Roy ne pouvait plus blairer au Colorado. Après 20 minutes, Therrien en avait assez vu.

Histoire de recharger la batterie de l'attaque, il a parachuté Parenteau dans le troisième trio, ramené le dynamo Brendan Gallagher dans le premier et jumelé Jiri Sekac à Tomas Plekanec et Alex Galchenyuk. À partir de là, le vent a commencé à tourner. Devin, Therrien? Peut-être un peu. Mais il sait qu'il peut s'amuser à jouer avec ses pièces de casse-tête. Ça fouette tout le monde et le résultat ne peut qu'être positif.

Soyons honnêtes, Dustin Tokarski a sauvé les meubles lors de l'engagement initial, jeudi. À un moment donné, c'était 14-0 ou quelque chose du genre au chapitre des tirs au but en faveur des Caps. Le gardien originaire de la Saskatchewan a prouvé que ce qu'il avait réussi pendant la série face aux Rangers le printemps dernier n'était pas le fruit du hasard. Et que ses patrons ne se sont pas seulement fiés sur les dollars sauvés en le préférant au vétéran Peter Budaj.

Mais une fois que Therrien a «ajusté» ses trios, tout s'est replacé. Ce qui est clair chez le Canadien de Montréal de cette saison, c'est que dès que certains vont commencer à pédaler dans le vide, ils iront le faire en gymnase plutôt que sur la patinoire. C'est fini, le bois mort. À la moindre défaillance, ce sera au prochain. Dale Weise et Travis Moen ont chacun eu leur chance cette semaine. Maintenant, ce sera au tour de Michael Bournival d'intégrer l'alignement.

Manny Malhotra s'avère une belle prise pour le tandem Bergevin-Therrien, un gars qui n'a pas coûté cher, mais qui prend déjà beaucoup de place dans le vestiaire. Et dans le cercle des mises en jeu. Le jeune Sekac prend de l'assurance et Galchenyuk est à sa place sur le deuxième trio où il s'amuse avec le vieux Plekanec, qui connaît un départ canon. Pas si mal pour un gars supposément sur le marché des transactions au cours des derniers mois.

Le tandem Price-Tokarski n'a rien à envier à aucun autre duo de la LNH. La seule interrogation est à la ligne bleue. Après P.K. et Markov, utilisés à outrance par Therrien, ça se corse. Si Alexei Emelin est à nouveau blessé, on va en demander beaucoup trop aux Weaver, Gilbert, Beaulieu et Tinordi.

Mais on se répète, deux matchs ne font pas une saison. Ça recommence à Philadelphie, ce soir. Et le défi s'annonce encore plus imposant à Tampa Bay, lundi.

Exemple de détermination

Francis Bouillon aura été au bout de son rêve. Une carrière de 776 matchs de saison régulière et de 55 matchs en séries éliminatoires dans la Ligue nationale de hockey, ce n'est vraiment pas banal pour un gars que personne voyait chez les professionnels. Retranché par le Canadien en début de semaine, l'arrière qui aura 39 ans le 17 octobre jongle avec l'idée d'aller terminer son aventure en Europe. Mais peu importe ce qu'il décide, il pourra dire mission accomplie.

Pourquoi je vous parle de Bouillon? Parce que nos chemins se sont croisés à la fin de son stage chez les juniors avec les Prédateurs de Granby et à ses débuts chez les pros avec les Rafales de la Ligue internationale. À l'époque, on parlait des mêmes choses qu'aujourd'hui, de sa détermination à prolonger le plus possible son aventure dans son sport favori.

Bouillon en a confondu, des sceptiques. À sa sortie du hockey junior, il possédait un beau curriculum vitae. Capitaine des Prédateurs de Michel Therrien, champions de la Coupe Memorial 1996, premier club québécois à y parvenir depuis les Remparts en Or de Guy Lafleur, il était cependant jugé trop petit à 5'8''. Bien décidé à se faire valoir, il a passé un été avec les Roadrunners de Montréal de la Ligue de rollerhockey avant de disputer une saison dans la East Coast Hockey League.

À l'automne 1997, il se présente à Jean Pronovost, alors entraîneur-chef des Rafales. «Ce p'tit gars-là prend beaucoup de place sur la patinoire», avait déclaré Pronovost dans un texte daté du 22 septembre 1997. Il n'est pas grand, mais il tient son bout. Et il en fait même plus. «Il nous complique grandement la tâche dans notre processus de sélection». En 71 matchs avec des Rafales pas vraiment compétitifs, Bouillon avait marqué huit buts et totalisé 35 points. Il venait de prouver à la planète hockey qu'il avait sa place parmi les grands. Deux ans plus tard, après une campagne à Fredericton de la Ligue américaine, il forçait les dirigeants du Canadien à le garder. On connaît la suite.

Petite note en terminant, de tous ses coéquipiers des puissants Prédateurs de Granby, il est celui qui a disputé le plus de matchs dans la LNH. Suivent dans l'ordre Georges Laraque (695), Jason Doig (148), Benoît Gratton (58), Daniel Goneau (53), Xavier Delisle (16) et Philippe Audet (4). Ça rend son exploit encore plus précieux.

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