Yves Racine, un gars d'affaires

Après avoir joué 15 ans chez les professionnels,... (Infographie Le Soleil)

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Après avoir joué 15 ans chez les professionnels, Yves Racine brasse maintenant de grosses affaires en tant que pdg de Fixatech inc. et associé au projet Humania condo_nature.

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(Québec) Yves Racine l'avoue lui même. C'était écrit dans le ciel qu'à la fin de sa carrière de hockeyeur, il se retrouverait dans le monde des affaires. Après avoir joué 15 saisons chez les professionnels, il est aujourd'hui associé au projet Humania condo_nature à Saint-Augustin et président-directeur général de Fixatech inc., une entreprise spécialisée dans les clous, les agrafes et l'outillage, dont il est aussi copropriétaire depuis 10 ans.

«J'ai toujours été un gars d'affaires», lance l'ex-hockeyeur. «La business m'a toujours attiré. À 18 ans, alors que je jouais à Victoriaville dans la LHJMQ, j'ai acquis avec Daniel Marois un mini-putt que j'ai géré pendant trois ans. Plus tard, j'ai lancé une compagnie de marketing avec un ami. Je pense que même si j'avais eu la chance de demeurer dans le monde du hockey à la fin de ma carrière de joueur, j'aurais quand même eu de l'intérêt pour la business et l'immobilier.»

Il y a maintenant une douzaine d'années que Racine a embrassé le monde des affaires à temps plein. Sa transition entre le hockey et sa nouvelle carrière s'est bien faite, notamment parce qu'il a pu marier les deux pendant deux ans. Réal Breton, propriétaire du Prolab de Thetford Mines pour qui il évoluait, était aussi son associé dans un projet immobilier. C'est par la suite que le duo s'est lancé dans l'aventure de Humania condo_nature estimée à 100 millions $.

«Je me suis retrouvé avec des partenaires habitués à brasser de grosses affaires et aguerris dans le domaine de l'immobilier, dont un contracteur et un architecte. On dit qu'en affaires, tu dois t'entourer de gens plus brillants que toi. C'est comme ça que tu apprends. J'ai eu la chance de côtoyer des personnes aux côtés desquelles j'ai pris beaucoup d'expérience. Chez Fixatech, je peux compter sur Luc Poulin, un entrepreneur de carrière, qui connaît vraiment les contracteurs, le marché et les produits.»

«Je pense aussi que ma carrière de hockeyeur m'a bien préparé pour la suite. J'y ai appris à travailler en équipe, à parler de chiffres, etc. Et une entreprise, c'est comme une équipe de hockey. Je gère 23 personnes chez Fixatech. Je dois être un peu psychologue afin de composer avec chacun. Et quand tu es propriétaire, il faut que tu travailles six ou sept jours par semaine. Mais le travail, ça ne te fait pas peur quand tu as été joueur de hockey. J'ai fait mes classes et je me sens à ma place.»

Petit bémol

Premier choix des Red Wings de Detroit lors du repêchage de 1987, Racine a évolué neuf saisons dans la Ligue nationale. Défenseur au style offensif, il a amassé 231 points en 508 matchs. Après avoir joué quatre saisons à Detroit, il a évolué pour les Flyers puis pour le Canadien. Il s'est ensuite retrouvé avec les Sharks, les Flames et le Lightning. «Quand tu es repêché en première ronde, ça veut dire que tu as un certain talent. C'est à toi de le démontrer et de travailler pour y arriver. Et je pense que j'ai réussi.»

«Mes cinq premières années ont été très belles. Les quatre autres un peu moins. C'est quand je suis arrivé à Montréal que les choses ont commencé à moins bien aller. Le Canadien avait déjà plusieurs bons défenseurs offensifs. Il n'y avait donc pas de place pour un gars comme moi. Ce fut aussi deux années assez rock and roll avec les départs de Jacques Demers, Serge Savard et Patrick Roy. Quand j'ai quitté Montréal, je me suis retrouvé avec des clubs où il y a eu beaucoup de mouvements de personnel et des changements d'entraîneurs. C'est par la suite que je suis allé en Europe où j'ai joué six saisons, dont cinq en Allemagne.»

Fier de ses statistiques et heureux d'avoir amélioré son jeu défensif et d'être devenu un arrière plus complet, Racine a quand même un petit bémol quand il trace le bilan de sa carrière. «J'ai fini de jouer dans la LNH à 29 ans. Je pense que j'aurais pu y évoluer facilement deux-trois ans de plus. Mais ce n'est pas arrivé. J'ai quand même joué neuf ans alors que la moyenne des carrières sont de quatre à cinq ans.»

Même s'il est très occupé par sa carrière d'homme d'affaires, Racine n'a pas accroché ses patins pour autant. Une fois par semaine, il se retrouve sur la patinoire avec des amis, dont d'anciens joueurs des Nordiques. Il dispute aussi une dizaine de matchs par année avec les anciens Canadiens.

«Je trouverais ça dur de ne pas jouer au hockey l'hiver et de ne pas revoir les chums dans la chambre comme avant. La gang, c'est quelque chose d'important. Avec les anciens Canadiens, on voyage même ensemble en autobus. Porter le chandail du Tricolore, c'est pour moi une grande fierté parce que je vois l'impact de son logo sur les gens.»

Même s'il n'est âgé que de 48 ans, Racine avoue prépare son après-carrière. Son rêve est d'aller faire de l'immobilier en Floride. «Je ne sais pas encore quelle tangente ça pourrait prendre. Je pourrais acheter des maisons et les rénover ou construire de petits complexes de condos. Je ne serais pas vraiment à la retraite. Mais il me semble que jouer au golf et faire de l'immobilier, c'est un beau mélange.»

Questions/réponses

Q Fait marquant?

R Avoir été sélectionné en première ronde par les Red Wings (11e au total), lors du repêchage de 1987 qui était présenté à Detroit. Et la médaille d'or que j'ai gagnée au Championnat du monde de 1994, où j'ai eu la chance de jouer avec les Joe Sakic, Rob Blake, Luc Robitaille, etc.

Q Meilleurs entraîneurs?

R Jacques Demers, pour qui j'ai évolué à Detroit, à Montréal et à Tampa Bay. Il a vraiment joué un rôle marquant dans ma carrière. Et Barry Melrose qui m'a dirigé à ma première saison dans les mineures.

Q Les joueurs les plus difficiles à arrêter?

R Eric Lindros. Il était gros, il était rapide. Et parce qu'il avait de bonnes mains, il pouvait te battre de n'importe quelle façon. Mais aussi Mario Lemieux et Jaromir Jagr.

Q Plus grandes qualités?

R Ma vision du jeu et ma première passe.

Q Point sur lequel tu as travaillé toute ta carrière?

R Mon jeu défensif. J'ai toujours été reconnu comme un défenseur offensif. Mon passage à Montréal m'a appris à mieux jouer défensivement. Mais j'aurais aimé être meilleur en défensive pour pouvoir dire que j'étais un arrière complet dans le genre de Larry Robinson ou Raymond Bourque.

Q Plus grande déception?

R Quand le Canadien m'a mis au ballottage. Aujourd'hui, c'est quelque chose qui arrive plus souvent pour des questions de contrat. Mais à mon époque, c'était une tache noire à ton dossier.

Q Dans 20 ans?

R Je me vois en Floride, sur un terrain de golf, à faire de la business encore. C'est sûr que je vais toujours faire de la business. Je ne sais pas quelle genre, mais je vais toujours être actif de ce côté-là.




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