Marylène Laplante: personnalités complémentaires

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Marylène Laplante a oeuvré au sein de l'équipe de volleyball du Rouge et Or de l'Université Laval tout au long de son parcours universitaire.

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(Québec) Marylène Laplante a toujours eu deux personnalités qui semblaient s'opposer. Férue de chiffres et très rationnelle, un côté d'elle-même qu'elle a assouvi dans ses études en comptabilité, elle est aussi une athlète accomplie comme en témoignent ses succès avec l'équipe de volleyball du Rouge et Or. Aujourd'hui comptable (CPA-CMA), elle demeure très active sur le plan physique mais aussi très compétitive.

«J'ai toujours été perfectionniste, aimé les détails et le travail précis», explique la native de Saint-Elzéar, en Beauce. «Et les mathématiques, ç'a toujours été ma matière forte à l'école. J'adorais ça. En même temps, j'ai toujours été une fille très sportive qui aime sortir des sentiers battus. Je pense que j'avais besoin de ça afin de garder un équilibre dans ma vie. Mes études me demandant de m'intérioriser, le sport me permettait de faire sortir toute l'énergie que j'avais en moi.»

Travaillant depuis quelques années chez Investissement Québec, une société d'État servant de moteur de développement économique, l'ex-volleyeuse est d'avis que sa carrière sportive, bien qu'à mille lieues de son travail, l'a bien préparée à ses défis professionnels. Car en plus de lui avoir permis de développer de nombreuses qualités, elle lui a aussi appris à travailler en équipe et à faire face à des périodes de grand stress. «On pense souvent qu'un comptable travaille tout seul. Ici à Investissement Québec, c'est tout le contraire.»

La carrière de Marylène avec le Rouge et Or aurait pu se terminer à la fin de la campagne 2004. Bac en poche, elle a décidé de prendre une pause dans ses études et elle est allée jouer du côté professionnel avec la formation française de Lyon Saint-Fons. «Partir toute seule et foncer, c'est une belle expérience de vie. Mais il me manquait quelque chose au niveau du volley. Et je trouvais ça difficile d'être loin de la famille. Après une saison, je suis revenue au Québec.»

Désireuse d'obtenir une maîtrise en comptabilité, la volleyeuse s'est inscrite à l'Université Laval. L'arrivée de Benoît Robitaille, son coach avec les Élans du Cégep Garneau, à la tête du Rouge et Or l'a incitée à écouler ses deux dernières années d'admissibilité au sein du réseau universitaire canadien. Deux saisons marquées par la conquête d'un championnat national, de ses deuxièmes titres d'athlète de l'année à l'UL et de volleyeuse par excellence au pays de même que du titre d'athlète universitaire, toutes disciplines confondues, au Canada. Par la suite, c'est sans trop de difficulté qu'elle a tourné la page sur le volleyball.

«Quand j'ai fini ma maîtrise, j'ai eu envie de travailler et d'avoir une vie plus normale. Je me sentais prête parce que j'avais vécu tout ce que je voulais vivre au volley. J'avais gagné un championnat canadien, j'avais un peu goûté à l'équipe nationale et j'avais vécu l'expérience professionnelle. J'étais contente de passer à autre chose. J'étais zen avec ma décision.»

Aimer bouger

Entraîneure adjointe avec les Élans juvénile AAA lors de la campagne 2007-2008, Marylène a aussi continué à jouer au volley en prenant part à des tournois récréatifs. Rapidement, elle a réorienté sa carrière sportive. «J'ai eu le goût de faire autre chose tout en demeurant aussi active. J'ai commencé à jouer à la ringuette et au hockey et même à faire de la course à pied.

«À la base, je suis une personne qui aime bouger. Peu importe l'activité que l'on va me proposer, je suis partante. Mon chum est un amateur de motoneige. Et j'ai commencé à faire des sorties avec lui. Juste le fait d'être à l'extérieur, de profiter du plein air et de la beauté du paysage, j'ai aimé ça.»

De retour sur la patinoire en décembre dernier, Marylène a aussi très hâte de recommencer à courir, une activité qu'elle a arrêtée pendant sa grossesse. Le fait de se retrouver seule lui permet de décrocher de son quotidien. Elle aime aussi beaucoup la compétition qui lui fait retrouver l'effet de gang et l'adrénaline qu'elle avait avant les matchs de volley. Après avoir couru des 5 et des 10 km, elle fait maintenant des demi-marathons. «C'est mon besoin de sortir de ma zone de confort et d'essayer autre chose qui me pousse à me lancer continuellement de nouveaux défis.»

Maman depuis octobre d'une petite fille, Marylène ne cache pas que son rôle de mère est le plus gros défi auquel elle a dû faire face. «C'est merveilleux, c'est la plus belle chose qui me soit arrivée. L'arrivée de ma poupoune m'a permis de me redécouvrir en tant que personne.»

Marylène explique qu'elle est très fière de sa carrière de volleyeuse. D'abord parce qu'elle lui a permis de pousser au maximum sa passion mais aussi pour tout ce qu'elle lui a apporté. Et elle continue à suivre, dans les journaux et les médias sociaux, les activités de toutes les équipes du Rouge et Or de même que celles des Élans en volleyball.

«J'ai aussi des collègues de travail dont la fille joue à Garneau. Souvent, ils me parlent de ce que vit leur enfant. Ça me permet de rester informée de ce qui se passe dans le milieu.»

Questions/réponses

Q Fait saillant?

R Ma médaille d'or au championnat canadien universitaire. Jamais une équipe de volleyball féminin en avait gagné une à l'Université Laval. Cette année-là, on avait 37 victoires, 0 défaite. On avait une équipe de rêve et on a eu une année de rêve.

Q Personnalité marquante?

R Benoît Robitaille. Quand je suis rentrée à Garneau, c'était lui le coach. Et c'est vraiment là qu'il y a eu un déclic et que je me suis développée davantage. C'est aussi lui qui m'a un peu recrutée pour que je revienne à Laval après mon année pro. Et c'est à la fin de cette saison-là que l'on a gagné le Canadien.

Q Des idoles de jeunesse?

R Marie-Josée Gilbert, une fille originaire de mon village de Saint-Elzéar qui jouait pour le Rouge et Or quand j'évoluais au secondaire. Quand je la regardais, je me disais que moi aussi un jour, j'allais jouer avec le Rouge et Or. Même si je ne la connaissais pas beaucoup, elle a été une source d'inspiration. Elle m'a influencée.

Q Plus grande déception? 

R D'avoir été moins dans le feu de l'action les deux étés que j'ai passés avec l'équipe nationale. J'aurais aimé avoir la chance de participer davantage, d'être plus impliquée. Mais à 5'8'', je n'étais pas grande. Et on m'avait donné un rôle plus limité en défensive. J'ai trouvé ça difficile.

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