Les racines profondes de Jacques Tanguay

Jacques Tanguay, homme d'affaires et de sport, est... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Jacques Tanguay, homme d'affaires et de sport, est parti, à l'âge de 17 ans, à l'Université de Moncton où il a joué pour les Aigles bleus, dans la Ligue junior A des Maritimes.

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Les réalisations de Jacques Tanguay parlent d'elles-mêmes. Il est un passionné de sport. Et cette passion a des racines profondes puisque l'homme d'affaires l'a vue naître chez lui bien avant qu'il ne travaille à la naissance de l'Océanic de Rimouski et du Rouge et Or football.

«Le sport m'a permis de passer une jeunesse magnifique», explique Tanguay, qui a grandi à Sainte-Foy. «Et jouer au baseball était ce que je préférais. Premier but, gaucher, je frappais bien la balle. L'hiver, c'était le hockey. À l'époque, les territoires étaient plus petits. En dehors de l'aréna, on était des amis qui jouaient au hockey dans la rue et on étudiait aussi presque tous à la même école. Et je dirais que, l'été, 70 % des gars de l'équipe de hockey se retrouvaient dans le même club de baseball. On passait 12 mois par année ensemble. Il se créait des liens extraordinaires.»

Tanguay insiste sur l'importance pour les jeunes d'avoir des passions et des rêves. Il explique que c'était les parents qui les faisaient naître et qui leur permettaient de se développer, en fournissant à leur enfant l'encadrement, l'environnement et le soutien nécessaires. Lui-même a pu compter sur une mère et un père passionnés de sport. «Mes parents m'ont toujours suivi et encouragé, malgré le fait que mon père était un homme excessivement occupé. Et ma mère était extraordinaire. Un jeune a besoin de ça. S'il est laissé à lui-même, c'est beaucoup plus facile pour lui d'abandonner.»

Au camp des Remparts

C'est à la suite de sa dernière saison dans le baseball midget AA que Tanguay dut choisir entre le baseball et le hockey. Il opta pour notre sport national et se joignit au Couillard de Sainte-Foy de Bob Chevalier. 

«J'avais certaines aptitudes et de bons chums qui me passaient la rondelle sur la palette. Et des fois, je la mettais dedans. Ça m'a permis de jouer du hockey de bon calibre et de prendre part au camp d'entraînement des Remparts. Martin Madden était le dg et René Drolet, le coach

Tanguay était au camp des Diables rouges quand il reçut un coup de fil de Jean Perron, l'entraîneur-chef des Aigles bleus de l'Université de Moncton. «Je ne le connaissais pas. Et je ne savais même pas où était Moncton. Il m'invitait à me joindre à son équipe. Je lui ai répondu que j'étais très honoré, mais que je n'avais pas les prérequis pour entrer à l'université compte tenu que je n'étais pas encore allé au cégep.» 

Perron expliqua au jeune hockeyeur que les critères d'admissibilité dans les universités du Nouveau-Brunswick n'étaient pas les mêmes qu'au Québec. Tanguay se tourna alors vers le dg des Remparts afin de connaître son potentiel de hockeyeur. Madden fut bien honnête. «Martin m'a dit que je ne jouerais jamais dans la LNH. Même si je n'étais pas friand des études, je suis parti à Moncton où j'avais l'opportunité d'entrer à l'université en sautant le cégep et d'y trouver un programme dans lequel j'aimerais étudier. Je ne l'ai jamais regretté.»

Âgé de 17 ans, Tanguay poursuivit sa carrière avec les Beavers de Moncton, l'équipe affiliée aux Aigles bleus, qui évoluait dans la ligue junior A des Maritimes. Il disputa aussi, l'année suivante, quelques matchs avec le «grand» club. Passionné par ses études en administration, il prit les bouchées doubles et obtint son diplôme en deux ans. Tanguay étudia ensuite à l'Université Laval en comptabilité. Deux ans après son entrée sur le marché du travail, il se joignit à l'entreprise familiale.

«Je me suis concentré sur mon travail pendant des années et j'ai mis beaucoup d'efforts et de temps afin de continuer à construire l'entreprise que mon père avait fondée. C'est à ce moment que j'ai réalisé que j'étais en train de laisser passer une période importante de ma vie. À 30 ans, j'ai décidé de m'investir dans le sport afin de retrouver cette passion que j'avais dû mettre de côté. Ma manière de m'impliquer fut de partir des formations sportives.»

Tanguay proposa à son père Maurice de faire équipe avec lui dans ses projets. Le premier fut de trouver une franchise dans la LHJMQ et de l'installer à Rimouski. «Mon père mit dans l'Océanic la même énergie et la même passion qu'il avait pour son commerce. Et c'est ce qui a permis à l'équipe de connaître les succès qu'elle a depuis.

«Étant un peu jaloux de mon père (rire), dans l'ombre duquel je travaillais à Rimouski, j'ai décidé de partir une équipe de football quand des gens que je connaissais sont venus me voir afin d'avoir mon opinion sur leur projet de création d'un programme universitaire. Puis, il y a eu les Remparts.»

Plus de 35 ans après avoir mis fin à sa carrière de hockeyeur à Moncton, Tanguay est d'avis que les valeurs que le sport lui a transmises et les expériences qu'il a vécues lui servent encore. 

«Tous les sports sont fantastiques. J'ai eu la chance de faire des sports d'équipe et ça m'a laissé un héritage formidable. J'ai appris à créer des liens avec des gens, à développer mon leadership et à travailler en équipe. Et ça, ce sont des choses qui te servent toujours, à tous les niveaux dans ta vie.»

Questions/réponses

Idoles de jeunesse?

R  Réal Cloutier. Ça remonte à l'époque où nous évoluions tous les deux à Sainte-Foy. Lui était midget et moi, pee-wee. Et Guy Lafleur.

Q  Un mentor?

R  Mon père. J'ai passé une jeunesse extraordinaire et à ce moment-là mon père a certainement été mon plus important mentor dans mon développement. Il a toujours continué à l'être par la suite.

Q  Personnalité marquante?

R  Bob Chevalier. J'ai eu le bonheur de jouer tout mon hockey mineur à l'époque où Bob Chevalier était le directeur de l'aréna à Sainte-Foy. Il fut pour moi un accompagnateur exceptionnel.

Q  Plus beaux souvenirs?

R  Le voyage que nous avons fait en Tchécoslovaquie après avoir gagné le championnat midget Wrigley. Et la tournée en Suisse que j'ai faite quand je jouais pee-wee à Sainte-Foy.

Q  Moment le plus difficile?

R  Le jour où j'ai terminé mes études à Moncton. Le hockey dans un milieu compétitif tel que je l'avais connu toute ma jeunesse était à ce moment-là terminé.

Q  Plus grande qualité?

R  La passion dans tout ce que j'entreprends.

Q  Plus grand défaut?

R  Mon impatience. Mais avec les années, j'essaie de la corriger.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer