Magalie Bonneau à l'écoute de son âme

Magalie Bonneau vit depuis 11 ans en Californie, où... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Magalie Bonneau vit depuis 11 ans en Californie, où elle a amorcé une carrière dans le domaine de la danse.

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Pendant toute sa carrière en voile, Magalie Bonneau a été en contact direct avec la nature et les éléments. Elle est cependant d'avis que pendant une très grande partie de cette carrière, elle s'est laissée guider par son égo plutôt que d'être en relation avec son âme et son environnement.

«J'ai réussi à me réaliser à la fin de ma carrière, quand je suis devenue complètement présente dans mon corps, en relation avec le vent, la terre, et l'eau», explique la Québécoise qui vit en Californie depuis 11 ans. «Quand j'ai réussi à vraiment incarner cette communion, je suis arrivée au top

L'ex-athlète indique que c'est en 2004, alors qu'elle était dans le dernier sprint pour se qualifier pour les Jeux olympiques, qu'elle avait eu le signal qu'elle devait changer sa manière de faire. «À quelques semaines des essais, mon corps m'a dit, à travers des douleurs intenses, que je devrais prendre une pause. Ç'a m'a amenée à faire une recherche à la fois extraordinaire et un peu terrifiante. De là, je suis partie faire un pèlerinage pour reprendre contact avec ma source. 

«C'est là que je suis arrivée à réaliser que je devais changer ma façon d'approcher la vie et mettre mon énergie au service de l'humanité. Quelques années plus tard, je me suis lancée profondément dans la danse. Ce fut un appel spirituel et non pas intellectuel.»

Magalie a mis fin à sa carrière en 2005 après avoir réalisé ses meilleures performances sur la scène internationale. Une décision surprenante survenue à la suite d'un championnat du monde disputé au Brésil. «Après la compétition, je suis allée dans le nord du pays et j'ai été en contact avec des gens qui vivaient très simplement. Ça m'a sortie de la bulle dans laquelle j'étais isolée en tant qu'athlète. Mes priorités ont changé radicalement. J'ai su que c'était le temps de réviser mes priorités.»

Bachelière de Hautes études commerciales, la Québécoise s'est expatriée en Californie où elle a fondé la compagnie Dancing Without Borders (dancingwithoutborders.org) qui met la danse au service du changement social. «La danse est similaire à la voile dans le sens qu'elle nous amène à être connectée à notre corps, la terre et la communauté avec notre coeur.»

Magalie indique que ce qu'elle retient de sa carrière, c'est ce que la voile lui a apporté. Grâce à elle, la Québécoise a découvert qui elle était et sa capacité à réaliser ses rêves les plus chers. Avec le temps, elle a appris à mettre son attention sur le processus plutôt que les résultats. «Toutes ces capacités que j'ai développées, je les ai amenées dans mon travail au niveau des changements sociaux et environnementaux et dans ma carrière artistique. Ce sont des principes de vie que j'ai transposés dans mon quotidien.»

La Québécoise n'a jamais regretté d'avoir arrêté la voile. Ce qui fut difficile dans sa transition fut de comprendre comment elle pouvait s'intégrer dans la société en étant vraie. «C'est comme s'il y avait quelque chose en moi qui a dû mourir pour que je devienne authentique. En même temps, je sentais que j'avais un côté créatif auquel je n'avais jamais accédé du temps où j'étais athlète. Le fait que je me sois entourée d'une communauté d'artistes et de gens centrés sur le développement intérieur m'a aidée à me faire confiance.»

Avec le recul, l'ex-athlète a aussi réalisé que la raison pour laquelle elle avait été inspirée à aller aux Jeux Olympiques était de prendre part à la cérémonie d'ouverture, un évènement très inspirant pour elle puisqu'il réunissait des athlètes des quatre coins du monde célébrant leur humanité et leurs capacités.

«Atteindre le podium aux Jeux était une fin en soi que la société qui m'avait domestiquée voulait que je réalise. Personnellement ce à quoi j'aspirais était de faire partie d'une célébration internationale où tous donnaient le meilleur d'eux-mêmes.»

À travers le monde

Au cours des dernières années, la Québécoise a organisé plusieurs évènements d'art publique à grande échelle à travers le monde. En 2012, elle a travaillé sur quatre rassemblements présentés sur quatre continents. Magalie sera maintenant productrice d'un rituel d'art aérien (100possible.net) organisé le 10 août dans le cadre du Forum social mondial présenté à Montréal. Elle créera, juste à côté du stade Percival Molson, avec la collaboration de centaines de participants, une image qui se révèlera du ciel représentant un monde équitable et 100 % renouvelable.

Par la suite, la Québécoise mettra une partie de ses énergies à la réalisation d'un grand projet qu'elle souhaite présenter en 2018 et lors duquel elle réunira des artistes, des poètes, des danseurs et des communautés de partout pour soutenir une campagne reliée aux changements climatiques.

Questions/réponses

Q Personnalités marquantes

R Mes parents, qui ont joué un rôle important et précieux dans mon cheminement en m'encourageant continuellement à croire en mes rêves et à oser les réaliser jusqu'au bout. Leur présence, leur écoute, leur attention et leurs encouragements continuent à être très précieux.

Q Plus beau moment de ta carrière d'athlète

R Ce n'est pas un moment. C'est tout mon cheminement, l'ensemble avec ses hauts, ses bas et ses challenges. Je suis émerveillée par les cadeaux que la vie m'a apportés.

Q Comment te décrire en quelques mots 

R Catalyseur, guide et visionnaire.

Q Plus grand rêve

R Que les gens se rendent compte jusqu'à quel point ils sont extraordinaires dans leur âme et qu'ils puissent réaliser qui ils sont au-delà de leur égo et de leur identité. 

Q Plus grande qualité

R Je suis une rêveuse en action. Je suis capable de mettre en marche les choses que je sens au plus profond de moi même si elles ont l'air complètement impossibles à réaliser.

Q Plus grand défaut

R Je reste parfois trop enracinée dans mes rêves. Je ne sais pas si c'est un défaut, mais c'est quelque chose sur quoi je travaille.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer