Stéphanie Bissonnette: la synchro mène à tout

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Stéphanie Bissonnette demeure maintenant à Las Vegas, où elle est massothérapeute et entraîneure d'un club de nage synchronisée.

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(Québec) CHRONIQUE / Stéphanie Bissonnette avait huit ans quand elle a commencé à faire de la nage synchronisée. Non seulement sa passion a grandi et lui a permis de faire une belle carrière sportive, mais elle lui a aussi ouvert les portes du Cirque du Soleil. Maintenant âgée de 40 ans et installée à Las Vegas, elle est massothérapeute et entraîneure au club de synchro les Mermaids.

«Je pense que depuis que j'ai commencé à nager, je n'ai jamais passé une journée sans être sur le bord de la piscine, lance en riant la Québécoise. Ça n'a jamais arrêté. Là, je coache des petites filles. Elles sont tellement contentes de me voir quand j'arrive pour les entraînements. Des fois, je pense qu'il est temps de passer à autre chose. Mais je ne suis pas capable de partir.»

Stéphanie indique qu'elle a beaucoup de Jojo Carrier, son entraîneure à Synchro-Élite, en elle. Respectueuse, douce et favorisant la communication, elle aime être proche de ses nageuses. Elle avoue préférer travailler avec les plus jeunes.

«J'aime vivre les petits progrès jour après jour. Quand les petites vont voir leurs parents pour leur dire: "Aujourd'hui, j'ai fait quelque chose d'exceptionnel", c'est une belle récompense pour moi.»

La carrière de nageuse de Stéphanie a duré une douzaine d'années au cours desquelles elle a notamment décroché des médailles d'or aux Championnats du monde junior (Angleterre 1993), à l'Open de Suède (1995) et lors des Jeux du Canada (1995). Elle a cependant raté sa sélection pour les Jeux d'Atlanta. Âgée d'une vingtaine d'années, elle a décidé d'accrocher son maillot.

«Ce que je retiens de ma carrière, ce ne sont pas les résultats. Ce sont les amies que je me suis faites et que je vois chaque fois que je reviens à Québec, les entraîneurs incroyables qui ont formé ma personnalité et les expériences et les aventures que j'ai vécues qui m'ont permis de grandir.»

C'est un peu par hasard que la Québécoise s'est retrouvée avec le Cirque du Soleil pour travailler sur le spectacle O. «Je suis tombée sur un article de journal disant que le Cirque était à la recherche de nageuses. J'ai envoyé mon curriculum sans en parler à personne. Sylvie Fréchette m'a appelée pour m'inviter à une audition. Finalement, j'ai été choisie.

«Tout a alors changé. J'ai commencé une nouvelle vie. Je devais apprendre l'anglais et aller vivre dans une autre ville, dans un autre pays. C'était un beau défi. C'était la première fois qu'un gros show comme ça était monté. Tout était à faire. Quand tu as 20 ans, c'est magique.»

Passionnée par la synchro, Stéphanie l'a été tout autant par son travail au Cirque qui, selon elle, était un peu moins exigeant que la compétition. «C'était un spectacle. Je travaillais pour le plaisir des gens et pour mon plaisir à moi.»

La Québécoise a fait O pendant cinq ans. Son besoin de vivre une vie plus équilibrée - elle se sentait plus athlète qu'artiste et avait besoin de se lever tôt le matin et d'être active - l'a incitée à mettre fin à l'aventure mais aussi le besoin d'amorcer une transition qui lui permettrait d'assurer son avenir. Elle s'est même demandé si elle reviendrait au Québec. Elle a finalement accepté l'offre de son ami Stephan Miermont d'oeuvrer à la création artistique du spectacle Le rêve. À la même époque, elle est devenue coach avec les Mermaids. Sa nouvelle association avec le cirque a cependant été de courte durée.

«La troupe est partie pour la Belgique. Moi, je voulais rester à Las Vegas. Et ça ne me tentait plus de nager sur un spectacle. Je suis donc retournée aux études, en massothérapie. Toute ma carrière, j'avais vu beaucoup de massothérapeutes et de physio. Ce n'était donc pas un domaine complètement nouveau. Il m'intéressait, je le trouvais essentiel et il rallie toutes mes passions en même temps puisque je travaille avec des athlètes.»

Une nouvelle passion

Désireuse de satisfaire son besoin de bouger, Stéphanie a commencé à faire de la course à pied. C'est cependant son amour du café qui lui a fait découvrir le vélo. Elle a rencontré, dans son Starbuck favori, des cyclistes qui l'ont convaincue de monter sur une bécane. Le coup de foudre a été instantané.

«J'adore ça. C'est mon temps pour méditer, ma coupure avec le monde normal. Je fais du vélo presque tous les jours. Si je ne peux pas y aller, je vais bougonner un petit peu car je vais être déçue.»

Toujours guidée par son esprit compétitif, Stéphanie a commencé à compétitionner. L'automne dernier, elle a terminé cinquième aux Championnats américains des maîtres chez les 35-39 ans. C'est aussi grâce au vélo que Stéphanie a rencontré l'homme de sa vie. Les deux amoureux iront rouler en Italie en août. «On ira grimper le col du Stelvio.»

Dernièrement, Stéphanie a renoué avec ses anciennes amours en donnant avec une amie un spectacle de synchro à l'hôtel MGM. «On a fait quelque chose de facile et on a eu tellement de plaisir. Ç'a été instantané et naturel. Le goût de performer est revenu. Dans la piscine avec plein de spectateurs autour, wow, j'avais encore 20 ans.»

Questions/réponses

Q Plus beau souvenir

R Les Jeux du Canada. J'avais gagné en solo puis en figures. Une belle expérience et une belle aventure. Un parce que c'était Jojo (Carrier) qui était venue avec moi. Et puis parce que c'était comme des petits Olympiques. J'avais vraiment travaillé fort cette année-là pour réussir.

Q Des regrets

R J'aurais voulu être plus flexible. Je ne l'étais pas et ça m'a coûté beaucoup dans mon sport.

Q Des idoles 

R Carolyn Waldo.

Q Personnalité marquante

R Jojo Carrier. La seule personne qui, à l'exception de mes parents, a vraiment changé ma vie et ma façon de penser.

Q Plus grande déception

R Ne pas avoir fait l'équipe olympique de 1996. Plusieurs filles de la formation de 1992 étaient de retour. Et elles étaient beaucoup plus fortes que moi. Ça m'a coûté plusieurs positions et je n'ai pas été capable de faire les sélections. Ç'a été tough pour moi.

Q Dans 20 ans

R Je me vois encore et toujours sur mon vélo.

Q La LNH à Las Vegas

R Peut-être. Mais dans mon coeur de Québécoise, du hockey sous les palmiers, ce ne sera pas la même énergie.

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