Marie-Claude Lachance, une femme de défis

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L'ex-joueuse et entraîneure de badminton Marie-Claude Lachance est aujourd'hui  propriétaire de l'Institut d'épilation au laser et d'esthétique de Québec.

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(Québec) Marie-Claude Lachance l'a prouvé tout au long de sa carrière. Elle est une femme de défis. Elle n'avait que 21 ans quand, au lendemain de sa retraite de joueuse, elle a accepté le poste d'entraîneure-chef de l'équipe de badminton du Rouge et Or. Quatorze années plus tard, à la suite de la conquête d'un titre provincial, elle prenait tout le monde par surprise en quittant son poste de coach pour se lancer en affaires.

«J'ai besoin à un moment donné de sortir de ma zone de confort», explique la propriétaire de l'Institut d'épilation au laser et d'esthétique de Québec. «Et après 10 années passées dans le monde de l'esthétique, j'en suis peut-être rendue à un nouveau défi. J'ai encore de l'énergie pour un autre challenge qui va me sortir de mes souliers et de mon petit confort. C'est plus à ça que je carbure qu'à changer le monde. Mais je ne sais pas de quelle façon ça va tourner.»

Initiée au badminton vers l'âge de 12 ans, Marie-Claude a connu les meilleurs moments de sa carrière chez les juniors. Par la suite, elle s'est aperçue qu'elle n'avait pas la force et la constitution pour s'imposer contre des joueuses de la trempe des Johanne Falardeau ou Denyse Julien. Après quelques saisons avec le Rouge et Or, elle a décidé de se concentrer sur son bac. «J'avais fait une belle carrière junior, une couple d'années d'universitaire, les Jeux du Canada et un peu d'international. J'avais réalisé ce que je voulais et j'avais atteint mes limites.»

Nommée entraîneure-chef du Rouge et Or pour un an, soit la durée de l'année sabbatique de Guy April, Marie-Claude dit que le fait d'être demeurée dans le milieu du badminton a facilité le deuil de sa carrière d'athlète. Son arrivée dans le coaching s'est faite sans heurts si ce n'est qu'elle a dû composer avec des athlètes qui avaient à peu près son âge. Son arrivée dans le monde des affaires a cependant été plus difficile. «L'esthétique est un milieu que je ne connaissais pas et avec lequel je n'avais pas tant d'affinités que ça. Mais j'avais le goût d'être en affaires.

«Je ne suis pas partie de zéro en achetant une clinique qui existait déjà. Et je me suis entourée de personnes qui connaissent ça. J'ai associé une technicienne qui m'aide depuis. Et je m'occupe de la gestion, de la comptabilité, des ressources humaines... Il a cependant fallu que je travaille fort.»

Marie-Claude ne cache pas que son départ du PEPS avait aussi été difficile. Non seulement l'Université Laval est un milieu très stimulant à cause des gens qui y travaillent et de toute l'expérience et l'expertise qui y sont partagées, mais de plus, elle était séparée de sa famille sportive qui la supportait et l'aidait.

«J'avais gardé plusieurs amis, mais nos sujets de conversation étaient différents parce que l'on ne vivait plus les mêmes affaires. Je me suis donc inscrite à des clubs d'affaires pour rencontrer des entrepreneurs qui vivaient les mêmes problèmes que moi.»

Avec sa soeur Karine

Il y a presque 25 ans que Marie-Claude a rangé sa raquette de joueuse. Et même si elle aurait pu continuer à jouer et à prendre part à des compétitions relevées, elle s'est toujours tenue loin du court. «Quand je coachais, j'étais tellement souvent dans le gymnase que je ne me voyais pas y retourner dans mes temps libres afin de faire des tournois pour le plaisir. Je préférais aller jouer au tennis ou au golf.

«Il y a une année où j'ai repris la raquette, ç'a été lors du Championnat des maîtres à Québec en 2012. Et c'est parce que je voulais jouer avec ma petite soeur [Karine] avec qui je n'avais jamais fait équipe. Je voulais jouer juste pour le plaisir. Mais rendue sur le terrain, je voulais gagner. Et on a gagné. Si on avait perdu, on aurait été déçues mais ça n'aurait pas été la fin du monde.»

Au début des années 2010, l'ex-entraîneure du Rouge et Or a recommencé à coacher au club de badminton de Québec. «Aujourd'hui, ce qui m'attire, c'est de développer et d'offrir mon expertise. Ce que j'aime, c'est de faire la différence pour les jeunes qui s'inscrivent pour la première fois au badminton. Mon défi, c'est de les faire bouger et de faire en sorte qu'ils s'améliorent, qu'ils rencontrent des jeunes et qu'ils se fassent des amis. Je veux leur apporter quelque chose. Je n'ai pas d'autres ambitions que d'avoir du plaisir dans ce que je fais.»

Interrogée sur le prochain défi qu'elle aimerait relever, la femme d'affaires indique qu'elle n'avait pas encore arrêté son choix, mais que le contact avec les jeunes et le contact humain en général étaient vraiment importants pour elle. Elle mentionne qu'elle se verrait travailler dans le domaine du loisir au niveau municipal ou encore dans un patro. Elle ajoute qu'elle a aussi beaucoup d'intérêt pour l'organisation d'évènements. 

«Je trippe encore sur l'esthétique. Mais j'ai aussi besoin de me trouver quelque chose qui va me sortir de ma zone de confort et qui va peut-être me ramener un peu plus proche de mes racines sportives. Est-ce que ça va être en parallèle de mon entreprise? Je ne le sais pas encore.»

Questions/réponses

Q Plus beau souvenir? 

R Comme athlète, c'est ma participation au Championnat du monde en Indonésie avec Caroline Thorn. Comme coach, les bannières gagnées en équipe, la finale du simple senior remportée par Jean-Philippe Goyette lors d'un Championnat canadien présenté ici à Québec. 

Q Personnalité marquante?

R M. Jean-Claude Laprise, même s'il n'a pas été là pendant toute ma carrière. Toute jeune, il m'a fait croire en moi comme il l'a fait avec les nombreux athlètes qu'il a développés. 

Q Si tu n'avais pas joué au badminton?

R J'aurais aimé commencer à jouer au golf plus tôt. Ce n'est pas juste frapper la balle, c'est aussi gérer sa game et demeurer patiente et concentrée. C'est un sport qui vient me challenger sans m'obliger à être top shape.

Q Ce qui te manque le moins? 

R Les horaires atypiques. Quand j'ai eu l'entreprise, ce que j'ai aimé, c'est d'avoir un petit peu de temps à moi. Et les voyages. Je trouvais ça dur les derniers temps de partir avec la gang du Rouge et Or dans mon mini bus de 15 passagers. Et toutes les responsabilités qui y étaient rattachées.

Q Plus grande qualité? 

R Je pense que c'est d'être capable de m'adapter à toutes les circonstances en fonction des individus, des situations et mon petit côté leader.

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