Les nouveaux défis de Mélanie Marois

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Maintenant à l'emploi de Desjardins depuis 2012 à titre de conseillère en communication, Mélanie Marois renouera avec le tennis en couvrant l'épreuve aux JO de Rio

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(Québec) Mélanie Marois n'est pas du genre à vivre dans le passé. Et même si elle est très fière de sa carrière de joueuse de tennis, elle a définitivement tourné la page sur ce chapitre de sa vie. «Je n'aime pas trop traîner dans le passé, lance-t-elle. Je ne veux pas m'y accrocher parce que j'ai trop de belles choses à vivre dans le présent.»

Pour Mélanie, le présent, c'est son travail de conseillère en communications chez Desjardins, et sa petite famille. Elle fait aussi des études à temps partiel pour l'obtention d'un DESS en relations publiques et elle travaille au développement du club de tennis de l'Université Laval où elle est vice-présidente du conseil d'administration.

Chez Desjardins depuis 2012, la jeune maman s'est vu confier plusieurs projets d'importance et elle a pu profiter de nombreuses opportunités. «J'ai été très chanceuse. Lors de mon premier mandat, j'ai touché à la conception Web jumelée à un programme expérience membres et clients. Mon mandat aux assurances de dommages était en gestion du changement dans l'implantation d'un projet de système. Et maintenant, je travaille sur divers projets spéciaux.»

Mélanie aurait pu faire carrière dans le monde de la télévision. Après sa retraite du tennis, elle a travaillé à RDS comme journaliste après avoir fait des études dans des écoles spécialisées avant d'amorcer des études en journalisme à l'Université Laval.

«Ce que j'avais vécu dans le tennis m'a aidée à RDS. J'avais la connaissance du sport, du milieu et des dynamiques. Je savais comment réagit un coach et comment se sent un athlète qui vient de perdre. J'avais de l'empathie et je savais comment lui parler. Je savais aussi ce qu'était la gestion du stress. Quand tu as des directs à faire à la télévision, c'est quelque chose qui est nécessaire car tu n'as pas vraiment de marge de manoeuvre.»

L'ex-joueuse de tennis mentionne qu'elle n'avait jamais pensé faire sa vie à la télévision. Parallèlement à son travail au petit écran, elle a fait son MBA en gestion des entreprises. «Je savais qu'un jour, je voudrais avoir une famille. Travailler dans les médias mais encore plus dans le monde du sport, c'est travailler les soirs et les fins de semaine. Et dans la vision que j'avais de ma vie d'adulte dans la trentaine, ça serait très important de consacrer du temps à ma famille. Je savais qu'un jour ou l'autre, je serais en conflit intérieur entre mon travail et ma famille. Je n'avais pas le goût de vivre ça. Il aurait probablement aussi fallu que je déménage à Montréal. Ce n'était pas dans mes plans ni dans ceux de mon conjoint. On voulait que nos parents soient proches de nos enfants.»

Une blessure

C'est en 2005 que Mélanie a mis un terme à sa carrière de joueuse de tennis. Obligée de subir une opération après avoir traîné une blessure à une jambe pendant un an, elle a décidé d'accrocher sa raquette quand le Dr François Marquis lui a dit que même si elle avait une très bonne qualité de vie après l'opération, il n'était pas capable de lui dire si elle pourrait reprendre l'entraînement à un très haut niveau de manière prolongée.

«Je n'avais pas le goût d'investir dans le tennis, ne serait-ce qu'une année ou deux de plus, sans savoir si j'allais être capable de faire mieux que ce que j'avais déjà fait. Si je retournais jouer, c'est parce que je savais que je pourrais être meilleure que je l'avais été et que j'étais capable d'endurer l'entraînement et tout ce que ça prenait pour y arriver.»

La jeune maman ne cache pas qu'elle a éprouvé des difficultés à tourner la page sur sa carrière. Elle est cependant d'avis que n'eût été son type de personnalité, elle en aurait éprouvé encore davantage. «L'incertitude, c'est parfois paralysant. Moi, dans l'inconfort, je plonge dans l'action très rapidement. J'ai tendance à vouloir faire plein de trucs pour gérer ce malaise-là. C'est sûr qu'émotionnellement, j'ai vécu des périodes difficiles sauf qu'en même temps, c'était une période d'effervescence aussi parce que je découvrais plein d'autres choses.»

De sa carrière, Mélanie dit qu'elle fut une excellente préparation pour la vie. Elle y a appris beaucoup de grands principes qui lui servent toujours. «Je suis fière de ma carrière mais ce dont je suis encore plus fière, c'est comment j'en suis sortie où je suis rendue aujourd'hui.»

Mélanie avoue qu'elle ne joue presque plus au tennis. Trop occupée par ses obligations professionnelles et personnelles, elle manque de temps pour aller frapper de balles ou jouer des matchs amicaux.

De retour à RDS l'été dernier le temps de la Coupe Rogers, Mélanie fera de nouveau partie de l'équipe du télédiffuseur en 2016. Elle sera aux JO de Rio afin de couvrir le volet tennis. «Si je retourne occasionnellement à RDS, c'est d'abord par fidélité, mais aussi en reconnaissance de tout ce que le Réseau des sports m'a offert pendant sept ans. C'est aussi à cause du sentiment de sécurité que je ressens. RDS, c'est comme une famille. Et c'est important pour moi d'avoir confiance aux gens avec qui je travaille.»

Questions/réponses

Q Fait marquant?

R Mes trois titres professionnels ITF (Montréal et Louisville en 2002 et Hilton Head en 2004). Je suis capable d'avoir une image dans ma tête de chacune de ces trois victoires-là.

Q Personnes importantes?

R Depuis toujours, ma mère est une personne d'impact dans toutes les sphères de ma vie. John Roy, la personne qui me conseillait pendant ma carrière, l'est aussi. On est restés très proches. Au niveau de la télévision, le producteur Christian Leduc qui m'a donné ma première chance.

Q Plus grande fierté?

R La capacité que j'ai eue à rester droite, à foncer et à m'adapter, c'est d'avoir eu le courage d'ouvrir les portes. Je suis une battante. Sur le plan plus personnel, ma plus grande fierté, c'est ma famille.

Q Des regrets?

R Je n'ai pas de regrets parce qu'à chaque fois que j'ai senti que quelque chose était fini ou que ce n'était plus ça que je voulais, j'ai eu le courage de faire autre chose. J'ai été plusieurs fois à la croisée des chemins. Et j'ai toujours pris la route qui me donnait une vision positive du futur.

Q Plus grande qualité?

R Ma détermination, mon caractère de fonceuse et mon esprit de famille.

Q Plus grand défaut?

R Comme je suis déterminée, je veux souvent que les choses arrivent tout de suite. Je voudrais toujours avancer plus vite. Mais je travaille là-dessus.

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