Finies les craintes pour Éric Dazé

Éric Dazé, cet ancien joueur des Harfangs de... (Infographie Le Soleil)

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Éric Dazé, cet ancien joueur des Harfangs de Beauport, a accroché ses patins en 2006, à Chicago, où il a évolué pour les Blackhawks de 1993 à 2006.

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(Québec) Obligé de prendre sa retraite du hockey en 2006 à cause de maux de dos récurrents causés par des hernies discales, Éric Dazé a vécu quelques années dans la peur de devoir passer le reste de sa vie avec des séquelles permanentes de ses blessures. Le temps a cependant permis à son corps de guérir. Et ses dernières craintes se sont envolées en 2013 quand il a patiné pour la première fois en plus de sept ans.

«Quand j'ai mis les patins, ce fut comme la première fois que je l'avais fait», explique celui qui a joué 10 campagnes avec les Blackhawks de Chicago qui en avaient fait leur quatrième choix (90e au total) au repêchage de 1993. «La passion était toujours là de même que le plaisir de jouer. J'essaie maintenant de patiner une fois par semaine et j'ai recommencé à jouer avec les anciens Hawks. Je n'ai pas de problèmes avec mon dos. C'est sûr que ce n'est pas la même affaire que de jouer dans la LNH. Il n'y a pas de contacts et le niveau de compétition n'est plus là. Mais j'ai beaucoup de plaisir.»

Revenant sur ses maux de dos, Dazé indique qu'en plus de le faire terriblement souffrir, ils le limitaient énormément dans ses activités quotidiennes. Il explique que ce fut une période extrêmement difficile à vivre. S'il était handicapé à ce point à l'âge de 30 ans, quelle serait sa condition quand il aurait 50 ans ou 60 ans? «Il y a aussi d'autres bobos qui sont sortis. J'ai eu mal aux genoux, aux épaules et à des places où je n'avais jamais eu mal auparavant. Ç'a été très épeurant.»

C'est à l'automne 2006 que le grand hockeyeur de 6'6 avait décidé d'accrocher ses patins. Revenant d'une troisième opération au dos, il s'était aperçu que son corps ne pouvait plus suivre. «Physiquement, j'étais prêt à prendre ma retraite. Mais pas mentalement. Tu ne t'attends jamais à ça à 30 ans. C'était très frustrant parce que j'étais à mon apogée.»

Dazé le reconnaît, la retraite a été synonyme d'adaptation. Il a profité de sa plus grande présence à la maison pour s'occuper davantage de sa fille et de son garçon. Sa conjointe, qui enseigne le français à Chicago, et lui se sont aussi découvert une nouvelle passion. Ils achètent des maisons qu'ils rénovent avant de les revendre.

«Ce qui est difficile à la retraite, c'est de quitter un milieu dans lequel tu excellais pour recommencer dans un autre où, au début, ça n'est pas le cas. C'est une adaptation pour tout le monde. Quand tu retombes sur tes pattes, c'est beaucoup plus facile de repartir quand ta femme et tes amis sont encore là.»

En plus de jouer au hockey avec les anciens Hawks, Dazé a aussi renoué avec le hockey en acceptant, l'automne dernier, le poste d'entraîneur adjoint de la formation de son fils. «C'est lui, quand il a commencé à jouer il y a deux ans, qui a provoqué le déclic qui m'a fait revenir au hockey. Je ne ferme pas la porte à devenir un jour entraîneur dans le hockey mineur. Mais en ce moment, c'est non. J'aime trop la liberté que l'on a de pouvoir voyager en famille», lance le grand hockeyeur qui avait reçu des offres pour être recruteur dans la LNH, mais qui les avait toutes refusées afin de demeurer près des siens.

Toute une carrière

Même si elle fut brève, la carrière de Dazé dans la Ligue nationale fut quand même remarquable. En 601 matchs, il a amassé 398 points, dont 226 buts. Sa meilleure campagne fut en 2001-2002 où il a marqué 38 filets et obtenu 32 passes.«Je suis très fier de ma carrière en général. C'est sûr que j'aurais voulu gagner la Coupe Stanley et jouer 1000 matchs. Mais j'ai quand même fait de bonnes choses.»

C'est avec les Harfangs de Beauport que Dazé avait connu ses heures de gloire dans le hockey junior. Arrivé avec l'équipe à la fin de la campagne 1993 à la faveur d'une transaction avec les Olympiques, il avait amassé 23 points en 13 matchs. L'année suivante, il avait totalisé 59 buts et 48 passes en 67 matchs.

«Je me souviens encore de l'échange. Pour moi, c'était une belle opportunité. Je quittais une équipe qui faisait les séries, mais je m'en allais à Beauport qui était en pleine reconstruction et où j'aurais beaucoup de temps de glace. Et je voyais que nous avions beaucoup d'éléments pour être compétitifs l'année suivante. C'est là que j'ai repris confiance. Les choses ont tout de suite débloqué.

«Je garde de mon passage à Québec que des bons souvenirs. Je suis encore en contact avec la famille Bédard chez qui je suis demeuré pendant deux ans. J'ai aussi de bons souvenirs de la petite cabane à Beauport et des gars avec qui j'ai joué. J'ai d'ailleurs gardé contact avec Jean-Yves Leroux, Christian Laflamme, Éric Montreuil, Patrick Deraspe, etc., des gars avec qui j'ai un lien très fort.»

En 1995, Dazé a pris part au Championnat canadien junior où il a aidé le Canada à remporter la médaille d'or. «C'était la dernière année où le classement final de la ronde préliminaire décidait des médaillés. Chaque rencontre était importante. On avait été la première équipe à gagner ses sept matchs. Ça avait été une année assez exceptionnelle.»

Questions/réponses

Q Fait marquant de ta carrière? 

R Le championnat mondial junior

Q Des regrets?

R Aucun. Je suis déçu de ne pas avoir pu aller au bout de mes possibilités à cause des blessures, mais je n'avais pas de contrôle là-dessus. 

Q Personnalité marquante?

R Robert Plante, mon coach bantam, qui a cru en moi et qui m'a ouvert des portes. Dans le junior, il y a eu Joe Canale. Il m'a fait jouer dans de nombreuses situations. Denis Savard a été pour moi le frère que je n'ai jamais eu et il m'a beaucoup aidé quand je suis arrivé à Chicago. Et Raymond Chevalier, dépisteur à Beauport, qui est venu me chercher à Hull avec Raymond Bolduc. Je leur en suis très reconnaissant.

Q Plus grande qualité?

R La loyauté

Q Plus grand défaut? 

R Impatience

Q Dans 20 ans? 

R Je me vois quelque part en Floride, mais aussi au Québec en hiver afin de skier, avec les enfants, en espérant que tout va bien aller.

Q Rêve à réaliser prochainement? 

R J'ai un voyage en tête. J'aimerais faire la tournée des vins en Europe.

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