Alain Côté, plus qu'un hockeyeur

L'ex-numéro 19 des Nordiques, Alain Côté, est propriétaire... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

L'ex-numéro 19 des Nordiques, Alain Côté, est propriétaire de trois franchises NAPA pièces d'auto dans les régions de Québec et de Portneuf.

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Retiré du hockey professionnel en 1989, Alain Côté est depuis devenu un homme d'affaires prospère. Propriétaire de trois franchises NAPA pièces d'auto, il dirige une cinquantaine d'employés. Pourtant, une majorité de gens l'identifie toujours comme le hockeyeur qui a porté les couleurs des Nordiques pendant 12 saisons.

«Je pense que la première raison qui explique ça, c'est que je suis demeuré à Québec et que je me suis impliqué socialement», mentionne l'ex-numéro 19. «Je suis aussi resté très présent dans les médias. À chaque fois qu'il y a des rumeurs sur le retour des Nordiques, on m'appelle pour que je les commente. Je suis donc resté associé au hockey.

«Il y a aussi mon fameux but refusé. Quand une personne me rencontre ou qu'elle veut amorcer une conversation avec moi, elle commence par me demander si mon but était bon.»

L'ex-numéro 19 mentionne qu'après avoir accroché ses patins, il a passé plusieurs mois à se chercher une nouvelle identité. Il ne savait pas quoi faire ni où aller. Et les opportunités d'emploi n'ont pas été pas nombreuses. Il a aussi dû apprendre à aller vers les gens, lui qui avait l'habitude de voir les gens aller vers lui.

«L'avantage que j'avais, c'est que mon visage disait quelque chose aux personnes que je rencontrais. Ça me permettait de franchir plus rapidement le premier pas. Et c'est toujours le cas. On parle de hockey puis on parle business. J'ai aussi dû apprendre à m'organiser. Mais je n'ai cependant pas eu besoin de développer mon esprit de compétition.»

C'est en 1990 que Côté a reçu une proposition pour travailler chez NAPA. Pierre Piché, un ami de longue date, lui a fait rencontrer Marcel Dionne, le vice-président de l'entreprise. «Pas le joueur de hockey», indique en riant l'ex-numéro 19.

«À l'époque, UAP lançait un programme de pièces maison UAP-NAPA et elle avait besoin d'un représentant pour l'Est-du-Québec. Le monde des affaires m'avait toujours emballé. J'ai dit oui. Déjà à ce moment-là, mon but ultime c'était d'avoir un magasin à moi.»

Côté a réalisé ses ambitions 1994. Par la suite, les choses se sont enchaînées. Il a vendu et racheté quelques franchises et aujourd'hui, il possède celles situées à L'Ancienne-Lorette, à Saint-Nicolas et à Saint-Raymond. «En 2012, mon garçon Mathieu s'est joint à nous comme associé à L'Ancienne-Lorette. Il est comptable agréé. Ça me fait un bon bras droit. Quand il a décidé de venir travailler avec moi, il a dit à mon épouse : "Maman, Jean-Philippe suit la première carrière de papa, moi je vais suivre la seconde." Travailler avec son fils, ça n'a pas de prix.»

Côté ne le cache pas, il aurait aimé oeuvrer dans le monde du hockey professionnel à la fin de sa carrière. Et il prend le blâme pour ne pas avoir réalisé ses ambitions.

«Si tu veux faire quelque chose, il faut que tu le dises. J'aurais dû dire à M. Filion ou à Martin Madden que je voulais travailler avec eux, que je voulais qu'ils me trouvent quelque chose. Je suis sûr qu'ils auraient accepté. Mais je ne l'ai pas fait.»

Même s'il n'avait pas le talent d'un Peter Stastny ou d'un Michel Goulet, Alain Côté a marqué l'histoire des Nordiques. Et il est très fier de la carrière qu'il a eue.

«Je recommencerais sans aucune hésitation. Si j'avais quelque chose à changer, je m'entraînerais plus fort. Mais dans notre temps, ce n'était pas pareil. Si j'avais pris soin un peu plus de moi avec de meilleurs entraînements, j'aurais peut-être pu jouer trois ou quatre ans de plus. Ça aurait été le fun... Surtout que les meilleurs salaires sont à la fin», lance Côté en souriant, avant de mentionner qu'il n'avait jamais été malheureux de se retrouver dans des rôles plus effacés tout au long de ses années avec les Nordiques.

Chacun ses limites

«Nous avons chacun nos limites et le coach les voit. On a chacun un rôle à jouer. En avant de moi, il y avait les Stastny, Michel Goulet, Dale Hunter... L'un de mes atouts, c'était mon jeu défensif. J'ai eu beaucoup de plaisir à évoluer sur un trio avec Paul Gillis et Mike Eagles. On s'entendait très bien.

«J'ai aussi apprécié que Michel Bergeron me fasse confiance. Il m'a toujours mis sur les désavantages numériques. Pour moi, c'était de l'or en barre.»

Très fier de sa carrière de hockeyeur, Côté l'est tout autant de celle de l'homme d'affaires. Il explique que le hockey était inné chez lui alors qu'il a dû tout apprendre du travail de représentant puis de franchisé. Il associe sa réussite à son travail et à sa détermination. Et il ne tarit pas d'éloges envers Luc Grondin qui l'a beaucoup aidé à ses débuts chez NAPA. Souhaite-t-il être reconnu davantage pour ses succès en affaires?

«Même si ça fait 25 ans que je suis dans le monde de l'auto, je suis pratiquement toujours un joueur de hockey. Partout où je suis, on parle de hockey. Oui, j'aimerais ça être reconnu pour ma seconde carrière. Mais en quelque part, je pense que je le suis. Chez NAPA, le nom de pièces d'auto Alain Côté est bon.»

Questions/réponses

Q Pourquoi le «Beu»? 

R Ça remonte à l'époque où je jouais avec les Saguenéens. Daniel Lecours m'appelait «Bull» parce que j'étais assez fort physiquement et que je donnais toujours de bonnes mises en échec. Rendu ici à Québec, «Bull» est devenu «Beu». Et les gars m'appellent encore comme ça. 

Q Fait marquant?

R On ne peut pas passer à côté de mon fameux but refusé. Mais j'en ai deux autres. D'avoir battu le Canadien en séries éliminatoires (1982 et 1985) et avoir compté trois buts en 2 min 17, en 1982 à Boston. Je jouais avec Peter et Marian Stastny. 

Q Regrets?

R De ne pas avoir gagné la Coupe Stanley. On avait de bonnes équipes dans les années 80. En 1985, on s'est rendu en demi-finale mais on n'a pas été capables d'aller jusqu'au bout.

Q Un modèle? 

R Marc Tardif. De le voir aller avec ses concessions. Et il a parti ça tôt, alors qu'il jouait toujours. Quand il a arrêté, il savait où il s'en allait.

Q Personnes qui ont joué un rôle déterminant dans ta vie? 

R Marcel Dionne et Pierre Piché qui m'ont donné un gros coup de main pour partir mon entreprise.

Q Idole de jeunesse? 

R J'étais fasciné par Bobby Orr. Quand je suis arrivé à Chicoutimi, j'étais un défenseur. Il est celui qui m'a le plus marqué.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer