Kevin Desfossés: savoir saisir sa chance

L'ancien gardien des Remparts Kevin Desfossés est aujourd'hui... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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L'ancien gardien des Remparts Kevin Desfossés est aujourd'hui conseiller en sécurité financière au Groupe Investors.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Il ne suffit pas d'être à la bonne place au bon moment. Quand la chance se présente, il faut aussi savoir la saisir. C'est ce qu'a fait Kevin Desfossés lorsqu'il s'est pointé chez les Remparts à l'automne 2005. Dix ans plus tard, c'est avec la satisfaction du devoir accompli qu'il regarde sa carrière, lui qui a atteint les deux objectifs les plus chers qu'il caressait, soit de jouer pour les Diables rouges et d'avoir un essai avec une équipe de la LNH.

«Si on m'avait dit, quand j'ai été retranché à l'âge de 18 ans, que j'aurais la carrière que j'ai eue dans le junior, je ne l'aurais pas cru», lance Desfossés, aujourd'hui conseiller en sécurité financière au Groupe Investors. «Mes années junior ont été mes plus belles années au hockey. Pour un petit gars de Québec, jouer chez lui devant des foules de 14 000 personnes, ce fut vraiment le fun. Par la suite, j'ai eu la chance d'aller au bout de mes rêves de hockeyeur.»

Le parcours de Desfossés est assez atypique. Quatrième gardien de l'équipe au camp d'entraînement, il a décidé d'aller en Sasketchewan dans le Tier II. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme il le souhaitait. «J'ai décidé de revenir au Québec afin de me concentrer sur mes études.»

À peine débarqué dans la Vieille Capitale, Desfossés a vu les choses se bousculer. De cerbère numéro deux des Lions de St. Lawrence, il s'est retrouvé le gardien de confiance des Diables rouges à la suite des blessures à Danny Mireault et à Cédrick Desjardins. Ses 18 victoires contre six échecs ont aidé l'équipe à demeurer parmi les meilleures de la Ligue le temps que Desjardins revienne au jeu et qu'il mène la formation québécoise à la conquête de la Coupe Memorial. Desfossés a ensuite passé les deux années suivantes à Québec.

«Le junior majeur fut une très belle école de vie. Patrick Roy était un très bon boss mais il était très exigeant. Il m'a incité à aller chercher des aptitudes et des connaissances qui me servent encore aujourd'hui.»

Après sa carrière junior majeur où il a été choisi dans la première équipe d'étoiles de la LHJMQ, Desfossés a eu un essai avec les Sénateurs d'Ottawa. Il a par la suite tenté sa chance dans la Ligue américaine avant de jouer dans la Ligue internationale avec les Icehawks de Port Huron et les Redmen de l'Université McGill de l'entraîneur-chef Martin Raymond et la Ligue centrale. Il a par la suite joué en France et en Italie puis dans la Ligue nord-américaine.

Même si le hockey a pris  une grande place dans sa vie, jamais il n'a cessé d'étudier.

Il explique que les carrières de hockeyeur étant éphémères, il se devait de se garder des portes ouvertes.

L'importance des études

«Ce n'est pas facile de poursuivre des études et de jouer au hockey. La chose la plus importante est l'autodiscipline. Si, lors des longs voyages en autobus, tu n'ouvres pas tes livres, tes études n'avancent pas. Je l'avais bien compris. Et j'ai toujours été un gars qui voulait atteindre les objectifs qu'il s'étaient fixés.»

Desfossés a terminé son DEC lors de son avant-dernière saison avec les Remparts. À sa dernière campagne, il a amorcé son bac en administration des affaires, profil marketing. Par la suite, peu importe où il s'est retrouvé, il a toujours trouvé le moyen d'avancer dans ses études. «On dirait que j'ai toujours eu peur d'arrêter mes études car je craignais ne pas pouvoir les recommencer par la suite.»

Desfossés ne le cache pas, il n'avait jamais envisagé faire carrière comme conseiller en sécurité financière. C'est un ami de son père qui lui a fait découvrir cette profession. Un stage universitaire avec le Groupe Investors l'a convaincu qu'il aurait sa place dans le domaine.

«J'ai adoré mon stage. Je me suis aperçu qu'il y avait tellement de gens que l'on pouvait aider au niveau financier que j'ai décidé d'y faire carrière. J'ai gradué le 29 avril 2013 et le 2 mai, je commençais chez Investors. J'ai choisi cette entreprise à cause de l'encadrement et de la formation qu'elle nous donne.»

Même si sa dernière saison complète au hockey remonte à la campagne 2013-2014, ce n'est que la semaine dernière que Desfossés a annoncé officiellement sa retraite «Ça m'a fait un petit quelque chose de tourner la page sur le hockey», mentionne celui qui a raté la dernière campagne à cause d'une déchirure du ligament croisé. 

«En revanche, je me suis rendu compte qu'il y a plein de choses que je n'avais pas faites parce que depuis l'âge de quatre ans, j'avais passé toutes mes fins de semaine à jouer au hockey.»

Amateur de golf, Desfossés a indiqué qu'il s'inscrira à des cours afin d'améliorer son jeu. Il compte aussi jouer au tennis. Et il continuera à s'entraîner. «J'ai jasé avec ma copine des activités que nous pourrions faire ensemble. Nous allons prendre des cours de salsa. Je pense aussi à suivre des cours de cuisine.»

Jetant un regard sur sa carrière, Desfossés indique qu'il avait prouvé deux choses. «C'est possible de jouer au hockey de haut niveau tout en étudiant et il ne faut jamais cesser de croire en ses rêves.»

Questions/réponses

Q Plus grand regret?

R Avoir refusé de prendre part à un camp d'essai des Islanders. C'était tout de suite après celui des Sénateurs. Les choses avaient bien été et j'étais alors convaincu que je signerais un contrat avec Ottawa. Ce qui ne s'est pas produit. Cette année-là, Rick Di Pietro a été blessé et le gars qui est allé au camp à ma place a joué deux-trois matchs dans la LNH. 

Q Fait marquant?

R Au niveau collectif, la Coupe Memorial en 2006. Sur le plan individuel, ma saison comme joueur de 20 ans où j'avais un rôle de leader. En séries, nous avions battu les Saguenéens de Chicoutimi.

Q Personnalité marquante?

R Benoît Fortier, mon coach des gardiens chez les Remparts. Il m'avait aussi coaché dans le midget AAA et l'été pendant les écoles de hockey. Il m'a vraiment aidé. C'est un excellent entraîneur qui sait dire les bonnes choses au bon moment. Un vrai mentor psychologique.

Q Pour être un bon gardien? 

R Faut être confiant et régulier. Mon surnom, c'était «Cocky».

Q Plus grande qualité? 

R J'ai toujours eu une grande détermination. Et beaucoup de discipline personnelle.

Q Plus grand défaut? 

R Mon impatience. Surtout lorsque j'ai faim.

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