France Vigneault : le beau risque

France Vigneault, ancienne entraîneure du club de volleyball... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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France Vigneault, ancienne entraîneure du club de volleyball féminin Rouge et Or, est aujourd'hui directrice au MELS.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) France Vigneault a pris un grand risque quand, en mars 1998, elle a quitté ses fonctions d'entraîneure-chef de l'équipe féminine de volleyball du Rouge et Or afin d'accepter un poste dans la fonction publique. Dix-sept ans plus tard, elle parle plutôt d'un beau risque. Elle qui rêvait d'une carrière en gestion est à la tête de la Direction du sport, du loisir et de l'activité physique du ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

«C'est après avoir complété mon bac en éducation physique que je me suis rendu compte que je ne voulais pas enseigner, explique Mme Vigneault. Le coaching, c'était une passion. J'adorais aussi la clientèle avec laquelle je travaillais, soit l'athlète universitaire, une personne à l'aube de sa vie professionnelle qui découvre ce qu'elle va devenir comme adulte. Mais à travers tout ça, ce que j'aimais probablement encore plus, c'était la gestion des ressources humaines. Mon rêve, c'était d'accéder à un poste de gestionnaire dans un établissement comme l'Université Laval. Je me suis rendu compte que je n'y arriverais pas parce que j'y étais étiquetée comme entraîneure. Il fallait que j'aille ailleurs même si je devais quitter un travail que j'adorais.

«Aujourd'hui je suis très fière du choix que j'ai fait. Non, je ne suis pas revenue à mon ancienne université alors que c'était un objectif d'y retourner... comme gestionnaire. Ça n'a pas adonné. Mais je suis pas mal rendue là où je me voyais.»

Athlète avec le Rouge et Or de 1979 à 1983 puis entraîneure à compter de 1985, Mme Vigneault avait pris tout le monde par surprise quand elle avait donné sa démission au lendemain d'une troisième place au Championnat canadien. Elle mentionne que ce qui lui a le plus manqué du coaching dans les mois suivant sa démission est le côté humain de sa fonction et la possibilité de travailler avec de jeunes adultes.

«Mes employés pourraient le dire. Après toutes ces années, je suis demeurée un peu une coach. J'ai gardé mes notions de travail d'équipe.»

Toujours passionnée de volleyball, France Vigneault indique qu'elle a mis beaucoup de temps avant de pouvoir regarder un match sans être dans l'état d'esprit de l'entraîneur qui analyse tout qui se passe sur le terrain. Parlant du nouveau PEPS, elle avoue avoir ressenti un brin de jalousie quand elle a vu les installations la première fois. «Quand je suis entrée dans le stade, j'ai eu le frisson.»

Soutenir

À la tête d'une équipe de 28 personnes, France Vigneault a accédé à son poste de directrice en 2010. Elle explique que son travail et celui de ses collaborateurs est essentiellement d'aider l'ensemble des partenaires du sport et du loisir au Québec dans leur développement. À travers tout ça, il y a, bien sûr, du soutien financier mais aussi du soutien professionnel.

«Nous agissons comme conseillers auprès de toutes les fédérations sportives et de loisir qui font affaire avec nous, de même qu'avec tous les partenaires qui oeuvrent dans la promotion de l'activité physique comme les Kino-Québec et Québec en forme de ce monde. Pour nous, ce qui compte, c'est de toujours faire bouger la population. Nous avons aussi à conseiller du mieux que l'on peut les autorités gouvernementales, donc le ministre.»

Conseillère à ses débuts au Ministère, Mme Vigneault indique que son nouveau travail l'avait obligée à ouvrir ses oeillères sur l'ensemble des sports pratiqués au Québec et aux cultures propres à chacun. Ses participations aux Jeux du Canada (5) et aux Jeux de la Francophonie (2) en tant que chef de mission lui ont aussi permis de profiter d'un enrichissement humain exceptionnel et de vivre des expériences sportives qui l'ont aidée à mieux connaître les cultures et les visions du sport sur les scènes nationale et internationale.

«Je n'ai jamais fait de différence entre le sport associatif et le sport scolaire. Pour moi, le lieu ou le moyen n'ont pas d'importance. Ma vision a toujours été la même. Il faut mettre le focus sur un jeune.»

S'attardant au travail d'entraîneur, France Vigneault dit qu'il a pas mal changé. «Il s'est beaucoup perfectionné. Avant, on dirigeait tous les athlètes de la même manière. Maintenant, chaque individu est unique. On doit coacher 12 athlètes dans une équipe plutôt qu'une équipe de 12 athlètes. La néophyte que je suis devenue pense que l'on a peut-être un peu perdu au niveau de l'esprit d'équipe.»

Mme Vigneault indique aussi que la baisse de popularité du volleyball chez les garçons ne l'inquiétait pas. «C'est plate parce que je suis une passionnée de volley. Pour moi, l'important, c'est que les jeunes bougent, qu'ils soient de plus en plus actifs et qu'ils apprennent les valeurs et les bienfaits reliés à la pratique du sport. Et à notre époque, les faire bouger, c'est le défi de l'heure, tant pour les professeurs que pour les coachs, les gens dans le milieu de la santé et ceux de l'administration.»

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