Charlotte Vallières-Villeneuve: l'association se poursuit

Après avoir porté les couleurs du Rouge et... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Après avoir porté les couleurs du Rouge et Or, Charlotte Vallières-Villeneuve s'occupe maintenant de la santé des athlètes du programme universitaire.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Même si elle a tourné la page sur sa carrière de joueuse de rugby avec le Rouge et Or au terme de la campagne 2011, Charlotte Vallières-Villeneuve n'a pas pour autant mis fin à son association avec l'organisation lavalloise. Diplômée de l'Université Laval (UL) en physiothérapie (maîtrise), elle oeuvre depuis à la clinique du PEPS où ses patients sont des athlètes du Rouge et Or.

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Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

«C'est toute une chance que j'ai eue, au lendemain de mes études universitaires, de pouvoir travailler avec le Rouge et Or», mentionne Charlotte. «La transition entre une carrière d'athlète de haut niveau et le marché du travail est parfois difficile. Mon boulot ici me permet de demeurer dans le sport, un milieu que j'aime beaucoup, mais aussi de continuer à côtoyer des athlètes de pointe.»

Selon la jeune professionnelle, il y a de nombreux avantages à posséder un bagage d'athlète pour un physio. «Mon passé me donne aussi une crédibilité supplémentaire. Il me permet d'avoir un meilleur lien avec les athlètes dont je dois m'occuper. Les coachs me font aussi confiance parce je connais l'importance de tel ou tel athlète dans l'équipe et comment les décisions se prennent par rapport à qui va jouer et qui ne jouera pas», mentionne celle qui a eu un coup de coeur pour la physiothérapie au lendemain d'une opération au ligament croisé antérieur nécessitant la participation d'un physio dans son travail de réhabilitation et qui a commencé à soigner les athlètes blessés bien avant de décrocher son emploi au PEPS. Parallèlement à ses études, elle avait travaillé comme étudiante à la clinique de physio du Rouge et Or et elle avait aussi passé trois saisons avec les Kebs de Québec. Elle croit d'ailleurs que sa présence constante sur les plateaux du PEPS pendant ses études et la visibilité qui en a découlé l'ont aidée à être embauchée à l'UL.

Carrière bien remplie

Charlotte a marqué l'histoire du club de rugby du Rouge et Or avec lequel elle a savouré deux titres provinciaux et une médaille de bronze au championnat canadien de 2011. Elle a aussi flirté avec l'équipe nationale, d'abord avec l'équipe U-20, le fait marquant de sa carrière, et ensuite l'équipe nationale de développement (Maple Leafs) avec laquelle elle est allée jouer à Dubaï.

«Les choses auraient peut-être pu débloquer à ce moment-là. Mais je terminais mes études universitaires et j'ai eu une belle opportunité de travailler avec le Rouge et Or que j'ai décidé de ne pas laisser passer.

«Ce que je retiens surtout de ces années, ce sont les personnes que j'ai côtoyées et de qui je suis encore proche et la discipline que le sport m'a inculquée, quelque chose qui me sert à tous les jours dans ma vie», explique celle qui a aussi pratiqué avec succès le volleyball. «Ce qui me manque le plus, c'est l'esprit de groupe dans la préparation d'un objectif commun, particulièrement juste avant un match, mais aussi la performance et la satisfaction que donne l'accomplissement de ses objectifs. Mais ça, je le retrouve dans mon travail.»

Charlotte indique que ce qui ne lui manque pas du tout, c'est le stress venant avec les tests physiques et les problèmes de logistiques de transport et d'argent. Et la douleur? «À part mes problèmes de genou, je n'ai pas eu beaucoup de blessures importantes. À la limite, je m'ennuie presque de la petite douleur de lendemain de match. C'était un signe que j'avais fait un gros effort. Et quand je réussis à retrouver ça aujourd'hui, je suis contente.»

Charlotte n'a pas complètement tourné la page sur une carrière avec l'équipe nationale. Ses espoirs d'y évoluer à nouveau ont été ravivés avec son nom sur la longue liste des joueuses susceptibles de grossir les rangs de la formation. Malheureusement, elle s'est déchiré le ligament croisé antérieur pour une troisième fois en janvier, blessure qui nécessitera une opération.

«Je suis présentement en période de réflexion. Physiquement, je commence à avoir des signaux que c'est assez et je suis consciente des risques que je pourrais courir. Je ne veux pas me blesser de nouveau et perdre des opportunités professionnelles. Mais en même temps, je suis encore en forme et je suis capable de compétitionner à un haut niveau. Je ne pourrai pas prendre de décision avant d'avoir été opérée. Je commence cependant à regarder quel autre sport je pourrais pratiquer. Je me suis initiée à la planche à neige et j'ai recommencé à jouer au volleyball de plage. J'aimerais aussi essayer le tennis. Si je me fais opérer, c'est parce que je veux continuer à être active et compétitive.

«Je veux aussi continuer à me développer au niveau de la physiothérapie. C'est ma priorité. La physio, c'est un monde en constant développement, particulièrement au niveau du sport. Les athlètes et les équipes utilisent plein de nouvelles techniques. Il faut être à l'affût afin de bien comprendre ce qui se passe. C'est hyper stimulant», conclut Charlotte qui cet été côtoie les artistes du Cirque du Soleil qui oeuvrent sur le spectacle hommage Beau Dommage-Le monde est fou présenté à Trois-Rivières.

Questions/réponses

Q Personnalité marquante?

R Bill McNeil, un bon guide qui m'a accompagné avant, pendant et après mon séjour universitaire et Gilles Courchesne, mon boss chez PCN, un mentor exceptionnel.

Q Regrets?

R À la fin de ma carrière, la manière dont je me suis retirée de certaines équipes parce qu'il y avait de petites choses qui me tannaient. Mais avec le recul, ce n'est plus un regret parce que ces décisions m'ont emmenée vers d'autres choses au niveau professionnel.

Q Plus grande qualité et pire défaut?

R Mes plus grandes qualités sont sûrement le fait que je suis disciplinée et une personne fiable. On peut compter sur moi. C'était comme ça quand je faisais du sport, ça l'est toujours professionnellement parlant. Quant à mes pires défauts, je crois que je suis peut-être un peu trop orgueilleuse. Avoir un bon ego, c'est une qualité, mais quand il est trop gros...

Q Dans 20 ans?

R J'aimerais ça encore travailler dans le milieu sportif et le haut niveau. Je veux approfondir mes connaissances en physio et je souhaiterais être le mentor de jeunes qui voudraient devenir physio. J'aimerais aussi avoir couvert plusieurs événements majeurs d'envergure de haut niveau comme les Jeux olympiques ou avoir travaillé au niveau professionnel. Et à ce moment-ci où je suis dans ma vie, tout est ouvert.

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