Dominique Dion: les astres alignés

Dominique Dion est maintenant franchisé Tim Hortons.... (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Dominique Dion est maintenant franchisé Tim Hortons.

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(Québec) Dominique Dion le crie tout haut. Il est chanceux. À quelques reprises, le destin a joué en sa faveur récompensant ainsi son travail et ses efforts. Un destin lui a permis de prendre part à trois Jeux olympiques en water-polo, dont deux comme athlètes, mais aussi de mener une carrière professionnelle passionnante dans laquelle il s'est toujours senti comme un poloïste dans une piscine.

Dominique Dion en 1984... (Photo archives Le Soleil) - image 1.0

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Dominique Dion en 1984

Photo archives Le Soleil

«Les astres ont toujours semblé s'aligner pour moi», lance Dion qui a de nouveau reçu un coup de pouce du destin il y a quatre ans. Remettant en question sa carrière dans le domaine de la représentation et se questionnant sur son avenir, il s'est fait offrir par un ami l'opportunité de devenir un franchisé Tim Hortons. L'image de marque de l'entreprise, la possibilité de travailler avec le public, un domaine dans lequel il est à l'aise, et de travailler avec des jeunes, avec lesquels il a appris à composer par le biais du coaching, l'ont charmé. Aujourd'hui, il possède trois restaurants.

«J'ai travaillé 32 ans dans le domaine de la représentation», avoue l'athlète olympique dont l'entreprise a notamment distribué les produits K-Way, Bad Bones, Speedo, Oakley et les skis Volkl. «Et une chance que ma blonde était impliquée dans l'agence parce que je n'aurais pas pu faire la vie que j'ai faite, soit travailler et coacher en même temps.

«J'étais cependant fatigué de l'insécurité concernant l'avenir dans le milieu de la représentation en général et dans mon domaine en particulier. Quand tu approches la soixantaine, c'est plus difficile d'oeuvrer dans le milieu de la mode et du sport. Les compagnies ont plutôt tendance à se rajeunir.

«Le monde de la restauration rapide, c'est un beau défi. Et moi et ma blonde, on aime ça relever de grands défis et être nos propres patrons. Jamais cependant je n'aurais pensé travailler dans ce domaine un jour.»

«Avoir trois restaurants, dont deux sont ouverts 24 heures par jour, ça demande pas mal de travail.»

Dominique Dion
Athlète olympique

On ne s'improvise pas franchisé d'un établissement de restauration rapide. Dion et sa conjointe ont dû passer deux mois à l'Université Tim Hortons à Montréal. Il ne le cache pas, les temps sont difficiles dans le domaine de la restauration rapide. «On apprend à la dure. Depuis quatre ans, nos enfants sont un peu moins dans la ouate. Mais ils ont embarqué avec nous même si au début, ils se sont beaucoup inquiétés pour nous. Et ils nous ont toujours supportés. Avoir trois restaurants, dont deux sont ouverts 24 heures par jour, ça demande pas mal de travail.»

Dion indique que ce qu'il avait appris dans sa carrière d'athlète lui servait toujours aujourd'hui. La discipline, l'ardeur au travail et la fierté de relever des défis et de réussir sont toujours ses alliées.

À 18 ans aux JO

C'est grâce à un concours de circonstances que Dominique a pu prendre part à ses premiers Jeux olympiques en 1976 à Montréal. Il n'avait que 18 ans. «Mon frère aurait dû aller aux JO. En septembre 1975, il a été accepté à l'école de médecine. Il a rencontré le doyen afin de lui demander s'il ne pourrait pas amorcer ses études en septembre 1976. Il a reçu comme réponse qu'il ne pouvait pas garantir sa place. Mon frère avait une carrière devant lui. Il a quitté l'équipe nationale. 

«Onze joueurs devaient faire partie de la formation et j'étais dans les 13 meilleurs. Peut-être que j'aurais pu passer quand même. Mais comme j'étais le plus jeune, ce n'est pas certain que j'aurais pu me faufiler.»

Dion se rappelle qu'il n'avait pas eu à s'expatrier pour s'entraîner. C'est à Sainte-Foy, sous les ordres de Gabor Csepregi, qu'il avait pu le faire. «De 1975 à 1984, ma carrière a été vraiment remplie. Encore là, j'ai été chanceux. L'équipe ne s'était pas classée pour les Jeux de 1980, mais à cause du boycottage des Jeux par les pays du bloc de l'Est, nous avons pu aller aux Jeux de Los Angeles.

«J'ai eu beaucoup de plaisir même si comme athlète, je n'ai pas eu aux JO le temps de jeu que j'aurais aimé avoir. En 1976, j'étais le plus jeune et en 1984, j'étais en fin de carrière. Moi, mes bonnes années ont été de 1977 à 1982.»

C'est en 1982, parallèlement à sa carrière de poloïste, que Dion a effectué son entrée dans le milieu de la représentation. Installé à Québec, il en a profité pour s'initier au travail d'entraîneur. 

Éloigné de la scène internationale pendant quelques années, Dion y est revenu en 1988 alors qu'il a accepté l'offre de Daniel Berthelet qui lui a offert d'être son aide-entraîneur avec l'équipe nationale féminine. En plus d'aller aux JO comme athlète à deux reprises, Dion a pris part aux championnats du monde étudiants en 1977, aux championnats du monde disputés derrière le rideau de fer à Berlin et aux championnats panaméricains de 1979, et aux championnats du monde de 1982 en Équateur. Comme entraîneur, il a pris part aux JO de Sydney et il a gagné une médaille aux championnats du monde de 2005. 

«Je suis très fier de mes carrières d'athlète et d'assistant-entraîneur», explique celui qui a cessé de coacher avec l'équipe nationale en 2008. «Le sport me manque un peu. Ce qui me manque, c'est le monde et mes chums et le fait d'avoir un impact sur les athlètes.»

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