Valérie Hould-Marchand: le besoin de créer

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Valérie Hould-Marchand est aujourd'hui productrice Web pour Discovery Channel à Toronto et entraîne deux équipes de nage synchro.

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(Québec) Le besoin de créer. C'est ce qui a guidé les choix professionnels de Valérie Hould-Marchand depuis sa jeunesse. Des choix qui l'ont conduit à Toronto où, en plus de travailler comme productrice Web pour Discovery Channel, elle dirige deux équipes de nage synchronisée.

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«Ce que j'aime de la synchro, c'est de pouvoir créer quelque chose de A à Z», explique la médaillée d'argent lors de l'épreuve en équipe des Jeux olympiques d'Atlanta qui gère notamment les sites Web Discovery.ca et Animalplanet.ca. «C'est ce besoin de création qui m'avait poussée à étudier en télévision. Et créer de A à Z, c'est ce que je fais à Discovery Channel où je développe des concepts pour les sites Web.»

Valérie ne cache pas que la créatrice en elle est comblée. «Je travaille avec des gens qui sont excellents et au top de leur carrière de qui j'apprends à tous les jours. Et la synchro touche le côté créatif au niveau du corps.»

Hormis une pause de quelques années pendant lesquelles elle a oeuvré comme ambassadrice pour le projet Eau bleue RBC (Banque Royale du Canada), Valérie a toujours travaillé dans le domaine de la télé. Dès sa sortie de l'Atlantic Media Institute, de Halifax, elle a été engagée au réseau East Link où elle a fait ses classes.

«J'ai pu participer à toutes les étapes de la production d'un topo. J'ai tenu la caméra et j'ai été devant. J'ai été directrice de production, j'ai fait de l'écriture et du montage. Avoir l'opportunité de travailler à Discovery Channel fut pour moi la réalisation d'un rêve. 

«Au début, j'étais nerveuse. Je n'avais jamais touché au Web et je me demandais comment ce que j'avais acquis en production à la télé et en marketing et en communications à la RBC me servirait. Ce fut un mélange parfait. Et ce que j'ai appris dans le monde du sport au niveau du travail collectif et de la manière de diriger une équipe me sert aussi beaucoup.»

Tourner la page

C'est en 1999 que Valérie a décidé de tourner la page sur sa carrière en nage synchronisée. Impliquée dans un bras de fer avec l'équipe nationale qui lui imposait pour le Championnat du monde un programme solo qu'elle jugeait inadéquat, elle s'est battue pour garder son solo sous le thème «Le roi lion» qui lui avait permis de remporter le titre national, ce qui a entraîné son expulsion de l'équipe qu'elle n'a pu réintégrer afin de prendre part au processus de sélection pour les Jeux de Sidney.

«Un moment extrêmement difficile parce que ma carrière ne s'est pas terminée comme je l'aurais souhaité. Des Jeux olympiques, j'en ferais encore aujourd'hui. Ce qui m'a manqué et ce qui me manque toujours, c'est de m'entraîner huit heures par jour et de vraiment perfectionner quelque chose. Et même si j'aime ma carrière et qu'elle me passionne, ce n'est pas comme la synchro

«Mais c'est un choix que j'ai fait de me battre. Mes valeurs ne me permettaient pas de me dire O.K., je me tais. Je savais que je devais écouter mon coeur et ce que j'étais. Je savais qu'il y avait des chances que mon combat signifie la fin de ma carrière. Mais jamais je n'ai pensé que ça arriverait. Mon but avait toujours été de mettre la lumière sur des choses qui se passaient et de trouver des solutions afin de régler les problèmes.»

Les lendemains de retraite ont été difficiles pour Valérie qui indique qu'elle avait mis plusieurs mois avant de pouvoir tourner la page et aller de l'avant et qu'elle y était arrivée grâce à sa famille et ses ami(e)s. «Mais si je ne m'étais pas levée, j'aurais eu pas mal de misère à vivre avec ce que je n'aurais pas fait. Je n'ai donc pas de regret de m'être battue.»

Valérie avoue que c'est son besoin de se retrouver loin des feux de la rampe qui l'a incitée à aller étudier à l'extérieur du Québec. «Je voulais avoir un nouveau départ. N'ayant pas à répondre à plein de questions à chaque jour, je pouvais repartir de zéro à Halifax.»

Valérie a renoué avec sa passion quand elle a accepté d'entraîner une première équipe de synchro à Halifax. Aujourd'hui, elle dirige une formation de niveau provincial et l'équipe de maîtres Synch.to. «Une business très excitante au niveau mondial. Et c'est très compétitif. On y retrouve des athlètes avec un talent fou. Il y a même d'ex-olympiennes ou des filles qui ont fait partie du Cirque du Soleil.»

Difficile pour Valérie, qui fait maintenant de la natation en eau libre, de demeurer sur le bord de la piscine? «Oui», lance-t-elle sans hésiter. «Mais comme je ne vis pas à travers les performances de mes athlètes, je n'ai aucune pression.

«Il arrive que les filles m'invitent à les rejoindre dans l'eau. Mais je pense que mon temps est fait. C'est certain que, dans ma tête, j'aimerais compétitionner. Mais comme je suis perfectionniste et qu'il me faut toujours un but, je ne pourrais pas faire les choses à moitié. Pour remettre mon maillot avec des brillants, il faudrait donc que je quitte mon emploi pendant quelque temps afin de m'entraîner à chaque jour. Ce n'est pas quelque chose que j'envisage. Mais je ne dis pas que jamais je ne le ferai.»

Questions/réponses

Q Plus grand rêve? 

R Je suis une personne qui n'arrête jamais de rêver. La petite fille qui commençait en synchro rêvait d'une médaille d'or aux Jeux olympiques. Aujourd'hui, je rêve toujours d'être heureuse et d'avoir une vie remplie de défis et de joie avec ma famille et mes ami(e)s. 

Q Plus grande fierté?

R Les valeurs que j'ai reçues de ma famille et qui sont aujourd'hui ancrées en moi, le fait d'avoir toujours vécu selon ces valeurs et ce que j'ai été capable de faire grâce à elles. 

Q Fait marquant en carrière?

R Ma participation aux Jeux olympiques à Atlanta.

Q Trait de caractère? 

R Je dois toujours faire 10 affaires en même temps sinon mon cerveau ne fonctionne pas. Quand je lis un livre, il faut que la télévision soit allumée ou qu'il y ait de la musique qui joue. Je sais que c'est bizarre à dire mais mon cerveau doit toujours être sollicité par plein de choses en même temps pour vraiment être capable de focuser sur ce que je fais.

Q Idoles de jeunesse?

R Les championnes de nage synchronisée Carolyn Waldo et Sylvie Fréchette.

Q Des regrets?

R Je n'en ai aucun.

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