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Matthew Stafford a mené les Lions de Detroit... (AFP, Leon Halip)

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Matthew Stafford a mené les Lions de Detroit à la victoire lors de leur premier match de la saison contre les Cardinals de l'Arizona. Mais comme à son habitude, la troupe de Jim Caldwell a tiré de l'arrière jusqu'à tard en deuxième demie.

AFP, Leon Halip

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(Québec) CHRONIQUE / Je suis venu près de tomber en bas de ma chaise quand j'ai appris à la fin du mois d'août que les Lions de Detroit avaient accordé une prolongation de contrat de cinq ans et 135 millions $ à Matthew Stafford. Aux dernières nouvelles, le quart de 29 ans n'a pas encore inscrit son nom dans le livre des records de la NFL et occupe le huitième rang au sophistiqué classement des 36 quarts établi récemment par le réseau ESPN.

Même si Stafford a mené sa troupe à une place dans les séries à trois reprises au cours des six dernières années, les Lions n'ont pas remporté une rencontre éliminatoire depuis un quart de siècle. Et il est inutile de rappeler aux amateurs que leurs favoris n'ont pas remporté un seul championnat depuis 1957.

Premier choix des Lions en 2009 - Detroit avait conclu la saison précédente avec un dossier «immaculé» de 0-16 -, l'ex-quart des Bulldogs de l'Université de la Géorgie a appris à la dure. Il a toutefois le mérite d'être passé à travers plusieurs tempêtes et d'avoir su relever la tête après les nombreux revers crève-coeur encaissés par l'organisation au fil des ans.

Après avoir vu ses deux premières saisons prendre fin abruptement en raison de blessures à un genou et à une épaule, Stafford a fait taire ses nombreux dénigreurs. À Detroit, plusieurs observateurs doutaient de ses capacités physiques et mentales pour affronter les rigueurs d'un calendrier particulièrement exigeant pour un athlète pas souvent entouré convenablement, tout particulièrement dans le champ-arrière.

Contre toute attente, le numéro 9 est revenu en force en 2011 et il a poursuivi dans la même voie les années suivantes en ne ratant pas une seule rencontre. L'an dernier, la qualité du jeu de Stafford a diminué à partir du moment où il s'est entêté à jouer, même s'il était blessé à un doigt. Ce qui ne l'a toutefois pas empêché de retenir l'attention en menant les Lions (9-7) à la victoire en huit occasions, alors que la troupe de Jim Caldwell tirait de l'arrière après 45 minutes de jeu. 

Deux façons de voir les choses

Les admirateurs de Stafford lui ont lancé des fleurs pendant toute la saison, louant son courage et le fait qu'il était en mesure d'élever la qualité de son jeu dans les moments critiques, malgré la retraite de son spectaculaire coéquipier Calvin Johnson. À l'opposé, d'autres fans moins emballés par les retours en force des Lions ont souvent remis en question son rendement inconsistant. À leur avis, les Lions tirent continuellement de l'arrière au tableau indicateur en première demie parce que l'offensive tarde trop souvent à se mettre en marche.

La façon dont s'est déroulé le premier duel des Lions cette saison - une victoire de 35-23 sur les Cards de l'Arizona - tend à donner raison aux deux groupes, qui voient pourtant les choses de façons bien différentes. 

On a entendu des murmures dans la foule du Ford Field quand la première passe tentée par Stafford a été interceptée par Justin Bethel, qui a ensuite parcouru 82 verges pour atteindre la zone des buts et donner les devants 6-0 aux visiteurs.

Tirant de l'arrière 17-9 dans les derniers instants du troisième quart, Stafford a encore une fois su rallier les troupes et il a lancé deux passes payantes en direction de la recrue Kenny Golladay (Northern Illinois) dans les 15 dernières minutes du match pour permettre aux Lions d'entreprendre la saison sur le bon pied. Il faut toutefois préciser que l'unité défensive lui a donné un bon coup de pouce en réussissant trois interceptions aux dépens du vétéran Carson Palmer.

Cette année, Stafford écoule la dernière année d'une entente de trois ans qui lui aura rapporté 53 millions $ avant d'entreprendre en 2018 la prolongation de contrat qui lui permettra d'encaisser beaucoup trop d'argent jusqu'en 2022. Avec un salaire aussi élevé, il n'a d'autres choix que de conduire les Lions vers les grands honneurs à court ou moyen terme, même si on doute des chances de Detroit de se qualifier pour les séries, la course au premier rang de la division Nord devant plutôt impliquer Green Bay et Minnesota.

***

En bref

Riche comme Crésus

Matthew Stafford a été sélectionné par Lions au tout premier rang en 2009. Son agent Tom Condon a alors su tirer habilement les ficelles pour lui obtenir une entente de six ans et 72 millions $, dont 42 millions $ garantis, à son entrée dans la NFL. L'année suivante, Sam Bradford soutirait 6 millions $ de plus aux Rams de St. Louis pour la même durée de contrat. La NFL a ramené tout ce beau monde à l'ordre en 2011 en instaurant un plafond salarial pour les recrues. En 2011 et 2012, les espoirs Cam Newton et Andrew Luck ont paraphé des ententes de quatre ans (22 millions $ chacun) avec les Panthers et les Colts. Si on fait le total de ses trois contrats  jusqu'ici dans sa carrière et s'il joue jusqu'en 2022 - comme il est convenu dans la prolongation de contrat qu'il vient de signer, - Stafford aura touché 260 millions $ après 14 saisons, une moyenne d'environ 18,5 millions $ par saison. 

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Quel est le truc de Lewis?

Après avoir manqué les séries pour la première fois depuis 2010 l'année dernière, les Bengals de Cincinnati ont entrepris la saison 2017 avec deux défaites et seulement neuf points marqués. Y a-t-il quelqu'un qui sait comment l'entraîneur Marvin Lewis a pu s'y prendre pour conserver son emploi, malgré un dossier de 0-7 dans les séries?

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La déclaration

«On va acheter des couches pour nos deux jumelles de cinq mois»

- Matthew Stafford. Sous le regard complice de sa conjointe, le quart-arrière a répondu ainsi aux nombreuses questions des médias portant sur sa prolongation de contrat de cinq ans qui lui rapportera 135 millions $

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Mes choix

SEMAINE 2

Jeudi : 1/1 (100 %) 

Dimanche 

  • Buffalo en CAROLINE
  • ARIZONA à Indianapolis
  • Philadelphie à KANSAS CITY
  • NOUVELLE-ANGLETERRE à La Nouvelle-Orléans
  • Minnesota à PITTSBURGH
  • Chicago à TAMPA BAY
  • Cleveland à BALTIMORE
  • TENNESSEE à Jacksonville
  • MIAMI à Los Angeles Chargers
  • NY Jets à OAKLAND
  • DALLAS à Denver
  • Washington à LOS ANGELES RAMS
  • San Francisco à SEATTLE
  • Green Bay à ATLANTA
Lundi

  • Detroit à NY GIANTS 
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SEMAINE 3

Jeudi

  • LOS ANGELES RAMS à San Francisco
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Semaine 1 : 9/15 (60 %) Total : 10/16 (62,5 %)




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