Ça brasse à Pittsburgh

Le'Veon Bell s'est offert un égoportrait avec des... (AP, Charlie Riedel)

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Le'Veon Bell s'est offert un égoportrait avec des fans des Steelers après la victoire contre Kansas City, dimanche.

AP, Charlie Riedel

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(Québec) CHRONIQUE / Les gens qui circulent dans l'entourage des Steelers  ne s'ennuient pas depuis la mi-décembre. La vidéo tournée par Antonio Brown dans le vestiaire à l'insu de l'entraîneur Mike Tomlin après la victoire sur Kansas City est le dernier d'une série d'incidents ayant fait couler beaucoup d'encre, même s'ils n'ont pas été assez dérangeants pour interrompre la série victorieuse de Pittsburgh amorcée le 13 novembre.

Quelques jours avant Noël, l'ex-quart des Steelers Terry Bradshaw a pris beaucoup de monde par surprise en déclarant sur les ondes d'une station affiliée au réseau Fox que Tomlin était une excellente cheerleader... L'ex-numéro 12 a précisé que le nom de Tomlin ne lui venait jamais en tête quand il pensait aux plus grands entraîneurs de l'histoire des Steelers, précisant que le coach idéal serait sans doute un mélange entre Chuck Noll et Bill Cowher. 

Malgré tous les récents succès des Steelers, Bradshaw perçoit davantage Tomlin comme un motivateur plutôt qu'un fin stratège. Il n'a peut-être pas tort sur ce sujet, mais de là à le comparer à une meneuse de claque, c'est allé un peu trop loin. 

Le pilote des Steelers depuis 2007 a frappé fort quand il a réagi aux propos mesquins de Bradshaw. «Quand j'étais jeune, j'étais un fan de Dallas et mon joueur préféré était Hollywood Henderson...», a-t-il laissé entendre. Reconnu pour ne pas avoir la langue dans sa poche, Henderson avait déclaré quelques jours avant le XIIIe Super Bowl entre Pittsburgh et Dallas que Bradshaw était tellement idiot qu'il ne parviendrait même pas à épeler correctement le mot cat (chat), même si on lui disait que ça commençait avec les lettres c et a...

Porter fait la fête

Quelques heures après la victoire des Steelers sur Miami en première ronde des séries, ce fut au tour de l'entraîneur adjoint Joey Porter d'attirer l'attention pour les mauvaises raisons. L'ex-secondeur étoile a célébré en prenant quelques verres de trop et il a eu maille à partir avec le portier d'un bar et avec un policier embauché pour travailler comme agent de sécurité dans un bar avoisinant. 

Alors qu'on parlait au départ de porter des accusations de voies de fait contre lui, Porter a finalement été accusé d'avoir consommé de la boisson sur la voie publique et d'avoir troublé la paix. Suspendu de ses fonctions pendant quelques jours par la direction de l'équipe, il était de retour à son poste, dimanche soir, contre Kansas City.

Le dossier de Porter faisait encore les manchettes quand Le'Veon Bell, le joueur le plus utile chez les Steelers en deuxième moitié de saison, a confié qu'il allait avoir le même impact sur le football que Steph Curry (Golden State) sur le basketball en raison de son style de jeu bien particulier.  L'étoile des Warriors a tellement obtenu de succès avec les tirs de trois points depuis quelques années que de plus en plus de joueurs de la NBA préfèrent maintenant tenter des tirs de loin que de foncer continuellement vers le panier, où les risques de collisions et de blessures sont beaucoup plus élevés.

Le problème dans le cas de Bell, c'est que son CV est nettement moins garni que celui de Curry, qui en est à sa huitième saison dans la NBA. Il possède entre autres une bague pour le championnat des séries éliminatoires, deux titres de joueur par excellence et une tonne de records pour les lancers de trois points. 

De son côté, Bell retient l'attention en hésitant derrière la ligne de mêlée plutôt qu'en pesant sur l'accélérateur dès qu'il aperçoit une ouverture, comme le font les autres porteurs de ballon de la NFL. Certains analystes lui donnent beaucoup de crédit pour cette façon de procéder, mais d'autres ont tenu à rappeler que  Thurman Thomas, Priest Holmes et Emmitt Smith agissaient parfois de cette façon.

Malheureusement pour Bell, ses suspensions en 2015 et en 2016 (possession de drogue, conduite sous l'effet de la drogue, omission de se soumettre à un test pour le dépistage de drogue) sont encore fraîches à la mémoire de plusieurs amateurs.

Et comme si ça ne suffisait pas, Antonio Brown a ajouté son grain de sel en se transformant en cinéaste dans le vestiaire des Steelers, dimanche. Selon ses dires, il a agi de la sorte parce qu'il était tellement frustré de n'avoir rien pu faire pour aider ses coéquipiers à éviter l'élimination face à Denver, l'an dernier, après avoir été blessé la semaine précédente lors d'un furieux duel contre Cincinnati.

Vive la Nationale!

Les matchs les plus excitants des séries éliminatoires ont été présentés dans la Conférence nationale en fin de semaine dernière, le duel entre Dallas et Green Bay battant des records de cotes d'écoute au réseau Fox pour un match inclus dans les séries de division avec un auditoire de 48,5 millions aux États-Unis. Les amateurs des Packers devront avoir à nouveau le coeur solide, dimanche, car il est fort possible que la finale de la Conférence nationale les opposant aux dynamiques Falcons d'Atlanta ressemble passablement au match contre Dallas. Ils ont vaincu les Packers 33-32, le 30 octobre, à la suite d'une passe de touché de Matt Ryan à Mohamed Sanu avec seulement 31 secondes à écouler au tableau indicateur. Il faut croire que  le quart des Packers, Aaron Rodgers, aurait eu besoin de quatre secondes de plus - soit 35 comme ce fut le cas contre Dallas, dimanche dernier - pour réussir un autre miracle.

Une grosse commande pour Big Ben!

Le quart-arrière Ben Roethlisberger était tenu à l'écart du jeu en raison d'une blessure à un genou quand les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont vaincu les Steelers 27-16, le 23 octobre, au Heinz FIeld. Dimanche, Big Ben tentera d'avoir le dernier mot sur son vis-à-vis Tom Brady, des Patriots, qui possède une impressionnante fiche de 9-2 en carrière contre les Steelers, avec 26 passes de touché contre seulement trois interceptions.

En chiffres : 21

Aaron Rodgers... (Agence France-Presse) - image 5.0

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Aaron Rodgers

Agence France-Presse

Le nombre de passes de touché lancées par le quart-arrière Aaron Rodgers lors de la séquence de huit victoires d'affilée des Packers de Green Bay, incluant les matchs des séries contre les Giants de New York et Dallas. Pendant la même période, Rodgers a été victime d'une seule interception.

Mes choix

Finales de conférence

Dimanche

GREEN BAY à Atlanta et Pittsburgh en NOUVELLE-ANGLETERRE

Séries de division : 3/4 (75 %)

Séries éliminatoires : 7/8 (87,5 %)

Saison régulière : 159/256 (62,1 %)

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