Des Lions aux nerfs d'acier

Le botteur de précision Matt Prater (à gauche)... (AP, Paul Sancya)

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Le botteur de précision Matt Prater (à gauche) et le quart-arrière Matthew Stafford (à droite), les deux coéquipiers à l'origine des succès des Lions de Detroit cette saison, entourent le demi de coin Darius Slay, qui a réussi une interception en fin de match contre Minnesota. Les trois joueurs ont été honorés par le commentateur Phil Simms pour leur brillante tenue lors du match de l'Action de grâce.

AP, Paul Sancya

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(Québec) CHRONIQUE / Historiquement, les Lions de Detroit ont plus souvent qu'autrement fait parler d'eux pour les mauvaises raisons. Encore récemment, les retraites prématurées de Barry Sanders et de Calvin Johnson et une saison de 16 défaites (2008) ont fait les manchettes. Mais les choses ont changé radicalement en 2016.

La nouvelle version des Lions a inventé depuis octobre toutes sortes de façons de gagner les duels corsés plutôt que de les perdre, ce qui leur permet d'occuper au début de décembre le sommet de la section Nord de la Conférence nationale et de rêver à un premier championnat de division depuis 1993.

Mieux vaut avoir les nerfs solides pour suivre les Lions cette saison. Les 11 rencontres des protégés de Jim Caldwell se sont terminées par des écarts de sept points ou moins, un record de la NFL. Comme si ça ne suffisait pas pour causer des ulcères à leurs courageux supporteurs, ils ont également tiré de l'arrière quelque part au quatrième quart dans chacune de ces rencontres.

Fort heureusement, le quart-arrière Matthew Stafford et le botteur de précision Matt Prater ont uni leurs forces dans les derniers instants à plusieurs reprises depuis la mi-octobre pour permettre aux Lions de renverser la vapeur en remportant six de leurs sept derniers matchs après un autre décevant début de saison (1-3). Malgré leurs exploits, les deux coéquipiers aux nerfs d'acier savent très bien qu'ils n'auront pas la vie facile dans le dernier droit du calendrier avec des rendez-vous avec La Nouvelle-Orléans, les Giants de New York, Dallas et Green Bay. 

Cependant, une équipe qui est parvenue à sauver sa peau si souvent en fin de match ne reculera certainement pas devant l'adversité à ce stade-ci de la saison. Au cours des dernières semaines, les ailiers espacés Golden Tate, Marvin Jones et Anquan Boldin ont contribué tour à tour aux étonnants succès des Lions. Auteur d'une paire de touchés sur des retours de bottés de dégagement, Andre Roberts a également mis son grain de sel en attaque en captant quelques relais de Stafford au moment opportun.

Stafford méconnaissable

Même si on ne peut minimiser l'impact de Prater, qui a réussi 17 des 21 placements qu'il a tentés cette saison alors que plusieurs de ses confrères éprouvent toutes sortes de problèmes à expédier correctement le ballon entre les poteaux, les succès des Lions reposent d'abord et avant tout sur les épaules de Stafford, le premier choix de l'équipe au repêchage de 2009. L'ex-porte-couleurs des Bulldogs de l'Université Georgia est méconnaissable depuis le milieu de la saison dernière.

Comme les Lions avaient décroché une seule victoire à leurs huit premiers matchs en 2015, le président et le directeur général du club se sont fait montrer la sortie pendant que Jim Bob Cooter était promu au poste de coordonnateur à l'attaque. Avec le mandat précis de superviser de près le travail du numéro 9. 

Les résultats n'ont pas tardé, les Lions remportant six de leurs huit derniers matchs pour boucler la saison avec une fiche de 7-9, alors qu'un Stafford inspiré et motivé comme jamais lançait 19 passes de touché contre seulement deux interceptions. Le quart de 28 ans a poursuivi dans la même voie cette saison comme le démontrent ses 19 passes payantes contre cinq interceptions. Tout ça même si Megatron, sa cible de prédilection, a accroché ses crampons au cours de la saison morte. Le coefficient d'efficacité de Stafford est actuellement de 99,3, un sommet en carrière.

Après avoir raté six matchs en 2009 et 13 l'année suivante, Stafford n'a pas manqué une seule rencontre depuis 2011. Le 23 octobre, il a mené les Lions à un gain de 20-17 sur Washington alors qu'il en était à son 100e départ dans la NFL. Il présente maintenant un dossier de 49-55 comme partant chez les pros, lui qui pourra peut-être aspirer bientôt à une moyenne de ,500, à condition que ses nerfs tiennent le coup quand la pression se fera de nouveau sentir. Sans doute dimanche contre les Saints.

Monsieur Porcelaine

Si je me souviens bien, le regretté Marc Simoneau prenait plaisir à taquiner les amateurs du Canadien en qualifiant l'arrière Rick Green, souvent blessé, de Monsieur Porcelaine. Dans la NFL, on peut dorénavant associer cette expression à Rob Gronkowski, opéré vendredi pour une hernie discale. L'ailier rapproché des Patriots de la Nouvelle-Angleterre avait déjà raté trois matchs cette saison en raison d'une blessure à l'aine et de maux de dos. Il a aussi raté plusieurs rencontres en 2012 et 2013. Dans le passé, le gaillard de 6'6' et 265 livres a aussi subi des blessures aux chevilles et aux genoux, en plus d'être opéré trois fois aux avant-bras. Le choix de deuxième ronde au repêchage de 2010 a raté 20 matchs depuis le début de sa carrière et il a disputé plusieurs rencontres, alors qu'il n'était pas en pleine possession de tous ses moyens.

4:35

Aretha Franklin... (AP, Jose Juarez) - image 4.0

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Aretha Franklin

AP, Jose Juarez

Le temps mis par la chanteuse Aretha Franklin pour interpréter l'hymne national américain avant la traditionnelle rencontre du jeudi de l'Action de grâce (Thanksgiving) à Detroit, entre les Vikings du Minnesota et les Lions. Un des premiers intervenants sur Twitter a fait remarquer qu'il avait eu le temps de faire cuire sa dinde, de la manger et de laver la vaisselle pendant la prestation de la chanteuse de 74 ans. Pendant le match, le réseau CBS a présenté un graphique pour le temps de possession du ballon, où figurait notamment le 4:35 de Franklin accompagnant celui des deux clubs. En comparaison, l'inspirante interprétation de l'hymne national américain par Whitney Houston en 1991 (guerre du Golfe) avait pris fin après 2 minutes et 20 secondes.

Mes choix

Semaine 13

Jeudi : 1/1

DIMANCHE 

Los Angeles en NOUVELLE-ANGLETERRE, PHILADELPHIE à Cincinnati, Houston à

GREEN BAY, Kansas City à ATLANTA, Miami à BALTIMORE, DENVER à Jacksonville,

SAN FRANCISCO à Chicago, Detroit à

LA NOUVELLE-ORLÉANS, Buffalo à OAKLAND, NY Giants à PITTSBURGH, Tampa Bay à S. DIEGO, WASHINGTON en Arizona et Caroline à SEATTLE

LUNDI 

INDIANAPOLIS à NY Jets

Semaine 14

JEUDI 

Oakland à KANSAS CITY

Semaine 12 : 12/16 (75 %) Total : 108/178 (60,7 %)

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