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Ryan Fitzpatrick a signé son contrat seulement 10... (AP, Julio Cortez)

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Ryan Fitzpatrick a signé son contrat seulement 10 petites minutes avant le début du camp des Jets.

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(Québec) Voulez-vous bien me dire ce qui s'est passé pour que les Jets de New York et Ryan Fitzpatrick mettent autant de temps avant de conclure une nouvelle entente, alors que tous les joueurs autonomes susceptibles d'intéresser les équipes de la NFL étaient sous contrat depuis quelques mois?

Si vous n'étiez pas à l'écoute au cours de la saison morte, je vous rappelle que le quart, qui était libre comme l'air, a paraphé une entente d'un an (12 millions $ garantis, 15 millions $ avec les bonis) avec les Jets le 27 juillet, 10 petites minutes avant l'ouverture du camp de la troupe de Todd Bowles.

Même si le propriétaire Woody Johnson et le directeur général Mike Maccagnan n'avaient pas qualifié la mise sous contrat du quart de 33 ans de «prioritaire», ils avaient indiqué en janvier qu'ils accueilleraient Fitzpatrick à bras ouverts, compte tenu de sa très bonne saison. Il a mené les Jets à une fiche de 10-6, après avoir pris la relève de Geno Smith, victime d'une vicieuse claque sur la gueule de la part d'un coéquipier pendant le camp d'entraînement.

Profitant au maximum du fait qu'il était de nouveau réuni à Chan Gailey - le coordonnateur offensif des Jets était l'entraîneur-chef des Bills pendant les trois saisons (2010 à 2012), où Fitzpatrick a obtenu passablement de succès à Buffalo -, le numéro 14 a réécrit une partie du livre des records du club en lançant notamment 31 passes de touché pour effacer la marque de 29 établie par Vinny Testaverde en 1998. 

Fitzpatrick a également profité de la présence de Brandon Marshall et d'Eric Decker pour développer une belle complicité avec ces deux cibles de premier plan. La chimie s'est rapidement installée entre tout ce beau monde, alors que les Jets ont misé sur une attaque aérienne qui a permis au quart barbu de gagner 3905 verges.

L'ex-receveur de passes des Bears a terminé la saison avec 109 réceptions pour des gains de 1502 verges, deux records d'équipe, en plus d'égaler une autre marque de l'organisation avec 14 touchés. De son côté, Decker a dû «se contenter» de 80 passes captées pour des gains de 1027 verges et 12 touchés.

Boycottage et maison à louer

Les Jets ont eu beau remporter six victoires de plus qu'en 2014 (4-12), cela n'a pas suffi pour accéder aux séries, qui étaient toujours accessibles lors de la dernière fin de semaine. Malheureusement, Fitzpatrick a été victime de trois interceptions lors des trois dernières séries de jeux en attaque des Jets, qui ont plié l'échine au compte de 22-17 lors du match le plus important de la saison face aux Bills dirigés par leur ex-entraîneur Rex Ryan.

Étonnamment, peu d'équipes ont démontré de l'intérêt pour Fitzpatrick en mars dernier quand s'est ouvert le marché des joueurs autonomes. Comme si sa dernière sortie combinée à son âge et au fait qu'il n'a jamais participé aux séries depuis ses débuts dans la NFL en 2005 avait effrayé certaines équipes en quête d'un bras pour 2016.

Pendant que les Texans de Houston prenaient beaucoup de gens par surprise en s'empressant d'embaucher Brock Osweiler - à fort prix - et que les Broncos de Denver compensaient sa perte en se tournant vers le vétéran Mark Sanchez, Fitzpatrick passait sous le radar. 

Au début de juin, Decker et Marshall ont boycotté sans faire trop de bruit une fin de semaine d'entraînement non obligatoire pour les vétérans afin de manifester leur appui à leur coéquipier, qui a même songé à louer la maison qu'il habite pendant la saison de football, tellement il était convaincu qu'il ne porterait plus les couleurs des Jets.

Après une première offre estimée entre 7 et 9 millions $ pour un an, les Jets ont ensuite offert à Fitzpatrick 24 millions $ pour trois saisons, avec la moitié de cette somme garantie. On a appris par la suite que le quart désirait absolument toucher 16 millions $, ce qui retardait le processus de négociation entre les deux parties.

Romo frappé solidement

Le propriétaire des Cowboys de Dallas, Jerry Jones, a retenu son souffle, jeudi soir, quand Tony Romo a mis quelques minutes à se relever après avoir été plaqué par-derrière par l'ailier défensif Cliff Avril (Seattle). Le quart de 36 ans a par la suite lancé quelques ballons sur les lignes de côté, mais il n'est pas revenu au jeu. Contrairement à la saison dernière où Dallas a signé une seule victoire en 12 sorties pendant l'absence de Romo, qui a subi deux fractures de la clavicule, les Cowboys pourront au moins compter sur un réserviste de qualité si on se fie à l'excellente tenue de la recrue Dak Prescott (Mississippi State) depuis le début du camp. À ses deux premières sorties lors des matchs préparatoires contre les Rams de Los Angeles et les Dolphins de Miami, il a réussi plus de touchés (6) que de passes incomplètes (5). Jones doit aujourd'hui remercier le ciel pour que les efforts qu'il a déployés pour sélectionner les quarts Paxton Lynch (Denver, 26e rang) et Connor Cook (Oakland, 100e rang) en mai dernier n'aient pas donné les résultats escomptés.

Le gros lot pour Osweiler

Brock Osweiler... (AP, George Bridges) - image 4.0

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Brock Osweiler

AP, George Bridges

On savait tous que les Texans de Houston étaient à la recherche d'un quart-arrière après avoir vu quatre bras différents tenter de mettre en marche l'attaque de cette équipe la saison dernière et Brian Hoyer multiplier les revirements dans la cinglante défaite de 30-0 contre Kansas City en première ronde des séries, mais on était loin de se douter que le propriétaire Bob McNair était déjà tombé amoureux de Brock Osweiler, qui avait passé une partie de la saison 2015 aux commandes de l'attaque des Broncos de Denver avant de perdre son poste aux mains du vétéran Peyton Manning lors du dernier match du calendrier régulier. Huit matchs, dont sept départs, 10 passes de touchés contre six interceptions et des gains aériens de 1967 verges auront suffi au quart sélectionné en deuxième ronde en 2012 par les Broncos pour décrocher le gros lot (72 millions $ pour quatre ans) au Texas. Le quart de 6'7'' et de 240 livres ne devrait pas avoir trop de mal à faire oublier Hoyer, Ryan Mallett, T.J. Yates et Brandon Weeden, qui se sont partagé le travail la saison dernière.

La citation

«Comme c'est le cas chaque fois que plus d'une personne convoite quelque chose, cela va possiblement vous coûter plus cher pour l'obtenir.»

- Le propriétaire des Texans de Houston, Bob McNair, après la mise sous contrat du quart-arrière Brock Osweiler pour quatre ans et 72 millions $

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