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Le XIIIe Super Bowl, un mauvais souvenir pour... (Photothèque Le Soleil)

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Le XIIIe Super Bowl, un mauvais souvenir pour les partisans des Cowboys qui avaient vu le quart-arrière des Steelers, Terry Bradshaw, obtenir le titre de joueur par excellence dans la victoire de Pittsburgh, 35-31, contre Dallas.

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(Québec) On célèbre cette année le 50anniversaire du Super Bowl, qui a deux ans de moins au compteur que l'auteur de cette chronique. Au cours des derniers jours, j'ai fouillé dans ma mémoire afin de me rappeler quelques faits et anecdotes reliés à mon écoute de la majorité des grandes finales du football américain.

Ne me demandez pas de vous parler de Joe Namath et du triomphe historique des Jets de New York au IIIe SB. J'ai beaucoup lu sur le sujet et regardé bien des vidéos, mais je vous rappelle que j'avais cinq ans à l'époque. Mes souvenirs s'arrêtent plutôt vaguement aux alentours du Xe SB, une victoire de 21-17 des Steelers de Pittsburgh sur les Cowboys de Dallas...

Deux ans plus tard, tout est beaucoup plus clair dans mon esprit. Je me rappelle très bien avoir refusé d'accompagner mes parents pour un souper de famille chez mon oncle Paul, qui habitait sur la 2e Avenue, dans Limoilou, à deux pas de chez nous, afin de ne rien manquer du match entre Denver et Dallas. 

Un duel à sens unique, où la défensive des Cowboys avait provoqué huit revirements pour l'emporter 27-10. En attaque, je me souviens fort bien des attrapés effectués en plongeant dans la zone des buts par les ailiers espacés Butch Johnson et Golden Richards pour capter les longs relais de Roger Staubach et du demi offensif Robert Newhouse - sur un jeu truqué commandé par le légendaire entraîneur Tom Landry.

Je préférerais moins bien me rappeler du XIIIe SB, une autre victoire de Pittsburgh sur Dallas, cette fois au compte de 35-31. Le quart-arrière des Steelers, Terry Bradshaw, ne ratait jamais une occasion de se mettre en évidence dans les séries, ce qui lui a permis de décrocher le titre de joueur par excellence après avoir lancé quatre passes de touché, dont deux à John Stallworth, qui formait une redoutable paire avec Lynn Swann.

Le lendemain du match, la journée avait été très longue pour les étudiants de l'Externat Saint-Jean-Eudes qui avaient le malheur d'appuyer les flamboyants Cowboys et non pas les redoutables Steelers...

Victoire des Nordiques 

Pittsburgh était de retour au SB l'année suivante contre les Rams de Los Angeles et leur quart Vince Ferragamo. On ne donnait pas cher de la peau des Rams, qui menaient pourtant 13-10 sur les Steelers après 30 minutes de jeu. 

Plus ou moins satisfait de ce que j'avais vu jusque-là, j'avais alors décidé de prendre la direction du Colisée, où j'étais arrivé entre la première et la deuxième période du match opposant les Nordiques aux Capitals de Washington. Deux sympathiques amateurs assis une rangée derrière moi dans la section 9 des mezzanines avaient alors pris connaissance de mon intérêt grandissant pour le ballon ovale quand je leur avais expliqué que j'avais préféré écouter la première demie du SB qu'assister à la première période du match des Nordiques, qui en étaient alors à leur première année dans la LNH.

J'étais bien content de leur dire que les Rams avaient les devants à la demie, mais beaucoup moins heureux de constater à mon retour à la maison que Pittsburgh l'avait emporté 31-19, grâce encore une fois au brio de Terry Brad­shaw. Quant aux Nordiques, ils avaient signé un gain de 3-2 sur les Capitals en ce 20 janvier 1980... Cette année, les trois matchs présentés le 7 février dans la LNH, dont un à Montréal, et les quatre rencontres à l'horaire dans la NBA cette journée-là, se dérouleront tous pendant l'après-midi, question de ne pas priver les amateurs de football de leur grande fête annuelle.

Contrairement aux amateurs des Bears de Chicago, je n'ai pas gardé un très bon souvenir du XXe SB, alors que les protégés de Mike Ditka n'avaient fait qu'une bouchée des Patriots de la Nouvelle-Angleterre (46-10). Trente ans plus tard, je cherche encore à comprendre pourquoi le gros joueur de ligne William «The Refrigerator» Perry a réussi un touché dans ce match, ce qui n'a pas été le cas pour le légendaire et bien-aimé Walter Payton, un des meilleurs porteurs de ballon de l'histoire de la NFL.

Les quatre échecs des Bills

Les amateurs des Bills de Buffalo de votre entourage ont mis combien de temps à se remettre des quatre défaites d'affilée de leurs favoris au SB? Personne n'a oublié le placement de 47 verges raté par Scott Norwood sur le dernier jeu du match perdu 20-19 par les protégés de Marv Levy. Après avoir plié l'échine 37-24 face aux Redskins, l'année suivante, Jim Kelly et sa bande se sont fait malmener deux fois par Dallas lors des XXVIIe SB (52-17) et XXVIIIe (30-13). Après avoir commis neuf revirements lors du match qui mettait en vedette Michael Jackson à la mi-temps, les Bills ont sauvé la mise pendant 30 minutes l'année suivante à Atlanta, où je m'étais rendu en compagnie de Darko Bertrand, l'ex-propriétaire des boutiques SportManiaque. Mais un échappé de Thurman Thomas, tôt en deuxième demie, et une interception aux dépens de Jim Kelly au quatrième quart avaient permis à Emmitt Smith et aux Cowboys de renverser la vapeur. 

***

Le Super Bowl au Club Social

Le Club Social Québec-Est situé sur la 3e Avenue, dans Limoilou, a été le rendez-vous des amateurs de la NFL qui y ont écouté le SB à plusieurs occasions pendant les années 90 et jusqu'au début des années 2000. En plus des nombreux prix de présence, des paris sur le match et le poulet BBQ, on a assisté au triomphe de Steve Young, qui parvenait enfin à sortir de l'ombre de Joe Montana lors du XXIXe SB, un résultat très payant pour moi. Le 27 janvier 1997, Desmond Howard inscrivait un touché sur un retour de botté pour permettre à Brett Favre et Green Bay de récupérer le trophée Vince Lombardi lors du XXXIe SB. Les deux années suivantes ont été l'affaire de John Elway, qui a mis un terme à sa carrière avec Denver en décrochant deux titres du SB.

***

Conclusions dramatiques

Personne n'a oublié l'interception réussie par Malcolm Butler, des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, à la porte des buts, dans les derniers instants du XLIXe SB contre Seattle, l'an dernier. Même chose pour le placement de 48 verges réussi par Adam Vinatieri sur le dernier jeu qui a permis aux Patriots de surprendre les Rams de St. Louis 20-17 lors de la finale présentée sous haute sécurité, le 4 février 2002, à La Nouvelle-Orléans, cinq mois après les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Deux ans plus tôt, la défensive des Rams était parvenue à stopper Kevin Dyson à une verge de la zone des buts, alors que Kurt Warner avait mené St. Louis à une victoire de 23-16 sur les Titans du Tennessee. Sans oublier l'incroyable attrapé de David Tyree suivi du touché de Plaxico Burress avec 35 secondes à écouler au quatrième quart pour permettre aux Giants de New York de priver les Patriots d'une saison parfaite au XLIISB avec un gain de 17-14. Et les larmes versées au XLIVe SB par les fans de La Nouvelle-Orléans - encore chamboulés par le passage de l'ouragan Katrina - lors de la victoire de 31-17 des Saints sur Peyton Manning et les Colts.

***

Mes résultats

  • Finales de conférence : 1/2 (50 %)
  • Séries éliminatoires : 8/10 (80 %)
  • Saison : 165/256 (64,4 %) Total : 173/266 (65 %)

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