En santé au bon moment

L'ailier rapproché Rob Gronkowski (6'6'', 265 livres) et... (AP, Steven Senne)

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L'ailier rapproché Rob Gronkowski (6'6'', 265 livres) et l'ailier espacé Julian Edelman (5'10'', 200 livres) ont des statures différentes, mais ils représentent tous les deux une grande part de la menace offensive des Patriots.

AP, Steven Senne

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(Québec) Dimanche dernier, les Broncos de Denver ont eu besoin de tout leur petit change pour venir à bout des Steelers de Pittsburgh, une équipe décimée par les blessures. Une semaine plus tard, le scénario est passablement différent.

Les protégés de Gary Kubiak doivent maintenant rivaliser avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, une formation qui a eu un regain de vie en attaque, samedi dernier face aux Chiefs de Kansas City, en raison du retour au jeu de Julian Edelman. Le numéro 11 n'a pas tardé à faire sentir sa présence, Tom Brady lançant le ballon en sa direction lors de trois des quatre premiers jeux de la rencontre.

Au total, Brady a tenté de rejoindre sa cible favorite 16 fois, complétant 10 relais pour des gains aériens de 100 verges. Expliquant qu'il était un peu rouillé en début de match après avoir été tenu à l'écart pendant près de deux mois en raison d'une blessure à un pied, l'ailier espacé a pris le blâme pour avoir seulement capté trois des huit premiers ballons lancés en sa direction par le beau Tom.

Question de tirer le maximum de sa présence dans l'alignement, le coordonnateur offensif Josh McDaniels a également remis le ballon à l'ex-porte-couleurs de l'Université Kent State sur un jeu renversé au début de la deuxième demie, ce qui a permis à l'attaque de franchir 11 verges, le plus long gain du match au sol pour les champions en titre du Super Bowl.

On a souvent peine à croire - moi le premier - que cet ex-quart-arrière de la NCAA de 5'10' et de 200 livres puisse jouer un rôle aussi important dans l'offensive des Patriots aux côtés du costaud Rob Gronkowski. Mais les statistiques ne mentent pas : la troupe de Bill Belichick a présenté un dossier parfait de 10-0 avec Edelman en santé cette année, comparativement à une fiche de 3-4 quand il n'était pas en mesure de revêtir l'uniforme des Pats.

Un autre qui a fait sentir sa présence à son retour au jeu, face aux Chiefs, a été le joueur de ligne Sebastian Vollmer, qui était tombé au combat trois semaines plus tôt contre les Jets de New York. Comme la ligne à l'attaque des Pats avait déjà été remaniée à quelques reprises en raison de différentes blessures survenues quelques semaines plus tôt, son absence avait fait encore plus mal. Et c'est Brady qui en a payé le prix dans le dernier droit du calendrier régulier, alors qu'il était souvent pressé de tous les côtés par la défensive adverse. Même la réputée profondeur des Patriots n'a pas suffi à empêcher l'équipe de boucler le calendrier régulier avec seulement deux gains à ses six dernières sorties, après avoir entrepris 2015 avec 10 victoires d'affilée.

Mais la semaine de repos accordée aux deux meilleures formations de chaque conférence avant d'entreprendre les séries a fait beaucoup de bien à quelques éclopés, comme on a pu le constater face à Kansas City. La solide défensive de Denver devra jouer à la hauteur de son talent et de sa réputation, dimanche, pour tenir le coup face à Brady, Edelman et Gronkowski...

Guerre de mots

Pas besoin d'avoir joué au football bien longtemps pour savoir que le meilleur moyen de stopper un ailier rapproché de 6'6'' et de 265 livres comme «Gronk» est de lui servir un plaqué plus ou moins légal dans les genoux. Ce n'est toutefois pas très intelligent de le dire devant les nombreux médias, qui se sont empressés de relayer les propos tenus par les joueurs des Broncos au principal intéressé. Gronkowski sera déterminé comme jamais à faire payer le prix à toute la brigade défensive de Denver. 

Par contre, difficile de contredire le joueur de ligne Antonio Smith, des Broncos, quand il dit que Brady se tourne vers les officiels pour réclamer une pénalité, chaque fois qu'il est victime d'un sac. Le numéro 12 des Patriots n'aime vraiment pas se faire rudoyer. Et on en a eu deux beaux exemples en fin de saison contre les Jets et les Dolphins.

Dix-septième et dernier duel Brady-Manning

Désolé pour les puristes, mais la confrontation entre deux des meilleurs quarts de l'histoire de la NFL ne me fait pas plus saliver aujourd'hui qu'au début de la semaine, le duel de dimanche ayant des airs de déjà-vu en ce qui me concerne, en plus de m'apparaître plutôt inégal. Malgré tout, on aura peut-être droit à un excellent duel entre Tom Brady et Peyton Manning, à condition que la solide défensive des Broncos tienne le coup et que les receveurs de passes de Denver n'échappent pas sept ballons, comme ce fut le cas contre Pittsburgh. Dimanche, on aura l'occasion de voir à l'oeuvre un quart de 38 ans en pleine possession de ses moyens (36 touchés/7 interceptions) mener la charge pour les Patriots face à un quart âgé d'un an de plus, qui a connu une saison très difficile (9 touchés/16 interceptions) avant de récupérer le poste de partant lors du dernier match de la saison régulière. Brady a le dessus 11-5 jusqu'à maintenant dans les confrontations entre les deux hommes, mais c'est l'égalité dans les séries (2-2).

***

Les Broncos confiants!

À la suite de leur victoire sur les Steelers, les Broncos ont porté leur fiche à 10-3 cette saison dans les rencontres ayant pris fin avec des écarts inférieurs à sept points et moins. Plusieurs porte-couleurs des Broncos sont convaincus - à commencer par l'ex-Patriots Aqib Talib - qu'ils auront l'avantage, dimanche, si l'écart au tableau indicateur demeure peu élevé du début à la fin de la rencontre parce qu'ils ont joué souvent dans des conditions semblables cette année. La défensive des Broncos devra surtout éviter d'accorder de longs gains aux Patriots, comme ce fut le cas face aux Steelers, qui ont franchi 275 verges à l'aide de seulement huit jeux, dimanche dernier, mais qui ont dû se contenter de placements par la suite. Contrairement aux protégés de Mike Timlin, les Patriots ont l'habitude de capitaliser sur les moments d'égarement de l'équipe adverse pour inscrire sept points au tableau.

***

Pas d'inquiétude en Caroline

Les médias ont tenté de faire tout un plat avec la remontée des Seahawks de Seattle, qui ont marqué 24 points sans réplique en deuxième demie face aux Panthers de la Caroline, dimanche dernier, avant de finalement s'incliner 31-24. L'entraîneur-chef Ron Rivera a reconnu que sa troupe avait enlevé son pied de l'accélérateur dans la deuxième portion de la rencontre, comme cela avait été le cas à quelques reprises lors du calendrier régulier contre Green Bay (Aaron Rodgers), Indianapolis (Andrew Luck) et les Giants de New York (Eli Manning). Comme ces trois équipes sont dirigées en attaque par d'excellents quarts - tout comme Seattle avec Russell Wilson -, Rivera a indiqué qu'il n'y avait pas de quoi perdre le sommeil parce que sa troupe ne réussit pas à tenir au silence certains adversaires pendant 60 minutes.

Mes choix

Finales de conférence

Dimanche 

Nouvelle-Angleterre à Denver

Arizona en Caroline

Séries : 7/8 (87,5 %) Total : 172/264 (65,2 %)

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