L'occasion de se reprendre

Samedi dernier, la défensive de Kansas City, grâce... (AP, Tony Gutierrez)

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Samedi dernier, la défensive de Kansas City, grâce notamment à une interception d'Eric Berry (29), a signé un blanchissage aux dépens des Texans de Houston. En deuxième ronde, les Chiefs auront comme défi de se frotter aux Patriots.

AP, Tony Gutierrez

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(Québec) Trois des quatre duels à l'horaire cette fin de semaine lors de la deuxième ronde des séries éliminatoires de la NFL seront des reprises de confrontations ayant déjà eu lieu cette saison.

Il y a trois semaines, les Cards n'ont fait qu'une bouchée des Packers au compte de 38-8. Une semaine plus tôt, les Steelers étaient revenus de l'arrière pour vaincre les Broncos 34-27. À la mi-octobre, les Panthers ont joué un vilain tour aux Seahawks, à Seattle, l'emportant 27-23. 

Seuls les Chiefs et les Patriots n'ont pas croisé le fer en 2015, mais je suis convaincu que les fans des Pats n'ont pas oublié le résultat de la dernière rencontre présentée entre ces deux formations, le 29 septembre 2014, un lundi soir sur les ondes de la télé nationale: 41-14 en faveur de... Kansas City! Eh oui, les Patriots ont encaissé, l'an dernier, leur deuxième pire défaite sous les ordres de Bill Belichick. Ils se retrouvaient alors avec une fiche de 2-2 à la conclusion du premier mois du calendrier régulier.

La suite des événements? Les jours suivants, les médias et les amateurs s'en donnaient à coeur joie sur les réseaux sociaux et posaient tous la même question : Tom Brady, victime de trois revirements face aux Chiefs, était-il rendu au bout du rouleau à 37 ans? À l'exception des fanatiques des Patriots, la majorité des amateurs de football répondaient oui à cette question, tout en soulignant que le calendrier des représentants de la Nouvelle-Angleterre au cours des semaines suivantes n'allait certainement pas faciliter le travail de Brady et Cie.

Pendant ce temps, Belichick refusait d'appuyer sur le bouton de panique. Pressé de questions par les coriaces médias de Boston qui l'interrogeaient sur la qualité du jeu du numéro 12 et qui tentaient de savoir s'il songeait à offrir un premier départ dans la NFL à la recrue Jimmy Garoppolo, qui avait terminé le match face aux Chiefs à la place du beau Tom, le rusé entraîneur avait répété la même réponse cinq fois sur le même ton sec : «Nous nous concentrons sur Cincinnati.»

Les Bengals avaient en effet le malheur d'être les adversaires des Patriots six jours plus tard. Contrairement à ce qu'on anticipait, les protégés de Marvin Lewis n'ont pas eu beaucoup de plaisir lors de cette rencontre à sens unique remportée 43-17 par l'équipe qui allait encaisser seulement deux revers de plus pour terminer la saison avec une fiche de 12-4 avant d'éventuellement remporter le XLIXe Super Bowl au compte de 28-24 sur Seattle.

Des fleurs pour les Chiefs

Cette semaine, Belichick a lancé des fleurs aux Chiefs, qui n'ont pas encaissé une seule défaite depuis le 18 octobre dernier et qui ont écrasé les Texans de Houston 30-0 en première ronde des séries. Lors de cette impressionnante séquence de 11 victoires consécutives, la brigade défensive de la troupe d'Andy Reid n'a pas été très généreuse, l'adversaire devant se contenter d'une moyenne de 11,7 points par match.

Tout en admettant que les joueurs et entraîneurs des Patriots devraient faire du meilleur travail samedi (16h35) que lors de leur dernier duel face aux Chiefs, Belichick a aussi fait remarquer que les deux formations avaient effectué environ 1000 jeux depuis. Et comme les équipes étant  parvenues à embêter récemment les Chiefs sont très rares, Belichick a ajouté que le personnel d'entraîneurs des Pats devrait faire preuve d'imagination sur le plan stratégique dans sa préparation pour ce duel sans lendemain. 

Même si les champions en titre du Super Bowl ont connu une fin d'année mystérieuse et plutôt inhabituelle en encaissant quatre défaites à leurs six derniers matchs après avoir entrepris la saison avec 10 gains d'affilée, les Chiefs ne doivent surtout pas s'attendre à avoir la vie facile à Foxborough. Belichick et sa bande ont démontré au fil des ans qu'ils avaient toujours plus d'un tour dans leur sac, peu importe que ce soit légal ou non!

L'équipe B des Steelers?

Malheureusement pour leurs fans, les Steelers seront privés du spectaculaire ailier espacé Antonio Brown, dimanche, quand ils se mesureront à la brigade défensive des Broncos de Denver, la meilleure de la NFL. Le 20 décembre, Brown avait profité de l'absence de quelques membres de la ligne tertiaire des Broncos pour capter 16 ballons (189 verges) et marquer deux touchés dans un gain de 34-27 de Pittsburgh. Avec des gains aériens de 380 verges, Ben Roethlisberger était devenu lors de ce match le seul quart-arrière à gagner plus de 300 verges par la voie des airs face aux Broncos en 2015. «Big Ben» a répété tout au long de la semaine qu'il ne jouerait pas, dimanche, s'il estimait qu'il allait nuire aux chances des Steelers, mais on est en droit de se demander si un Roethlisberger diminué par une blessure à l'épaule droite peut être plus utile aux Steelers que le réserviste Landry Jones en pleine possession de ses moyens. Samedi dernier, dans les derniers instants de la bataille de rue qui opposait Pittsburgh à Cincinnati, la réponse de l'entraîneur Mike Tomlin à cette question a été Roethlisberger. Du côté des Broncos, Peyton Manning parviendra-t-il enfin à livrer la marchandise dans les séries après avoir permis aux Broncos de reprendre vie lors du dernier match du calendrier régulier contre San Diego. Tous les espoirs semblent maintenant permis à Denver, où les amateurs des Broncos ont soudainement pardonné au quart-arrière de 39 ans les 17 interceptions dont il a été victime en 2015 en seulement 9 départs, sans parler de sa décevante fiche de 11-13 dans les séries.

Jones dans un drôle d'état

Difficile de faire la lumière sur ce qui a conduit Chandler Jones, des Patriots, à se rendre par ses propres moyens à un poste de police de Foxborough, dimanche dernier. Portant un t-shirt partiellement déchiré, il semblait totalement confus, selon le rapport de police obtenu par un quotidien de Boston. Les policiers, qui se sont ensuite rendus au domicile de Jones pour récupérer ses clés, ont constaté qu'une odeur de marijuana régnait à cet endroit. Jones a ensuite passé quelques heures à l'hôpital et est retourné chez lui au cours de la soirée. L'ailier défensif s'est excusé auprès de ses coéquipiers, mercredi. Reste maintenant à savoir si les quelques éclopés des Pats en fin de saison, particulièrement Julian Edelman, Sebastian Vollmer et Dont'a Hightower, seront suffisamment remis de leurs blessures quand viendra le temps de sauter sur le terrain, samedi, face aux Chiefs. On a aussi appris jeudi que l'ailier rapproché Rob Gronkowski avait raté deux entraînements cette semaine en raison de blessures à un genou et au dos. Du côté des Chiefs, Laurent Duvernay-Tardif ratera le rendez-vous face aux Pats en raison de la commotion cérébrale qu'il a subie en première ronde éliminatoire.

Mes choix

Deuxième ronde des séries

Samedi 

Kansas City en NOUVELLE-ANGLETERRE

Green Bay en ARIZONA

Dimanche 

Seattle en CAROLINE

Pittsburgh à DENVER

Semaine 18 : 3/4 (75 %) Total : 168/260 (64,6 %)

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