Aaron Rodgers retrouve le sourire

Les occasions de célébrer ont été nombreuses pour... (AP, Mark Tenally)

Agrandir

Les occasions de célébrer ont été nombreuses pour Aaron Rodgers (12) et les Packers, qui ont retrouvé leur touche magique contre les Redskins dimanche.

AP, Mark Tenally

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Curieusement, les quatre formations alignant des quarts-arrières expérimentés jouaient toutes sur la route en cette première ronde des séries éliminatoires de la NFL. Et les quatre vétérans étaient opposés à des quarts n'ayant pratiquement aucune expérience dans les séries. Résultat : les quatre équipes évoluant à l'étranger ont gagné en fin de semaine, une première depuis que la NFL a adopté la formule actuelle pour départager les plus sérieux aspirants au Super Bowl.

Samedi, Alex Smith (Kansas City) a complètement éclipsé Brian Hoyer (Houston), tandis que Ben Roethlisberger (Pittsburgh) a eu le dernier mot sur A.J. McCarron (Cincinnati). Dimanche, Russell Wilson (Seattle) a eu le dessus de peu sur Teddy Bridgewater (Minnesota), puis Aaron Rodgers (Green Bay) a retrouvé sa touche magique aux dépens de Kirk Cousins (Washington).

Après un match à sens unique et une rencontre dont le scénario aurait pu être écrit par le grand manitou de la WWE, Vince McMahon, samedi, on a eu droit, dimanche, à un duel corsé dominé par le froid et, finalement, à un match de football digne de la NFL mettant en vedette un quart-arrière qui a finalement retrouvé ses moyens après un passage à vide de plusieurs semaines.

Les amateurs des Redskins croyaient pourtant leurs favoris - qui avaient le vent dans les voiles depuis quelques semaines - en bonne voie d'éliminer les Packers quand ils ont pris les devants 11-0 au début du deuxième quart. Mais les protégés de Mike McCarthy se sont finalement réveillés après avoir dormi profondément pendant deux mois et les Redskins en ont payé le prix.

Beaucoup mieux protégé au cours des 45 dernières minutes par une ligne offensive encore chancelante en début de match, Rodgers a enfin pu compter sur une attaque au sol intéressante, Eddie Lacy, James Starks, Randall Cobb et John Kuhn unissant leurs efforts pour franchir 141 verges au sol. Rodgers a également eu plus de temps pour repérer ses cibles préférées et les Packers ont inscrit des points au tableau indicateur lors de cinq séries de jeux d'affilée en attaque, une première cette année pour Green Bay! Ça faisait longtemps que le leader de l'attaque des Packers n'avait pas eu le sourire aussi facile dans les derniers instants d'un match. 

Pas un seul coupable

Quelques heures plus tôt, le botteur Blair Walsh, des Vikings, avait raté la cible sur une distance de 27 verges avec 22 secondes à écouler au tableau indicateur pour permettre aux frigorifiés Seahawks de Seattle de se sauver avec un gain de 10-9.

Évidemment, Walsh sera le bouc-émissaire de ce revers crève-coeur de la troupe de Mike Zimmer, mais il ne faudra pas oublier l'échappé du vététan Adrian Peterson au quatrième quart et les nombreuses occasions gaspillées au cours des 45 premières minutes par l'attaque des Vikings, qui n'a pas été en mesure d'inscrire un seul touché pendant que les représentants de la Conférence nationale lors des deux derniers Super Bowl étaient passablement ennuyés et ralentis par le froid.

Du vaudeville!

Samedi soir, les Bengals ont perdu la tête... et le match dans une rencontre où l'incroyable «Big Ben» a démontré une fois de plus qu'il était le plus fort, malgré une épaule droite amochée.

On croyait bien la soirée de travail de Roethlisberger terminée quand il a encaissé le genre de plaqué qui s'est traduit par une fracture de la clavicule dans le cas de Tony Romo (Dallas), mais le costaud quart-arrière des Steelers est revenu au jeu pour compléter quelques courts relais avant de voir deux imbéciles comme Vontaze Burfict et Adam Jones, des Bengals, présenter la victoire à leurs ennemis jurés sur un plateau d'argent en écopant coup sur coup de deux pénalités d'indiscipline (deux infractions de 15 verges) dans la dernière minute de la rencontre.

On pourrait en dire long sur le premier coupable qui ressemblait à une bête enragée après avoir vu son coéquipier Giovanni Bernard tomber au combat, victime d'un solide plaqué administré par Ryan Shazier (Pittsburgh) dans les derniers instants du troisième quart. Un plaqué légal selon certains, mais certainement pas aux yeux des joueurs et amateurs des Bengals, qui étaient furieux.

Marvin Lewis tente de calmer le jeu

On a vu l'entraîneur des Bengals, Marvin Lewis, s'entretenir avec Burflict sur les lignes de côté à quelques reprises afin de tenter de calmer le jeu, mais cela n'a pas suffi pour empêcher le numéro 55 de tenter d'arracher la tête du spectaculaire ailer espacé Antonio Brown, des Steelers, victime d'une commotion cérébrale en fin de match.

Au cours des dernières années, les Bengals ont embauché plusieurs joueurs considérés «à risque», et cette façon de bâtir leur organisation leur a explosé en plein visage, samedi soir. Dommage pour Marvin Lewis et pour le jeune quart A.J. McCarron, qui était parvenu à mettre l'attaque en marche après une première demie difficile, sans oublier le porteur de ballon Jeremy Hill, qui implorait le ciel après avoir été victime du revirement qui a soudainement redonné vie à Pittburgh.

Mais n'allez surtout pas croire que les Steelers sont de pauvres victimes dans ce football loufoque. D'abord, Ryan Shazier n'est pas un enfant de choeur et personnellement, c'est la première fois que je voyais deux entraîneurs adjoints (Mike Munchak et Joey Porter) être impliqués dans des échauffourées au cours du même match. Vraiment digne de la WWE!

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer