Quatre quarts dans la gueule du loup

Après avoir amorcé la saison avec six victoires consécutives, Aaron Rodgers et les... (AP, Mike Roemer)

Agrandir

Après avoir amorcé la saison avec six victoires consécutives, Aaron Rodgers et les Packers ont ensuite vu les choses se compliquer. Green Bay, qui affrontera Washington dimanche, a subi 6 revers à ses 10 derniers matchs.

AP, Mike Roemer

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Quatre des huit quarts-arrières partants en fin de semaine amorceront leur premier match dans les séries éliminatoires de la NFL. Du groupe, seul Kirk Cousins (Washington) possède une certaine expérience des séries.

Cousins avait pris la relève de l'éclopé Robert Griffin III, il y a trois ans, dans une défaite de 24-14 contre les Seahawks de Seattle. Têtu comme pas possible, Mike Shanahan avait alors décidé d'utiliser RG3, qui était ralenti par une blessure, tant que celui-ci allait être en mesure de se déplacer, même sur une seule jambe. Une décision ayant grandement nui au développement de cet espoir de premier plan, qui doit maintenant jouer les seconds violons.

Le choix de quatrième ronde au repêchage de 2012 n'a pu s'empêcher de faire remarquer aux représentants des médias de Washington, mercredi, qu'ils étaient beaucoup plus nombreux qu'il y a quatre ans à lui demander ses commentaires sur les séries à venir. Plutôt que d'y aller d'une déclaration spectaculaire - ou d'exprimer bruyamment sa joie comme il l'a fait à quelques reprises devant les caméras du réseau ESPN au cours des dernières semaines après avoir mené les Redskins à des gains importants -, l'émotif Cousins a préféré insister sagement sur le fait qu'il devait à tout prix demeurer concentré sur le match à venir.

Un duel face aux Packers de Green Bay, des habitués des séries, contrairement aux Redskins, dont la dernière victoire à cette période de l'année est survenue il y a 10ans face à Tampa Bay. Dans le cas des Packers, c'est tout le contraire puisqu'il s'agit d'une septième participation d'affilée au tournoi de fin de saison sous les commandes du quart Aaron Rodgers.

Curieusement, Cousins a compilé des statistiques supérieures à Rodgers en deuxième moitié de saison. Au grand désarroi des amateurs des Packers, qui souligneront le fait que Washinton n'a pas vaincu une seule équipe présentant une fiche supérieure à ,500 pendant le calendrier régulier. Les neuf gains des Redskins ont en effet été signés aux dépens de Buffalo (8-8), Philadelphie (7-9) à deux reprises, St. Louis (7-9), La Nouvelle-Orléans (7-9), les Giants de New York (6-10), Chicago (6-10), Tampa Bay (6-10) et Dallas (4-12).

Ce qui n'enlève toutefois rien au mérite de Cousins, qui est passé d'une machine à revirements à un quart au bras fort précis quand il a lancé 20 passes de touchés contre seulement trois interceptions en deuxième moitié de saison, complétant 71% de ses relais, tout en menant les Redskins à une séquence de quatre victoires d'affilée pour terminer le calendrier. Le diplômé de l'Université Michigan State et l'ailier rapproché Jordan Reed - il est finalement parvenu à éviter les blessures - ont formé une joyeuse combinaison. Reed a terminé la saison avec 87 passes captées pour des gains de 952 verges et 11 touchés.

Problèmes à Green Bay

Pendant ce temps, les Packers (10-6) encaissaient 6 défaites à leurs 10 dernières sorties après avoir amorcé la saison à 6-0. Les protégés de Mike McCarthy ont terminé l'année en encaissant deux défaites aux mains des Cards et des Vikings, alors que Rodgers a été victime de 13 sacs, lui qui tente de sauver sa peau derrière une ligne décimée par les blessures.

La perte de l'ailier espacé Jordy Nelson a fait beaucoup plus mal à long terme qu'on pouvait le penser initialement puisque l'inexpérimenté Davante Adams a échappé plusieurs passes, tandis que le demi offensif Eddie Lacy n'a pas été en mesure de répéter ses exploits des deux dernières années, étant limité à des gains de 758 verges au sol. Le réserviste James Starks a franchi le plateau des 600 verges, mais il a malheureusement tendance à échapper trop souvent le ballon.

Les trois autres quarts qui vivront leur baptême des séries en fin de semaine sont Brian Hoyer (Houston), A.J. McCarron (Cincinnati) et Teddy Bridgewater (Minnesota). Les jeunes bras des Bengals et des Vikings se mesureront aux vétérans Ben Roethlisberger (Pittsburgh) et Russell Wilson (Seattle), deux quarts ayant remporté le Super Bowl, il y a quelques années à peine.

L'important, c'est de bien terminer l'année...

On fait grand état depuis quelques années de l'importance pour les 32 équipes de la NFL d'amorcer la courte saison régulière sur le bon pied, des statistiques démontrant hors de tout doute que les clubs amorçant septembre avec deux défaites risquent fort de rater les séries. Cette année, quatre équipes (Houston, Kansas City, Seattle et Washington) ont fait mentir les chiffres en renversant la vapeur après avoir éprouvé leur large part d'ennuis en première moitié de saison. Privés du porteur de ballon Jamaal Charles, les Chiefs (11-5) ont réussi un véritable tour de force sous la direction de l'entraîneur Andy Reid en remportant leurs 10 derniers matchs après avoir amorcé la saison avec un seul gain contre cinq défaites. Tout un exploit! Après un départ laborieux - une seule victoire contre quatre défaites - les membres de la brigade défensive des Texans (9-7) se sont serrés les coudes pour permettre à Houston de gagner 8 de ses 11 derniers matchs et de devancer Indianapolis au premier rang de la division Sud de la Conférence américaine. Dans la NFC, les Redskins (9-7) et les Seahawks (10-6) présentaient tous les deux des dossiers identiques de 2-4 à la mi-octobre quand les quarts-arrières Kirk Cousins et Russell Wilson ont élevé leurs jeu d'un cran, tout comme leurs coéquipiers Jordan Reed et Doug Baldwin. Wilson s'est particulièrement signalé lors des cinq derniers matchs des Seahawks en lançant 16 passes payantes contre une seule interception.

Le Super Bowl aux champions de la NFC!

Après avoir choisi Green Bay pour remporter le 50eSuper Bowl sur Indianapolis dans ma chronique publiée le 12 septembre dernier, je me ravise aujourd'hui en vous confiant qu'une formation de la Conférence nationale remportera bel et bien les grands honneurs le 7 février en Californie. Il ne s'agira toutefois pas des Packers, qui ont éprouvé toutes sortes d'ennuis en attaque au cours des deux derniers mois et qui pourraient même être éliminés dès la première ronde éliminatoire par Washington. Le 50e SB sera plutôt l'affaire des Panthers de la Caroline (15-1), des Seahawks de Seattle (10-6) ou des Cards de l'Arizona (13-3), trois formations difficiles à départager parce qu'elles sont toutes capables de marquer des tonnes de points, en plus de miser sur des unités défensives supérieures à la moyenne. Il ne faudra donc pas manquer le match de championnat de la NFC présenté le dimanche 24 janvier en début de soirée pour connaître l'identité de la formation qui gagnera deux semaines plus tard l'historique SB face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre (12-4) ou aux Steelers de Pittsburgh (10-6). À moins que les Chiefs de Kansas City (11-5) continuent d'aligner les victoires...

Mes choix

Première ronde des séries

Samedi 

KANSAS CITY à Houston,

PITTSBURGH à Cincinnati

Dimanche 

SEATTLE au Minnesota,

Green Bay à WASHINGTON

Semaine 17 : 9/16 (56,3 %) Total : 165/256 (64,4 %)

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer