Les Patriots crinqués comme jamais!

Le quart-arrière Tom Brady (12) a frisé la... (AP, Steven Senne)

Agrandir

Le quart-arrière Tom Brady (12) a frisé la perfection en complétant 22 passes de touché contre seulement deux interceptions lors des huit gains des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

AP, Steven Senne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Pour la première fois depuis la présentation du tout premier Super Bowl, il y a 50 ans, trois équipes de la NFL présentent des fiches de 8-0 à mi-chemin du calendrier régulier.

Malgré leur excellente tenue, les Panthers de la Caroline et les Bengals de Cincinnati ont souvent été relégués à l'arrière-plan en raison des succès des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, qui ont pris un malin plaisir à malmener pratiquement tous leurs adversaires en première moitié de saison.

À l'exception de deux duels contre les Jets de New York et les Colts d'Indianapolis - des victoires de 30-23 et de 34-27 -, une demie a souvent suffi aux protégés de Bill Belichick pour démontrer jusqu'à quel point ils sont supérieurs à leurs adversaires.

Motivés comme jamais après avoir passé la majeure partie de la saison morte à tenter de nous convaincre qu'ils avaient triomphé l'an dernier sans transgresser les règles - ce dont je doute encore beaucoup - plutôt qu'à célébrer leur dernier titre, Tom Brady, Rob Gronkowski, Julian Edelman et leurs coéquipiers n'ont pas laissé une seule seconde de répit à leurs adversaires depuis le 10 septembre.

Le quart-arrière des Pats a frisé la perfection en complétant 22 passes de touché contre seulement deux interceptions lors des huit gains de la Nouvelle-Angleterre. Il a complété 68,6 % de ses passes pour des gains de 2709 verges, ce qui lui permet d'afficher un coefficient d'efficacité très élevé(113,5). Tout ça, à 38 ans!

Mauvaise nouvelle pour ses détracteurs, Brady a confié il y a quelques semaines à des journalistes de New York, curieux de savoir ce que l'avenir lui réservait, qu'il aimerait jouer au football pendant encore 10 ans, si les circonstances et la santé lui permettent de le faire, évidemment.

Il y a deux semaines, alors que les Pats ne faisaient qu'une bouchée des Dolphins de Miami, qui venaient d'aligner deux victoires, on a vu un Brady frustré frapper le sol avec son poing à deux ou trois reprises après avoir gaspillé une occasion d'ajouter un touché à une avance déjà confortable. Le numéro 12 était furieux parce qu'il n'avait pas aperçu un coéquipier qui s'était démarqué au dernier moment dans la zone payante avant d'être plaqué derrière la ligne de mêlée.

Bonne vieille recette

Victime de 18 sacs jusque-là, Brady n'a malgré tout pas eu à sauver sa peau trop souvent, même s'il prend place derrière une ligne offensive qui a eu à composer avec plusieurs éclopés. Les joueurs des Patriots sont «dressés» pour relever avec succès tous les défis qui se présentent à eux dans le feu de l'action. Et les solides gaillards qui évoluent sur la ligne apprennent à tirer leur épingle du jeu, peu importe qu'ils soient utilisés à gauche ou à droite du centre.

Les pertes de Dan Connolly (retraite) et de Nate Solder (blessure) n'ont pas changé grand-chose à la routine des Pats puisque le centre David Andrews, un joueur autonome ignoré à sa sortie des rangs universitaires (Université de la Géorgie), et le bloqueur Sebastian Vollmer, qui a été blessé, dimanche dernier contre Washington, ont continué de se signaler.

Les Pats ont perdu un autre valeureux soldat contre les Redskins quand le polyvalent Dion Lewis a vu sa saison prendre soudainement fin en raison d'une vilaine blessure au genou gauche. Celui qui était considéré par plusieurs «experts» comme l'aubaine de l'année dans la NFL avait gagné jusque-là 622 verges au total.

Vous vous trompez sans doute si vous croyez que la perte de Lewis ralentira la cadence infernale des Pats, qui se tourneront maintenant vers le costaud LeGarette Blount, qui a gagné 129 verges face aux Redskins, ou qui feront davantage appel aux réservistes Brandon Bolden et James White pour compenser son absence. La même bonne vieille recette concoctée depuis près de 20 ans par Belichick et ses adjoints continuera de faire lever le gâteau des Pats.

NOTE : La prochaine chronique sur la NFL sera publiée le samedi 28 novembre, mais les prédictions de François Ratté pour les matchs de la 11semaine se trouveront dans la section des sports du Soleil du 21 novembre.

Saison parfaite?

Est-ce qu'une des trois équipes invaincues en première moitié de saison possède une véritable chance de répéter l'exploit accompli par les Patriots de la Nouvelle-

Angleterre en 2007 et de terminer le calendrier régulier avec 16 victoires? Huit ans plus tard, la troupe de Bill Belichick aura trois défis importants à relever à l'étranger pour répéter cet exploit, à commencer par celui de dimanche contre les Giants de New York, les ennemis jurés des Patriots depuis qu'ils ont mis fin à leur saison parfaite en leur jouant un vilain tour au XLIIe Super Bowl. Ils devront aussi se méfier des Broncos de Denver et des Jets de New York. De leur côté, les Panthers de la Caroline ont franchi la partie la plus corsée de leur calendrier au cours du dernier mois (Seattle, Philadelphie, Indianapolis et Green Bay). Le quart-arrière Tony Romo sera toutefois de retour au jeu quand les Panthers se rendront à Dallas, le 26 novembre. Les protégés de Ron Rivera croiseront également le fer à deux reprises avec Atlanta. Finalement, les Bengals de Cincinnati n'auront pas la vie facile en novembre et en décembre avec des confrontations à venir contre les Cards, les Rams, les Steelers et les Broncos.

Dalton et Newton brillants

Les quarts-arrières Andy Dalton et Cam Newton sont sans contredit les principaux responsables des étonnants succès des Bengals de Cincinnati et des Panthers de la Caroline en 2015. Souvent critiqué par le passé pour son manque de leadership, Dalton présente des statistiques qui n'ont pas grand-chose à envier à celles de Tom Brady avec 18 passes payantes contre seulement quatre interceptions à la mi-saison. L'ailier rapproché Tyler Eifert a quant à lui pris une sérieuse option sur le titre décerné au joueur qui effectue le retour de l'année avec neuf touchés. Du côté de la Caroline, Newton accomplit des miracles sur une base hebdomadaire malgré l'absence de l'ailier espacé Kelvin Benjamin, sa cible de prédilection en 2014. Moins hésitant que par le passé, Newton a complété 14 passes de touché et il a lui-même atteint la zone payante en courant avec le ballon à cinq reprises. Menée par les secondeurs Thomas Davis et Luke Kuechly, qui totalisent respectivement 65 et 55 plaqués, ainsi que par le demi de coin Josh Norman, auteur de quatre interceptions, la brigade défensive des Panthers est équipée pour veiller tard.

Mes choix

Semaine 10

JEUDI : 0/1

DIMANCHE 

CAROLINE au Tennessee, Miami à PHILADELPHIE, Jacksonville à

BALTIMORE, Chicago à ST. LOUIS,

LA NOUVELLE-ORLÉANS à Washington, Dallas à TAMPA BAY, Cleveland à PITTSBURGH, Detroit à GREEN BAY, Minnesota à OAKLAND, NOUVELLE-ANGLETERRE à NY Giants,

Kansas City à DENVER et ARIZONA à Seattle

LUNDI 

Houston à CINCINNATI

Semaine 11

JEUDI 

Tennessee à JACKSONVILLE

Semaine 9 : 9/13 (69,2 %) Total : 89/133 (66,9 %)

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer