Todd Gurley, la pédale au plancher

Todd Gurley signale le premier jeu après une... (AP, Billy Hurst)

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Todd Gurley signale le premier jeu après une course lors du match contre les 49ers, dimanche dernier. Le demi offensif recrue des Rams de St. Louis a gagné 566 verges lors de ses quatre premiers départs, ce qui lui a permis d'éclipser la marque de 539 établie par Billy Sims (Detroit), en 1980.

AP, Billy Hurst

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(Québec) On arrive à la mi-saison et les Rams de St. Louis (4-3) présentent une moyenne supérieure à ,500 en novembre pour la première fois depuis 2006. Leur solide brigade défensive, sixième dans la NFL, est en bonne partie responsable des succès de la troupe de Jeff Fisher. Mais elle n'aurait sans doute pas remporté trois de ses quatre dernières rencontres sans l'émergence de la recrue Todd Gurley.

Choisi au 10e rang de la première ronde au repêchage de mai dernier, malgré une dernière saison difficile avec les Bulldogs de l'Université de la Géorgie (suspension et blessure au genou gauche), Gurley a franchi le cap des 125 verges de gains au sol dans un quatrième match d'affilée, dimanche contre San Francisco, une première dans la NFL. Il a gagné 566 verges lors de ses quatre premiers départs, ce qui lui a permis d'éclipser la marque de 539 établie par Billy Sims (Detroit), en 1980.

Prudent, le dg Les Snead avait déclaré dans les heures ayant suivi l'étonnante sélection de Gurley en première ronde -le premier demi offensif choisi aussi tôt en trois ans - que l'entraîneur Jeff Fisher et ses adjoints allaient se montrer très patients à l'endroit de la dernière trouvaille de l'organisation et qu'il n'était surtout pas question de précipiter le retour au jeu de Gurley. Il était clair que les Rams allaient prendre tous les moyens pour protéger leur dernier investissement.

Ce fut le cas. Le numéro 30 n'était pas présent au début du camp d'entraînement, il n'a pas participé à un seul match hors concours et il a raté les deux premières rencontres du calendrier régulier, avant de voir un peu d'action le 27 septembre contre Pittsburgh (six courses pour des gains de neuf verges).

Comparé à Gale Sayers

C'est à compter de la semaine suivante que la planète NFL a fait connaissance avec l'auteur de 44 touchés pendant deux saisons et demie chez les Bulldogs, le deuxième total le plus élevé de l'histoire de cette équipe universitaire, derrière Herschel Walker (52). Même s'il n'est pas encore rétabli à 100 % de la blessure au genou gauche subie il y a près d'un an, Gurley se sentait suffisamment à l'aise pour peser sur l'accélérateur et pour galoper sur des distances de 146, 159, 128 et 133 verges contre les Cards, les Packers, les Browns et les 49ers.

Dans chacun de ces matchs, il a trouvé le moyen de réussir une course de plus de 45 verges au moment opportun, soit pour donner les devants aux Rams ou encore pour confirmer leur victoire après avoir offert un effort de tous les instants.

Son excellente tenue a fait en sorte que plusieurs joueurs - actifs ou retraités - lui ont lancé des fleurs au cours des dernières semaines. À commencer par Walker, Eric Dickerson et Adrian Peterson, qu'il croisera sur le même champ de bataille, dimanche, alors que les Rams affronteront les Vikings. Certains ont vu dans son style des points communs avec celui de Peterson, d'autres ont comparé Gurley au légendaire Gale Sayers. On a vanté sa patience, sa vision du jeu, sa force d'accélération, ses feintes magistrales...

Tout le mérite dans ce dossier revient au dg des Rams, qui ne voulait surtout pas que sa troupe soit confrontée à Gurley deux fois par année. Snead avait si peur que les 49ers (17e rang), les Cards (24e) ou les Seahawks (31e) sélectionnent le prodige de 21 ans dans la deuxième portion de la première ronde qu'il a préféré opter pour un porteur de ballon au 10e rang, alors que tous les «experts» s'attendaient à ce qu'il choisisse un joueur de ligne à l'attaque pour combler un besoin criant. Il a plutôt utilisé ses choix de deuxième et troisième ronde pour repêcher les joueurs de ligne Rob Hevenstein (Wisconsin) et Jamon Brown (Louisville), les deux gaillards qui sont maintenant chargés d'ouvrir la voie pour Gurley.

Bientôt 200 verges!

L'entraîneur Jeff Fisher a déclaré en début de semaine que les amateurs des Rams de St. Louis n'avaient eu jusqu'à maintenant qu'un aperçu de l'immense potentiel de la recrue Todd Gurley. Selon lui, le porteur de ballon de 6'1'' et de 227 livres pourra franchir le cap des 200 verges au sol dans un match quand il sera rétabli à 100 % de la vilaine blessure au genou qui a mis fin à sa troisième saison avec les Bulldogs de l'Université de la Géorgie, l'an dernier. Fisher a connu le plus de succès à la barre des Titans du Tennessee quand le porteur de ballon Eddie George était un des éléments les plus importants de son offensive. À son arrivée à St. Louis, il n'a pu compter sur le vétéran Steven Jackson - son style s'apparentait à celui de George - pour donner le ton à l'attaque puisque ses meilleures années faisaient partie du passé. En 2013 et en 2014, les recrues Zac Stacy (Vanderbilt) et Tre Mason (Auburn) ont connu un certain succès avec des gains de 973 et 875 verges au sol, mais ils ne sont pas parvenus à s'imposer comme Gurley a su le faire à ses quatre premiers départs. Drôle de hasard, les deux derniers porteurs de ballon étoiles des Rams ont porté les numéros 28 (Marshall Faulk) et 29 (Eric Dickerson). Gurley porte pour sa part le maillot orné du numéro 30.

Défensive fort efficace

Malgré l'excellente tenue de Todd Gurley, les Rams occupent le 30e rang de la NFL sur le plan offensif. C'est donc dire que leur défensive a brillé depuis le début de la saison. Les joueurs des Rams se targuent de ne pas avoir accordé un seul touché à leurs deux dernières sorties contre Cleveland et San Francisco, des victoires de 24-6 et 27-6. L'ailier Robert Quinn et le joueur de ligne Aaron Donald compliquent le travail des quarts adverses avec respectivement 5 et 4,5 sacs, tandis que  le secondeur James Laurinaitis - le fils du lutteur bien connu «The Animal» qui faisait partie des populaires et féroces Road Warriors - multiplie les plaqués match après match. En attaque, le rapide ailier espacé Tavon Austin ajoute du piquant avec six touchés, dont deux réussis sur des jeux au sol. Pour sa part, le quart Nick Foles ne semble pas encore à l'aise dans le système des Rams, lui qui a lancé seulement sept passes de touché contre cinq interceptions à ses sept premiers matchs.

Mes choix

Semaine 9

Jeudi : 1/1

Dimanche 

Washington en NOUVELLE-ANGLETERRE, Tennessee à LA NOUVELLE-ORLÉANS, Jacksonville à NY JETS, Oakland à PITTSBURGH, Green Bay en CAROLINE, St. Louis au MINNESOTA, Miami à BUFFALO, NY GIANTS à Tampa Bay, ATLANTA à San Francisco, DENVER à Indianapolis et PHILADELPHIE à Dallas

LUNDI 

Chicago à SAN DIEGO

Semaine 10

JEUDI 

Buffalo à NY JETS

Semaine 8 : 11/14 (78,6 %) Total : 81/120 (67,5 %)

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