6-0, malgré Manning

Les Broncos de Denver peuvent se compter chanceux... (AP, Aaron Josefczyk)

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Les Broncos de Denver peuvent se compter chanceux de présenter une fiche immaculée cette saison étant donné le piètre rendement de leur quart Peyton Manning, qui vient au premier rang de la NFL pour les interceptions (10).

AP, Aaron Josefczyk

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(Québec) Victime de trois interceptions, dimanche contre Cleveland, Peyton Manning a déclaré après la victoire de 26-23 de Denver en prolongation que la chance ne lui avait pas souri assez souvent cette saison pour aller faire une virée dans les casinos de Las Vegas pendant la semaine de congé des Broncos.

Invité à en dire davantage par les journalistes qui n'avaient pas compris exactement ce que voulait dire le quart-arrière de 39 ans, il a précisé faire référence à quelques ballons effleurés récemment par des receveurs des Broncos qui ont finalement été captés par un joueur adverse.

Une explication qui a fait taire les nombreux représentants des médias, qui s'apprêtaient à faire remarquer au célèbre numéro 18 que les Broncos devraient plutôt se considérer comme très chanceux de présenter une fiche immaculée (6-0), compte tenu du manque de production d'une offensive dirigée lamentablement par un quart qui n'a plus grand-chose à voir avec celui ayant excellé depuis ses débuts dans la NFL en 1998.

Plutôt que de se trouver parmi les meneurs de la NFL pour les verges gagnées par la voie des airs et pour les passes de touché, comme ce fut très souvent le cas dans le passé, Manning vient au premier rang pour les interceptions (10). Le même nombre qu'il y a deux ans... pour la saison entière. En 2013, Manning avait toutefois complété 55 passes de touché, dont 7 lors du tout premier match du calendrier régulier. Cette saison, il revendique sept passes payantes... en six matchs.

L'offensive des Broncos éprouve tellement d'ennuis cette saison qu'elle ne parvient même pas à inscrire une paire de touchés par rencontre, étant limitée à une déprimante moyenne de 1,5. Avec la même recette que cette année (brio de la défensive jumelée à un excellent botteur de précision) et le mal-aimé Tim Tebow aux commandes de l'attaque en 2011, les Broncos avaient tout de même trouvé le moyen d'inscrire deux touchés par rencontre!

Jusqu'à maintenant cette saison, Manning n'a complété que 61,6 % de ses passes, son pourcentage le moins élevé depuis 2001. Comble de malheur, son coefficient d'efficacité (72,5) est à son plus bas niveau depuis 1998, alors qu'il effectuait ses premiers pas chez les pros dans l'uniforme des Colts d'Indianapolis.

Si ces chiffres ne suffisent pas pour vous faire une bonne idée de l'envergure des problèmes de Manning en 2015, j'ajouterai que les statistiques compilées cette saison par Kirk Cousins (Washington) ressemblent étrangement à celles de l'ex-quart des Volunteers de l'Université du Tennessee.

Calendrier plus chargé

Malgré une attaque très timide qui vient au 29e rang de la NFL, les Broncos sont parvenus à amorcer la saison avec six victoires d'affilée, d'abord et avant tout parce qu'ils ont su tirer profit d'un calendrier favorable. Ils ont affronté jusque-là un seul club jouant pour plus de ,500 (Minnesota) et ont croisé le fer avec trois équipes (Baltimore, Kansas City et Detroit) ayant gagné une seule fois jusque-là.

Mais les adversaires des Broncos seront plus coriaces au cours des prochaines semaines. Ils reprendront l'action le 1er novembre contre Green Bay. Denver aura également rendez-vous avec San Diego (2), Nouvelle-Angleterre, Pittsburgh et Cincinnati en deuxième moitié de saison.

La dominante défensive des Broncos, qui a joué un rôle déterminant dans l'issue de tous leurs matchs cette saison - et plus particulièrement dans leurs victoires sur Baltimore et Oakland, alors que l'attaque n'a même pas réussi un seul touché -, sera donc testée à plusieurs reprises.

Le parcours parfait des Broncos risque donc de déraper si Manning et ses potes en attaque ne parviennent pas à s'adapter d'une meilleure façon au système que Gary Kubiak tente de mettre en place. Les sceptiques prendront un malin plaisir à rappeler que Denver avait aussi remporté ses six premiers matchs en 2009, sous la gouverne de Josh McDaniels, avant de s'écraser et terminer la saison avec un dossier de 8-8.

Une saison de trop?

Les ennuis de Peyton Manning n'ont pas commencé en septembre, mais plutôt en deuxième moitié de saison, l'an dernier, quand il s'est entêté à continuer à jouer même s'il était ralenti par une blessure à une jambe. Il n'était évidemment pas à son mieux lors des séries qui ont pris fin abruptement une fois de plus pour Manning et sa bande, éliminés 24-13 par les Colts d'Indianapolis, même si la rencontre était présentée à Denver. Comme Manning a échoué plusieurs fois dans les séries - il a conservé un dossier peu reluisant de 11 gains contre 13 défaites et gagné un seul Super Bowl, un de moins que son frère Eli avec les Giants de New York - et qu'il n'a pas été épargné par les blessures au cours des dernières années, plusieurs observateurs s'attendaient à ce que le détenteur d'une tonne de records dans la NFL accroche ses crampons l'hiver dernier. Après avoir pris quelques semaines pour réfléchir à son avenir, il a finalement décidé de revenir au jeu et il a même accepté une diminution de salaire de 4 millions $ afin de permettre à John Elway d'ajouter de la profondeur à la ligne à l'attaque des Broncos, qui en avait grandement besoin. Malheureusement, les changements n'ont pas rapporté les résultats escomptés, le porteur de ballon C.J. Anderson, une révélation en 2014, ayant été limité à des gains de 180 verges jusque-là.

Défensive dominante

Avec 26 sacs, la brigade défensive des Broncos occupe le premier rang de la NFL. Dirigée d'une main de maître par le vénérable Wade Phillips, qui a repris du service après une courte pause d'un an, l'agressive défensive de Denver a déjà été à l'origine de 18 revirements et elle a également inscrit quatre touchés à ses six premières sorties en 2015. Malgré les 10 interceptions aux dépens de Manning, Denver affiche un différentiel de + 6 dans la colonne des revirements. Les vétérans Von Miller, Aqib Talib et DeMarcus Ware, qui pèse 20 livres de moins que lors de ses belles années sous les ordres de Phillips à Dallas, prennent un malin plaisir à évoluer dans le système préconisé par le coordonnateur de 68 ans. Contrairement à plusieurs membres de sa profession, le botteur de précision Brandon McManus n'a pas été dérangé par les nouvelles règles en vigueur cette année dans la NFL, ayant réussi 16 de ses 17 placements, dont 4 sur des distances supérieures à 50 verges.

Mes choix

SEMAINE 7

Jeudi : 1/1

Dimanche: BUFFALO à Jacksonville (à Londres), Cleveland à ST. LOUIS, ATLANTA au Tennessee, La Nouvelle-Orléans à INDIANAPOLIS, PITTSBURGH à Kansas City, Houston à MIAMI, Tampa Bay à WASHINGTON, NY Jets en NOUVELLE-ANGLETERRE, MINNESOTA à Detroit, Oakland à SAN DIEGO, Dallas à NY GIANTS et Philadelphie en CAROLINE

Lundi: Baltimore en ARIZONA

SEMAINE 8

Jeudi: Miami en NOUVELLE-ANGLETERRE

Semaine 6: 10/14 (71,4%)

Total: 60/92 (65,2%)

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