Andy Dalton 2.0

Plus confiant en ses moyens, le quart-arrière des... (AP, John Minchillo)

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Plus confiant en ses moyens, le quart-arrière des Bengals de Cincinnati Andy Dalton (14) s'implique davantage pendant les entraînements.

AP, John Minchillo

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(Québec) Comme plusieurs habitués des cuisines de la NFL, j'ai pris soin de ne pas m'emballer trop rapidement en septembre en jetant un coup d'oeil sur le dossier immaculé des Bengals de Cincinnati, une équipe reconnue au cours des dernières années pour exceller lors du premier mois de la saison... et pour s'effondrer dès la première semaine des séries.

Mais les choses ont changé dimanche dernier quand le mal-aimé Andy Dalton et les Bengals ont effacé un recul de 17 points au quatrième quart pour signer une dramatique victoire de 27-24 en prolongation sur les Seahawks de Seattle, les champions de la Conférence nationale au cours des deux dernières années. 

Eh oui, les protégés de Marvin Lewis ont finalement réussi à remporter un enlevant duel qui avait toutes les allures d'une rencontre éliminatoire, même si le match était présenté en octobre. En plein le genre de match où le quart des Bengals, étouffé par la pression, a souvent perdu tous ses moyens dans le passé, s'avérant tout simplement incapable d'élever la qualité de son jeu d'un cran, comme le font les meilleurs de sa profession.

Cette fois, Dalton s'est ressaisi et il a rallié les troupes - comme il l'avait si bien fait deux semaines plus tôt contre Baltimore - et il a frisé la perfection au quatrième quart et en prolongation en complétant 13 de ses 15 passes pour des gains de 135 verges. Tout ça face à la coriace brigade défensive des Seahawks, qui avait concédé seulement 10 points à ses deux sorties précédentes contre Chicago et Detroit.

À sa cinquième saison dans la NFL, Dalton a été mis au défi pendant la saison morte de se comporter comme le leader de l'équipe par le coordonnateur offensif Hue Jackson, qui en est à sa deuxième année à Cincinnati. Question d'être à la hauteur, il a travaillé très fort l'hiver dernier afin d'améliorer la puissance et la précision de son bras.

Ses efforts n'ont pas été vains puisqu'il occupe actuellement le troisième rang de la NFL pour le coefficient d'efficacité derrière Aaron Rodgers (Green Bay) et Tom Brady (Nouvelle-Angleterre) avec 11 passes de touché contre seulement deux interceptions. Au moment où ça compte le plus dans la NFL, au quatrième quart, Dalton a été le plus efficace jusqu'ici en 2015 avec une cote d'efficacité de 154,7. Le vétéran Carson Palmer (Arizona) occupe la deuxième place (137,8).

Les coéquipiers de Dalton ont découvert un joueur nettement plus confiant en ses moyens dès les premiers jours du camp d'entraînement. Le quart de 27 ans s'est impliqué davantage pendant les entraînements, aidant à corriger les erreurs commises par les joueurs l'accompagnant sur le terrain. Et il prend la parole beaucoup plus souvent lors des rencontres d'équipe. 

 

De la parole aux actes

Dalton est passé de la parole aux actes le 27 septembre à Baltimore, où il a sans doute gagné le respect de tous ses coéquipiers et des nombreux amateurs qui le tenaient encore responsable pour les déboires de leurs favoris dans les séries au cours des quatre dernières années. 

Le quart des Bengals ne semblait nullement perturbé quand il est retourné sur les lignes de côté après avoir lui-même échappé le ballon sur un jeu qui avait permis aux Ravens de prendre les devants 17-14 avec environ six minutes à écouler au cadran, au grand dam de Hue Jackson. Déterminé comme jamais à faire oublier le rare revirement dont il venait d'être victime, Dalton complétait une passe payante de 80 verges à A.J. Green dès son retour sur le terrain.

Après avoir vu les Ravens reprendre les devants 24-21 avec quatre minutes à jouer, Dalton est revenu à la charge en orchestrant une poussée de 80 verges en six jeux, concrétisant de façon spectaculaire la victoire de 28-24 des Bengals en repérant Green dans la zone payante avec une passe de sept verges. Un jeu que le quart des Bengals avait pris soin de modifier en s'amenant à la ligne de mêlée.

Flacco a saisi l'occasion

Andy Dalton et Joe Flacco (Baltimore) sont les seuls quarts-arrières de l'histoire à avoir mené leur équipe à une place dans les séries à leurs quatre premières saisons dans la NFL, un véritable exploit. Le problème dans le cas de Dalton, c'est que les Bengals ont été éliminés dès la première ronde des séries chaque fois, alors que le rouquin a lancé une seule passe de touché contre six interceptions lors de ces quatre rencontres sans lendemain présentées en janvier. À l'inverse, Flacco a profité de ces occasions pour s'affirmer dans les séries et mener les Ravens aux grands honneurs en 2013 lors du XLVIIe Super Bowl; une victoire de 34-31 sur les 49ers de San Francisco.

***

 

Huées transformées en applaudissements

Considéré par les fans des Bengals comme le grand responsable des échecs de leurs favoris dans les séries depuis quatre ans, Andy Dalton a été joyeusement conspué par les amateurs de sport de Cincinnati quand il s'est présenté au bâton lors d'une partie de balle-molle présentée à l'occasion des activités entourant la tenue du Match des étoiles du baseball majeur, à la mi-juillet. Mais le quart des Bengals a rapidement transformé les huées en applaudissements en cognant un coup de circuit dans cette rencontre amicale mettant en vedette des célébrités du monde du sport et des arts. 

***

 

Déjà 15 sacs!

L'attaque au sol fonctionne au ralenti depuis le début de la saison pour les Bengals, qui égaleront une marque d'équipe s'ils l'emportent dimanche sur les Bills de Buffalo, ce qui leur permettrait d'amorcer la saison avec six gains consécutifs, un exploit accompli en 1975 et en 1988. Le retour en santé de l'ailier rapproché Tyler Eifert, auteur de cinq touchés, et du receveur de passes Marvin Jones ont facilité le travail d'Andy Dalton en début de saison. Sur le plan défensif, Carlos Dunlap a repris là où il avait laissé l'an dernier avec cinq sacs, un de plus que Geno Atkins, finalement rétabli de la vilaine blessure au genou qu'il a subie en 2013. Les Bengals totalisent déjà 15 sacs après cinq matchs, eux qui étaient bons derniers dans la NFL en 2014 avec seulement 20 sacs.

Mes choix

Semaine 6

Jeudi : 0/1

DIMANCHE

Washington à NY JETS, Kansas City au MINNESOTA, ARIZONA à Pittsburgh, CINCINNATI à Buffalo, DENVER à Cleveland, Miami au TENNESSEE, HOUSTON à Jacksonville, Chicago à DETROIT, Caroline à SEATTLE, Baltimore à SAN FRANCISCO, San Diego à GREEN BAY et NOUVELLE-ANGLETERRE à Indianapolis

LUNDI 

NY Giants à PHILADELPHIE

Semaine 7

JEUDI 

SEATTLE à San Francisco

Semaine 5 : 11/14 (78,6 %) Total : 49/78 (62,8 %)

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