Les yeux rivés sur Bradford et Foles

Acquis par les Eagles en retour d'un autre... (Photo AP, Mike Roemer)

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Acquis par les Eagles en retour d'un autre quart partant, Nick Foles, Sam Bradford a semblé à l'aise dans le système offensif de son entraîneur Chip Kelly lors des matchs présaison.

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(Québec) Les entraîneurs des Bills de Buffalo et des Redskins de Washington, Rex Ryan et Jay Gruden, ont pris plusieurs amateurs par surprise en début de semaine quand ils ont confirmé que Tyrod Taylor et Kirk Cousins allaient occuper le poste de quart-arrière partant la semaine prochaine quand s'amorcera la saison 2015 de la NFL. Au total, neuf équipes auront donc choisi de remettre leurs offensives entre les mains d'un nouveau meneur de jeu.

Pour la plupart, il s'agit de paris risqués, même si certains n'ont pas grand chose à perdre après avoir utilisé sans trop de succès jusqu'à trois quarts différents l'an dernier. Outre les recrues Jameis Winston (Tampa Bay) et Marcus Mariota (Tennessee), les deux premières sélections du repêchage, les deux quarts ayant changé de décor qui se retrouveront sous les feux de la rampe sont sans contredit Sam Bradford (Philadelphie) et Nick Foles (St. Louis). 

La planète NFL a été secouée quand Chip Kelly a décidé d'échanger Foles aux Rams quelques jours après que le propriétaire des Eagles, Jeffrey Lurie, lui eut accordé le dernier mot sur le personnel de l'organisation. Un entraîneur n'a jamais semblé aussi pressé d'échanger un quart ayant conservé un dossier de 14-5 sous ses ordres pendant une période de deux ans, malgré un manque de vitesse et de mobilité pour tirer profit au maximum du système offensif conçu par l'ex-entraîneur de l'Université de l'Oregon.

Séduit par les 27 passes de touché-contre seulement deux interceptions - lancées par Foles en 2013, les Rams n'ont pas hésité à se départir de leur éclopé de quart-arrière, victime de deux vilaines blessures au genou gauche en l'espace de 10 mois. Deux blessures qui ont fait en sorte de nuire au développement de Bradford, qui a dû se contenter d'un dossier de 18-30-1 comme quart partant à St. Louis, et qui n'a pas disputé un seul match régulier depuis octobre 2013.

Débuts prometteurs

Après avoir obtenu le feu vert des médecins dès l'ouverture du camp, Bradford a dû patienter jusqu'au deuxième match préparatoire des Eagles pour finalement retourner dans le feu de l'action. Il a très bien fait contre les Ravens et les Packers, et il ne s'est pas gêné pour décrier un dangereux plaqué dans les jambes, gracieuseté de Terrell Suggs (Baltimore). 

S'il demeure en santé, la précision des relais du quart de 27 ans devrait permettre aux Eagles de marquer une tonne de points et à Bradford de mettre la main sur le titre remis au joueur ayant effectué le plus beau retour au jeu.  De leur côté, les dirigeants des Rams sont convaincus que la prolongation de contrat de deux ans (24 millions $) accordée à Foles quelques semaines après son arrivée à St.Louis permettra à ce dernier de se sentir parfaitement à l'aise dans son nouvel environnement et de s'affirmer comme le leader de l'équipe en attaque.

Le rendement du quart de 26 ans sera relié en bonne partie à la tenue de la jeune ligne offensive des Rams, qui a éprouvé certains ennuis au mois d'août. L'an dernier, la saison de Foles a pris fin en raison d'une fracture de la clavicule après seulement huit matchs, le temps de lancer 13 passes payantes contre 10 interceptions. 

En ce qui a trait aux deux recrues ayant pour mission de relancer les Buccaneers (2-14) et les Titans (2-14), prenez note que Mariota a nettement mieux paru que Winston à l'entraînement et dans les matchs présaison. Comme il le faisait si bien dans la NCAA, il a limité les revirements au minimum, une qualité rare chez les recrues.

Quant à Winston, il a semblé jusqu'ici beaucoup plus à l'aise pour accorder des entrevues aux médias - avec son immense sourire - que pour faire rouler l'attaque des Bucs. Il a peiné à compléter 50 % de ses passes, comparativement à 70 % pour Mariota.

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Mes choix

Semaine 1

JEUDI

Pittsburgh en N.-ANGLETERRE

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Porte ouverte à Fitzpatrick

Le quart-arrière Ryan Fitzpatrick ne s'attendait certainement pas à amorcer la saison aux commandes de l'attaque des Jets de New York quand il a été échangé par les Texans de Houston, en mars dernier. Mais la fracture de la mâchoire subie par Geno Smith lors d'une altercation avec un ex-coéquipier, il y a trois semaines, a ouvert toute grande la porte au retour du barbu comme partant. La bonne nouvelle pour les amateurs des Jets, c'est que le vétéran de 10saisons a connu ses meilleurs moments dans les rangs professionnels quand il a évolué sous les ordres de Chan Gailey à Buffalo, de 2010 à 2012. Drôle de hasard, ce même Gailey est de retour dans la NFL-après une absence de deux ans - dans le rôle de coordonnateur offensif des Jets. Comme le quart de 32 ans était déjà familier avec le système de jeux de Gailey, les Jets ne devraient pas tellement s'ennuyer de Smith, qui avait été hué par certains amateurs dès les premiers jours du camp. Le quart de troisième année ratera assurément les quatre premières rencontres du calendrier régulier.

McCown a préféré les Browns aux Bills

Courtisé par Buffalo et Cleveland, le vétéran Josh McCown a préféré les Browns après une année difficile à Tampa Bay. Il s'était joint à la troupe de Lovie Smith en 2014 après avoir obtenu passablement de succès la saison précédente en assumant la relève de Jay Cutler, à Chicago. Mais les choses se sont compliquées en Floride quelques jours avant le début de la saison quand le coordonnateur offensif Jeff Tedford a été contraint d'abandonner son poste en raison de problèmes de santé. À Cleveland, le quart de 36 ans sert en quelque sorte de mentor à Johnny Manziel, qui connaissait un bon camp avant d'être ennuyé par des maux de bras. Après avoir passé 10 mois en cure de désintoxication l'hiver dernier, Johnny Football semble s'être passablement assagi. Quant à Brian Hoyer, qui avait connu du succès en première moitié de saison à Cleveland la saison dernière, il agira maintenant comme quart partant à Houston.

Goodell perd des plumes

Ce n'est pas tant l'innocence de Tom Brady qui est soulignée dans le rapport du juge Richard M. Berman, qui a annulé la suspension de quatre matchs du quart-arrière des Patriots dans la désormais célèbre affaire des ballons dégonflés, mais plutôt la drôle de façon de procéder de Roger Goodell dans ce dossier. Le commissaire de la NFL a été impliqué dans toutes les phases décisionnelles en plus d'avoir embauché l'enquêteur Ted Wells, dont le rapport de 243 pages laissait entendre «qu'il était plus que probable» que deux employés des Patriots avaient délibérément dégonflé quelques ballons avant le match de championnat contre les Colts d'Indianapolis, sans toutefois aller jusqu'à dire que Brady avait quelque chose à voir avec leurs agissements. Goodell est ensuite allé plus loin en insistant sur le fait que Brady avait détruit son cellulaire dans le but de nuire à l'enquête, empêchant ainsi la lecture d'environ 10000 messages textes. Même si tous les partisans des Pats sont convaincus que le beau Tom n'avait rien à voir dans cette triste affaire, j'aurai toujours de gros soupçons sur la culpabilité de Brady dans cette saga qui n'a malheureusement pas fini de faire jaser puisque la NFL a annoncé qu'elle en appelait de la décision du juge Berman.

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