Rivers et Ryan sous les feux de la rampe

Le quart-arrière des Chargers de San Diego, Philip... (Associated Press, Ben Margot)

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Le quart-arrière des Chargers de San Diego, Philip Rivers, a notament offert des remontées spectaculaires au cours du dernier mois contre Baltimore et San Francisco pour garder son équipe dans la course aux séries éliminatoires.

Associated Press, Ben Margot

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(Québec) Deux places pour les séries seront en jeu demain alors que prendra fin le calendrier régulier de la NFL. Rien de compliqué dans la Conférence nationale, alors que le vainqueur du duel entre les Panthers de la Caroline (6-8-1) et les Falcons d'Atlanta (6-9) remportera le championnat de la minable division Sud. De l'autre côté du tableau, San Diego (9-6), Baltimore (9-6), Houston (8-7) et Kansas City (8-7) tenteront de s'emparer du dernier laissez-passer disponible dans l'AFC.

Comme la période des Fêtes est propice à l'échange de souhaits et de cadeaux, je vais commencer par souhaiter aux amateurs des Falcons et des Chargers des victoires de leurs favoris puisque ces deux formations ont démontré au cours des dernières semaines qu'elles avaient l'intention de se battre jusqu'à la toute fin, malgré les ennuis rencontrés tout au long de la saison.

Confrontés à un calendrier beaucoup plus chargé que la majorité des 31 autres formations du circuit Goodell, les protégés de Mike McCoy ont effectué des remontées spectaculaires au cours du dernier mois contre Baltimore et San Francisco pour demeurer dans la course.

Chaque fois, le quart-arrière des Chargers, Philip Rivers, a donné le ton en retrouvant ses moyens après avoir connu des premières portions de match difficiles. Le combatif athlète a offert tout un spectacle face aux 49ers, samedi dernier, en permettant aux visiteurs d'effacer un recul de 21 points après 30 minutes de jeu. Rivers a lancé trois passes payantes en deuxième demie, les Chargers créant l'égalité 35-35 avec 29 secondes à écouler au quatrième quart à la suite d'un relais de 11 verges de Rivers à Malcom Floyd. À la suite d'un revirement, le botteur Nick Novak a donné la victoire aux Chargers en prolongation.

Avant d'encaisser des défaites honorables de 23-14 face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre (12-3) et de 22-10 contre les Broncos de Denver (11-4), les 7 et 14 décembre - alors que plusieurs milliers d'amateurs des visiteurs avaient pris place dans les gradins du vétuste Qualcomm Stadium lors de ces deux matchs - les Chargers avaient sauvé la mise une première fois le 30 novembre à Baltimore.

Lors de ce duel, les Chargers étaient parvenus à remporter une troisième victoire d'affilée en comblant un recul de 10 points avec environ six minutes à écouler au cadran pour finalement l'emporter 34-33 sur Baltimore. Cette journée-là, l'ailier espacé Eddie Royal avait joué au héros en captant le court relais d'une verge de Rivers dans la zone des buts à 38 secondes de la fin du match. Le quart des Chargers n'avait pu s'empêcher de manifester sa joie en sautant dans les bras de quelques-uns de ses coéquipiers après être parvenu contre toute attente à renverser la vapeur sur les terres hostiles des Ravens.

Ryan joue bien

Après une première moitié de saison ponctuée de hauts et de bas, où les protégés de Mike Smith ont dû se contenter de deux victoires contre six défaites, le quart Matt Ryan a joué à la hauteur de son talent et de son salaire - il écoule la première année d'un contrat de six ans et 100 millions $ - en novembre et décembre pour mener les Falcons à quatre victoires à leurs sept dernières sorties.

Les Falcons décimés par les blessures ont atteint le fond du baril le 26 octobre dernier quand ils ont laissé filer une priorité de trois touchés avant de s'incliner 22-21 devant les Lions de Detroit lors d'un match à saveur internationale présenté au Stade Wembley.

Les joueurs des Falcons ont profité de leur semaine de repos à leur retour de Londres pour recharger les batteries. Remis de ses émotions, Ryan s'est ensuite signalé en lançant 13 passes de touché contre seulement quatre interceptions.

Motivé par des propos tenus à son endroit par le demi de coin Patrick Peterson (Arizona) avant un duel entre les Cards et les Falcons à la fin de novembre - la rivalité entre ces deux grands athlètes a vu le jour dans la NCAA - le rapide Julio Jones a réagi en captant 28 allons pour d'incroyables gains aériens de 555 verges lors des trois derniers derniers matchs où il a défendu les couleurs d'Atlanta.

Jones a complètement étourdi tour à tour les défensives des Cards, des Packers et des Saints - il a raté le rendez-vous contre les Steelers à la mi-décembre en raison d'une blessure à la hanche survenue dans les derniers instant du duel contre Green Bay - et il sera à surveiller demain contre les Panthers, même s'il est ralenti par diverses blessures d'ordre mineur. Avec 1535 verges au compteur, Jones occupe le deuxième rang dans la NFL, 35 verges derrière le spectaculaire Antonio Brown (Pittsburgh).

***

Marque peu enviable

Le quart-arrière Alex Smith (Kansas City) n'aura pas réussi à lancer une seule passe de touché à un ailier espacé des Chiefs en 2014 puisqu'il manquera le dernier match de la saison régulière, demain, contre les Chargers de San Diego, en raison d'une blessure à la rate. Smith a tout de même lancé 18 passes payantes cette saison, la plupart d'entre elles aux ailiers rapprochés Travis Kelce (5) et Anthony Fasano (4) ainsi qu'au porteur de ballon Jamaal Charles (5). Si le réversite Chase Daniel ne parvient pas à faire mieux que Smith, demain, les Chiefs deviendront la première équipe à être blanchie de la sorte dans un calendrier de 16 rencontres. Les receveurs de passes des Saints de La Nouvelle-Orléans (1981) et des Giants de New York (2004) détiennent pour l'instant le triste record de deux touchés dans une saison. Pour participer aux séries, les Chiefs doivent d'abord vaincre les Chargers, demain, et se croiser les doigts pour que Cleveland et Jacksonville jouent de vilains tours à Baltimore et à Houston.

Idzik doit partir, mais pas Ryan

Le coloré Rex Ryan, des Jets de New York, conservera-t-il son emploi, lundi, alors que le ciel tombera sur la tête de quelques entraîneurs, comme c'est devenu l'habitude depuis plusieurs années dans la NFL? Le directeur général des Jets, John Idzik, mérite de tomber sous le couperet du propriétaire Woody Johnson, mais pas Ryan, qui a encore trouvé le moyen de s'amuser avec les journalistes cette semaine en déclarant qu'il allait gagner un jour le Super Bowl, tout en refusant de préciser l'identité de l'équipe qu'il dirigerait à ce moment-là. Les mécontents amateurs des Jets qui ont organisé plusieurs activités pour manifester leur colère à l'endroit des dirigeants de l'équipe veulent d'abord et avant tout la tête du dg qui est en place depuis seulement deux ans. Si Ryan perd son emploi, les réseaux de télé vont tout faire pour l'embaucher...

Des souhaits pour 2015

Aux Bengals de Cincinnati : au moins une victoire dans les séries après trois années sans réussir le coup... Aux Browns de Cleveland : faire un bon choix pendant la saison morte à la position de quart-arrière entre Brian Hoyer et Johnny Manziel. À moins que les deux quarts ne soient tout simplement pas assez talentueux pour se distinguer dans la NFL... À l'incroyable ailier défensif J.J. Watt : décrocher le titre de Joueur par excellence dans la NFL en 2014. Watt est partout sur le terrain et les Texans de Houston ont encore une chance de se tailler une place dans les séries avec un match à disputer en saison régulière après avoir savouré seulement deux victoires la saison dernière.

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